Kinhütte et Hängebrücke Europaweg


Publiziert von stephen Pro , 12. Juli 2010 um 13:07.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Oberwallis
Tour Datum:10 Juli 2010
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS 
Zeitbedarf: 2 Tage
Aufstieg: 1535 m
Abstieg: 1340 m
Strecke:Randa - Hängebrücke - Wildikin - Kinhütte - Wildikin - Täschalp - Tufteren - Zermatt
Zufahrt zum Ausgangspunkt:Randa, train depuis Visp
Zufahrt zum Ankunftspunkt:Zermatt, train pour Visp
Unterkunftmöglichkeiten:Kinhütte

Edit, 18 juillet 2010
Le pont suspendu décrit dans ce rapport a été détruit par un éboulement en automne 2010, et ne sera pas  reconstruit.
Voir http://www.1815.ch/wallis/aktuell/europaweg-haengebruecke-bleibt-gesperrt-27268.html

J’avais déjà repéré le sentier de la Kinhütte pendant une randonnée précédente sur l’Europaweg. A la recherche d’un itinéraire de deux jours, le rapport d'Antje sur ce site m’a donné l’idée de visiter cette cabane et, en même temps, d’aller voir le nouveau pont suspendu sous l’Europahütte.


Premier jour, 1075 mètres de montée
 

 Samedi matin. Nous sommes accuellis à la gare de Randa par une fanfare, c’est sympa de nous faire ce geste… à moins que les musiciens soient plutôt là pour encourager les partcipants à une course pédestre, que nous suivons depuis St Niklaus par la fenêtre du train. Il fait déjà très chaud, je plains les coureurs. Heureusement, la première partie de notre montée se fait entièrement à l’ombre de la forêt ; la pente est soutenue mais au moins nous sommes à l'abri du soleil.  L’itinéraire de la Kinhütte est balisé bleu-blanc à Randa ; plus haut, la destination a subi un petit « downgrading » et est balisée rouge-blanc.


Arrivés au carrefour avec l’Europaweg (Grüengarten), nous faisons un court détour pour voir le nouveau pont, inauguré quelques jours auparavant. Long de 230 mètres, ce pont franchit le Grabengufer, zone très instable et sujette à des chutes de pierres qui ont nécessité la fermeture du sentier à plusieurs reprises par le passé.  Le pont est étroit et bouge pas mal ; malgré sa hauteur relativement faible, il donne une certaine impression de fragilté. Cette impression est exacerbée par l’instabilité du terrain que le pont traverse : pendant que nous passons, une chute de pierres impressionnante se déclenche plus haut. Dans sa chute, un rocher en entraîne d’autres et bientôt, c’est tout un amas de cailloux et de poussière qui dévale la pente, certaines pierres rebondissant à plusieurs mètres du sol avec un grand fracas.


Nous revenons sur nos pas et continuons vers le sud le long de l’Europaweg, ignorant la première bifurcation pour la Kinhütte et poursuivant jusqu’au second embranchement, qui se trouve peu après le tunnel du Wildikin.  Depuis ma visite précédente il y a cinq ans, l’érosion semble avoir fait beaucoup de dégâts sur cette partie de l’Europaweg ; le sentier s’effrite à plusieurs endroits.
 

Nous atteignons notre bifurcation et commençons la montée de l’Edelweissweg. Dans sa partie inférieure, le sentier étroit zigzague dans des pentes herbeuses. C’est un festival de fleurs alpines : des édelweiss mais aussi des asters, des orchis vanillés et de nombreuses autres espèces dont je ne me rappelle jamais le nom.  Le terrain devient alors plus minéral et la verdure cède sa place à des pentes d’éboulis, puis à un replat où se trouve l’installation électrique qui alimente la cabane, une centaine de mètres plus haut.  La dernière partie de la montée est rocheuse mais aménagée avec des marches en bois et un escalier. Une nouvelle série de lacets et, pour finir, une traversée presque horizontale et un peu aérienne mais sans difficulté. Je comprends pourquoi le balisage bleu-blanc a été remplacé par du rouge-blanc, ce n’est en aucun cas du T4. Je dirais même du T3 tendant vers le T2 (mais cette appréciation est personnelle, ma coéquipière mettait le sentier plutôt dans le T3 supérieur). Le gardien de la cabane nous dit que l'autre accès (par Tierfäd) est plus raide mais pas plus difficile.
 

La Kinhütte est une petite cabane, juste une trentaine de places.  Sa terrasse face au Breithorn, au Cervin et au Weisshorn est un vrai bonheur. Les tarifs aussi : grande bière à 6 francs, demi-litre de thé à 2 francs, c’est plus que raisonnable dans un endroit aussi isolé.  Le repas du soir est très copieux et très bon mais, malgré tous ces bons points, la cabane ne semble pas attirer les foules… un samedi en juillet, il fait beau, mais nous ne sommes que quatre à y dormir. Pourtant, nous ne sommes qu’à une heure du très fréquenté Europaweg.
 

Nous ne sommes peut-être que quatre, mais parmi les quatre il y a un ronfleur tout à fait exceptionnel. Dommage qu’en même temps que la Coupe du monde de foot, il n’y a pas un championnat de monde du ronflement… notre compagnon de dortoir aurait alors été en Afrique du sud au lieu d’être à la Kinhütte et j’aurais mieux dormi… 

 

Deuxième jour, 400 mètres de montée, 1350 mètres de descente
 

Dimanche matin, nous redescendons à la fraîche. Nous arrivons sur l’Europaweg en même temps que tous ceux qui ont dormi à l’Europahütte et qui se dirigent vers Zermatt : beaucoup de monde, beaucoup de jeunes surtout.  Ce sera moins calme que la veille, où nous n’avons croisé personne ou presque.  Cette partie de l’Europaweg est plus facile que celle allant vers Grächen ; il y a quelques sections équipées de rambardes et de mains courantes mais le chemin est large. Je connais beaucoup de sentiers plus aériens ne disposant d’aucun équipement. L’itinéraire est joli mais fatigante, avec beaucoup de petites montées et descentes qui drainent l’énergie. Nous descendons à 1980 mètres pour passer un immense pierrier dans une série de tunnels, mais ensuite il faut remonter à Täschalp (2205 m).
 

Après une pause bière/Rivella, c’est encore un long, long faux-plat montant jusqu’au point culminant du sentier à 2340 mètres, au-dessus de Tufteren.  Puis c’est la descente sur Zermatt, jolie mais raide, dans une forêt qui sent bon la résine et les fleurs.  La civilisation n’est pas loin, il y a plus de monde et beaucoup de sentiers dans tous les sens, mais c’est seulement au tout dernier moment avant d’arriver « en ville » que l’urbanisation de Zermatt fait irruption dans le paysage.


Tourengänger: stephen


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