Le Sex des Granges


Publiziert von genepi , 20. August 2012 um 05:30.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Unterwallis
Tour Datum:18 August 2012
Wandern Schwierigkeit: T4 - Alpinwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS 
Zeitbedarf: 8:00
Aufstieg: 1600 m
Abstieg: 1600 m

Le Sex des Granges est un de ces sommets qui méritent un détour... ou plutôt une ascension. Même si ce sommet paraît insignifiant lorsque l'on regarde la carte, il offre un point de vue splendide sur toute la région de Martigny et du Mont Blanc. Sur la carte topographique, on a l'impression qu'il ne s'agit que d'une antécime. Et pourtant, ce sommet est bien détaché et isolé.

La première fois que j'ai entendu parler de ce sommet, c'était en 1999 lors de l'éclipse de soleil (donc le 11 août 1999). J'étais en route avec un groupe de clients (et un mulet) et nous nous étions arrêtés à la bifurcation Van d'en Haut - Sex des Granges pour boire un peu. Un de mes clients avait alors mal lu le panneau et pensé qu'il s'agissait du "Sexe des Anges". C'est la raison pour laquelle il fallait que j'aille y voir de plus près. Peut-être y trouverais-je la réponse à cette question.

Depuis les Marécottes j'ai donc suivi l'itinéraire que j'avais parcouru maintes fois avec le mulet. Celui-ci suit d'abord le bon sentier portant aux Granges avant de monter en forêt et de couper la route pour la Creusaz. Un peu plus loin, l'itinéraire suit une immense digue dont le but est d'éviter que des rochers ne dévalent en direction des Granges s/Salvan. Plus loin, il descend sur la route menant à Van et la suit sur une cinquantaine de mètres avant de reprendre l'ancien chemin de Van. Ce chemin est absolument magnifique, avec ses murs de soutènement et ses dérivations pour l'eau de pluie.

On arrive bientôt au Col de la Matze. Je me suis toujours posé la question de savoir si une matze avait été placée ici et contre qui elle était destinée. En effet, la matze est une pratique valaisanne ancestrale qui consiste à placer une effigie grossière en bois à un endroit de fort passage afin que chacun désirant participer à une expédition punitive y plante un clou. L'effigie représentait évidemment la personne qui avait eu un comportement haïssable et qui méritait une correction.

Depuis le Col de la Matze, le sentier pour le Sex des Granges monte de manière très raide dans les sous-bois. Ca et là, une chaîne aide à la progression. Même si par temps sec elles sont inutiles, on peut imaginer que par terrain humide, elles sont d'une aide inestimable.

Après une partie raide, on rejoint la crête séparant le Van de la vallée du Trient. à partir de cet endroit, le terrain devient un peu moins raide. Le sentier traverse en  ascendance cette partie moins raide avant de rejoindre un petit pierrier se trouvant sous le sommet. C'est à ce moment que l'on se rend compte que l'on n'est pas loin de ce dernier. On a cependant l'impression que l'on va gravir le pierrier afin de gagner une petite antécime à l'est. Il n'en est rien. Le sentier monte dans le petit couloir entre les deux sommets.

Le balisage, dans toute la montée est succinct. Néanmoins, le sentier est bien visible au sol et aux endroits où l'on pourrait avoir un doute, une balise nous ramène sur le bon chemin.

Après avoir profité de la vue, j'ai traversé sur la Creusaz afin de pouvoir atteindre mon prochain objectif: la Golette.

La traversée ne se déroule pas trop mal, même si à certains endroit, le parcours par temps humide pourrait devenir problématique. Le problème est plutôt lié au balisage, parfois lacunaire. C'est ce fait qui m'a fait suivre le mauvais embranchement aux Faces... je suis monté au lieu de descendre.

Après avoir traversé les pentes au-dessus de la Creusaz, j'ai pu attaquer la montée en direction de la Golette. Le soleil tapait fort et je me demandais si j'allais avoir assez d'eau. Néamoins, je suis monté à la Golette, sous un soleil tapant et dans un terrain pas toujours très agréable. En effet, le sentier emprunte parfois les pistes de ski. Un peu plus haut, le sentier gagne la combe menant au collet. Il monte à droite pour rejoindre la base d'une paroi de rochers avant de traverser un pierrier vers la gauche. Le sentier monte de manière raide et en zig-zag. On a l'impression de devoir remonter l'embranchement de droite... en fait, il n'en est rien. La Golette est l'embranchement de gauche.

Quelques mètres encore et... changement de décors. On passe d'un terrain raide, abrupt, pénible à un désert de pierre descendant en pente relativement douce en direction du Lac de Salanfe. Seul un endroit est un peu plus raide: l'ancienne moraine frontale d'un petit glacier qui devait couler depuis le Luisin.

A l'origine, j'avais envisager de traverser les éboulis sous le Luisin pour rejoindre le Col d'Emaney. Je pense que c'est une entreprise réalisable: les éboulis ne sont pas trop raides et les rochers du bas sont des roches moutonnées relativement faciles à traverser. Toutefois, comme je n'avais pas assez à boire et que je n'avais aucune envie de vivre l'enfer des crampes, j'ai décidé de descendre sur Salanfe. Ainsi, j'avais la possibilité de pouvoir m'approvisioner à Salanfe et au camping de Van. Sinon, il m'aurait fallu devoir descendre à Emaney pour trouver un point de ravitaillement.

La descente sur Salanfe s'effectue le long d'un chemin magnifiquement aménagé. On peut imaginer qu'il avait été érigé lors de l'exploitation des mines de Salanfe. Ces mines, indiquées comme "Mines d'Arsenic" sur les cartes topographiques, sont en fait les mines d'or les plus riches de Suisse. Durant les 24 ans d'exploitation de ces mines, on avait extrait 750 Kg d'arsnic et 53 Kg d'or. On pense que si le prix de l'or devait une fois rendre l'exploitation dans ces conditions (à plus de 2200m d'altitude) rentable, les mines de Salanfe sont les plus prometteuses.

Après être descendu, j'ai rejoint le Lac de Salanfe. La petite remontée avant de pouvoir enfin descendre sur le barrage est toujours aussi pénible...

Arrivé au barrage, je ne peux m'empêcher de penser que ce lac a connu bien des périodes troublées. Lorsque, en 1947, on décide de construire un barrage, l'opposition avait été très forte. Néanmoins, le barrage fut construit et achevé en 1950. Toutefois, l'eau du barrage n'a jamais pu atteindre le niveau que l'on avait prévu: des écoulements souterrains causent des pertes énormes en eaux. On a tenté de colmater les écoulements dans les années 90, mais sans succès.

Depuis le barrage: changement de climat. Alors que j'avais été seul durant toute la journée, j'ai commencé à croiser de plus en plus de monde.

Seul la partie entre Van et les Marécottes m'on permis de retrouver la tranquilité.

Vous remarquerez que je n'ai jamais utilisé le terme de "Vallon de Van" pourtant officiellement mentionné sur les cartes nationales. C'est voulu. Van signifie "vallon". Donc parler du Vallon de Van est faire un pléonasme. Comme le "Col de la Forclaz", "Col de Cou", ou "Jochpass"...

Tourengänger: genepi

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