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Balade et croquis le long de la Lorze


Published by stephen , 10 March 2013, 22h31.

Region: World » Switzerland » Zug
Date of the hike:10 March 2013
Hiking grading: T1 - Valley hike
Waypoints:
Geo-Tags: CH-ZG   CH-ZH 
Time: 2:30
Height gain: 185 m 607 ft.
Height loss: 170 m 558 ft.
Route:Cham – Friesencham – Rumentikon - Frauental - Knona
Access to start point:cff logo Cham, S-Bahn toutes les 15 minutes depuis Zug (toutes les 30 minutes le dimanche)
Access to end point:cff logo Knonau, S-Bahn toutes les 30 minutes pour Zug ou Zürich
Maps:Assemblage 1:25,000 No. 2518 Zugerland

English version here

Une illusion de printemps a atteint le canton de Zug ce week-end. Je dis bien illusion, car il suffit de regarder les prévisions pour les jours à venir pour voir que l'hiver prépare une contre-offensive assez sérieuse. Mais en attendant, le brouillard est enfin parti et la neige aussi, à condition qu'on ne lève pas trop les yeux vers les sommets.  Après un dimanche matin consacré au rituel annuel de la déclaration d'impôts, il me faut deux ou trois heures d'air frais pas trop exigeant… 

Je prends le S-Bahn jusqu'à Cham.  Depuis le train, où je partage un bloc de sièges avec sept religieuses en vadrouille, je peux voir que le beau temps a fait sortir tout le canton au bord du lac. On se balade, on jogge, on fait de la trottinette, il y en a même qui font leur première grillade de la saison sur l'herbe.

Depuis la gare de Cham, je suis la voie ferrée vers l'est sur quelques centaines de mètres, puis m'engage sur le sentier industriel de la Lorze, qui s'écoule ici depuis le Zugersee pour se jeter quelques kilomètres plus au nord dans la Reuss. Le sentier commence entre pelouses et immeubles cossus, mais s'enfonce rapidement dans un passage plus étroit entre d'anciens bâtiments industriels reconvertis en bureaux, restaurants ou ateliers d'art. Des panneaux d'information expliquent tout le passé industriel de cette petite rivière, dans laquelle se reflètent les murs et fenêtres des vielles fabriques, entrecoupées de quelques maisons d'habitation aux couleurs vives.

Un peu plus loin, une grande fabrique de papier du 19ème siècle fait ressurgir des souvenirs d'enfance. Pas loin de l'endroit où j'ai grandi, en Angleterre, il y avait une usine du même style érigée sur une rivière du même genre. Avec des amis d'enfance, on allait jouer dans cette petite rivière, pataugeant dans ses eaux peu profondes et essayant – le plus souvent sans succès – d'attraper les minuscules poissons qui y nageaient. L'usine a disparu il y a longtemps mais son architecture était très semblable à celle de Cham.
Je passe sous un viaduc d'autoroute et, au-delà, le paysage devient tout de suite moins urbain. Au hameau de Friesncham il y a un joli ensemble de fermes typiques de la région, de forme triangulaire. Hautes de quatre voire cinq étages, construites en bois sur un socle de pierre, ces maisons sont larges de huit à dix fenêtres au rez-de-chaussée, puis rétrécissent progressivement d'étage en étage pour arriver à une seule fenêtre de largeur sous le toit, à la pointe du triangle.

L'urbanisme refait une incursion en arrivant à Rumentikon, où mon itinéraire longe un ensemble d'immeubles particulièrement laids (et. Il faut l'avouer, trop similaires à celui dans lequel j'habite). Le chantier n'est pas encore terminé et des panneaux d'avertissement mettent en garde les personnes qui auraient eu l'idée d'arrêter leur voiture là : menaces de police, de torture, de mort lente et horrible…  mais cela se termine en queue de poissions par un "Merci de votre compréhension". Plus haut dans le village, Rumentikon semble être encore dévoué essentiellement à l'agriculture et l'air se remplit d'une belle odeur de quelque chose que je ne nommerai pas ici.  

Rumentikon marque la fin de la zone urbanisée qui s'étend depuis les rives du lac. Au-delà, la piste que je suis s'enfonce entre champs et bosquets, avec au-dessus un immense ciel du genre qu'on ne voit que dans les régions de plaine. Je croise de nombreux randonneurs, cyclistes et aussi un bon nombre de personnes à cheval. Je fais une pause pour dessiner le paysage vers le nord, puis poursuis ma route vers le hameau de Frauental. Ici, au milieu de nulle part au bord de la Lorze, un bel ensemble de vieux bâtiments agricoles contraste avec le monastère (ou est-ce un couvent ?) imposant et étonnante en un tel endroit.  Un peu plus loin, à Islikon, se trouve une ferme particulièrement magnifique, où une belle maison typique du coin est flanquée d'une grange aux proportions monumentales, toute en bois et en briques décoratives.

Malheureusement le temps s'est assombri, m'empêchant de photographier cette vieille ferme, je devrai me contenter du croquis fait depuis Frauental une demi-heure auparavant. Plus loin encore, à la ferme de Haltwil, deux familles discutent tranquillement au milieu de la route, alors que de nombreux enfants jouent autour, profitant de ce beau dimanche printanier qui semble avoir mis tout le monde de bonne humeur après des semaines de grisaille.

Au-delà de Haltwil je quitte la vallée de la Lorze. La petite route que je suis monte tranquillement vers l'est, puis vers le sud, ouvrant une belle vue vers les montagnes lointaines :  Zugerberg, Rossberg, Rigi et encore quelques autres qui, en fait ne sont que des nuages en forme de montagne ! Un cheval arrive doucement derrière, son pas à peine plus vite que le mien. Quelques petites gouttes de pluie m'incite à presser le pas dans la dernière descente vers Knonau, ce serait bête de louper un train et de me faire arroser maintenant. J'arrive à la gare trois minutes avant le départ du train ; une demi-heure plus tard je suis dans un bain chaud à la fin d'une jolie petite promenade sur des routes et pistes tranquilles. 

Hike partners: stephen


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