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Schnebelhorn et Hörnli par une journée d'automne parfaite


Published by stephen , 23 October 2012, 19h45.

Region: World » Switzerland » Zürich
Date of the hike:21 October 2012
Hiking grading: T1 - Valley hike
Waypoints:
Geo-Tags: Zürcher Oberland   CH-SG   CH-ZH 
Time: 5:45
Height gain: 1000 m 3280 ft.
Height loss: 1000 m 3280 ft.
Route:Steg - Bärloch - Tierhag - Schnebelhorn - Hulftegg - Hörnli - Steg
Access to start point:cff logo Steg
Access to end point:cff logo Steg

 English version here

Je ne connaissais pas encore l'Oberland zurichois, cette région de collines boisées qui s'étend au sud-est du métropole, s'élevant en douceur vers les Alpes saint-galloises. Malgré son altitude modeste de 1292 mètres seulement, le Schnebelhorn marque le point culminant du canton de Zürich. J'avais déjà repéré cette longue randonnée en boucle, mais je la tenais en réserve pour une journée comme ce dimanche, pensant avec raison qu'elle se prêterait tout particulièrement aux couleurs d'automne.

La météo s'annonce parfaite, sans aucune trace de brouillard. Je prends l'interrégio jusqu'à Zürich, puis deux petits trains locaux qui m'éloignent en peu de temps de la ville. Les noms des villages du coin ont des noms bizarrement minimalistes : Rüti, Wald, Steg, Seen. Je descends du train à Steg, petite gare isolée au fond d'une vallée encore froide dans l'ombre matinale. Le ciel est d'un bleu uniforme, sans un nuage, il va certainement faire chaud plus tard.

Je marche le long de la route principale de la vallée pendant un kilomètre, puis prends une large piste qui s'enfonce rapidement dans une vallée latérale, longeant une petite rivière bordée de champs encore pleins de rosée. Un chat est joliment perché sur une jardinière fleurie de géraniums, mais refuse de se laisser photographier, s'éloignant en miaulant. A Orüti, la piste commence à monter, entrant en forêt pour émerger quelque deux cents mètres plus hauts à la ferme d'Eggweg.

A partir d'ici, les paysages sont tout simplement merveilleux. Ni les mots, ni les photos peuvent vraiment rendre justice à la beauté des couleurs et de la lumière de cette vallée. Le soleil matinal éclaire la forêt de côté, créant des jeux de couleurs vives et d'ombres profondes, alors que le vert encore étonnamment vif des pâturages et des talus ajoute une dimension de plus. Une petite montée raide m'amène à la selle de Bärloch, puis le sentier redescend aussitôt dans le fond du vallon avant e remonter une nouvelle fois, plus raide et plus longuement, jusqu'à l'alpage de Tierhag. Deux ânes viennent me voir, alors que quelque part en contrebas un orchestre champêtre joue des airs folkloriques.
 
Le sommet du Schnebelhorn n'est plus qu'à vingt minutes de marche, le long d'une crête herbeuse plutôt raide. Malgré son nom, il n'y a ni Schnee ni Nebel sur le Schnebelhorn, seulement du ciel bleu et un soleil devenu chaud. Vers le sud, la vue s'ouvre sur les Alpes de la Suisse centrale, bleutées dans la brume du midi. Vers le nord, la ligne sombre du Jura ferme l'horizon, alors qu'à l'est, les collines vertes du Toggenburg s'éloignent avant de buter sur les murs de pierre de l'Alpstein… encore une région inconnue à découvrir !
Jusqu'à présent je n'ai vu que deux ou trois autres randonneurs, mais au sommet c'est la foule des beaux dimanches. Beaucoup de familles, d'enfants, de chiens… je n'avais jamais vu autant de chiens en montagne. Apparemment l'accès au sommet depuis le nord est beaucoup plus parcouru que mon itinéraire, peut-être à cause de la proximité relative du parking au col de Hulftegg. Je trouve un coin un peu plus tranquille à quelques mètres sous le sommet, où je me régale avec une bonne soupe à la courge et au céleri, tout en me faisant griller sous un soleil dont la chaleur est étonnante pour la saison. Pendant que je mange, un flot incessant de randonneurs remonte la crête derrière mois, vers le point culminant.

Vers une heure et demie, je me remets en route. Après cinq minutes, je regrette d'avoir mangé mon pique-nique au sommet, car ici il y a moins de monde et, surtout, il y a une vue magnifique sur une vallée de toute beauté qui s'ouvre subitement à mes pieds vers le nord-est. Une jeune femme seule est en train de dessiner ce paysage de rêve, un très bon choix. Un peu plus bas sur la crête, une dizaine de chèvres me rejoignent et me suivent pendant une dizaine de minutes, jouant ou se battant entre eux, difficile de dire lequel.

Même si j'ai dépassé le point culminant de la randonnée, la suite n'est pas uniquement composée de descente, loin de là. La crête file vers le nord-ouest, en surmontant des bosses et en en contournant d'autres. Le petit sommet du Roten peut être contourné des deux côtés ; j'opte pour l'itinéraire de gauche, intrigué par un panneau qui annonce "Vorsicht ! Schmaler Pfad". En effet, le sentier devient plus étroit sur quelques dizaines de mètres, passant au-dessus d'une barre rocheuse qui reste invisible en raison de la végétation. Puis, de nouveau sur une large piste forestière qui contourne plusieurs petits vallons, je continue jusqu'au col routier et au restaurant de Hulftegg. Il y a beaucoup de monde ici, et je quitte l'endroit le plus vite possible pour retrouver à nouveau le calme des alpages. Le Hörnli, deuxième sommet du jour, est maintenant bien visible devant, coiffé de sa grande antenne.

La lumière s'est adoucie maintenant ; l'après-midi est bien entamée et le soleil commence à baisser. Dans les chams, des vaches grises profitent de ce qui sera peut-être leur dernier week-end en altitude avant de retrouver leurs quartiers d'hiver plus bas dans la vallée. Je n'ai plus d'eau et, avant l'alpage d'Ergeten, une fontaine est très bienvenue. Je suis loin d'être le seul à profiter de cette bonne eau de source.

Traversant la selle de Silberbüel, j'entame la dernière montée de la journée : 150 mètres de lacets raide et de grandes marches en rondins de bois, fatigantes en fin de rando. Au restaurant sommital du Hörnli, à 1133 mètres, des dizaines de gens profitent encore d'une vue à couper le souffle, encore plus belle maintenant que la lumière s'est adoucie. Un panneau annonce 50 minutes de marche jusqu'à la gare de Steg, j'ai une heure et demie devant moi avant le prochain train…  l'occasion de m'installer devant la vue avec une bouteille d'Appenzeller Quöllfrisch est vraiment trop belle à manquer.  

La descente est facile, le long d'une piste caillouteuse qui fait également office de parcours pour trottinettes. Je passe par une ferme au joli nom de Tanzplatz, dont les bâtiments sont disposés en rectangle autour d'une cour par laquelle passe la route.  Cette cour aurait-elle servi de "piste de danse" pour des festivités rustiques autrefois ?  La fin de la randonnée n'est plus très loin et le soleil disparaît derrière la crête de l'autre côté de la vallée. Dans un jardin, quelqu'un est en train de jouer du cor des Alpes ; c'est plein de fausses notes mais cela n'a aucune importance, le son convient parfaitement au paysage et à l'ambiance de cette belle fin d'après-midi.  La journée a été parfaite, l'automne a tenu toutes ses promesses.

Hike partners: stephen


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