ViaJacobi : étape 2a, de Herisau à St. Peterzell


Published by stephen , 13 April 2024, 17h54.

Region: World » Switzerland » Appenzell
Date of the hike: 7 April 2024
Hiking grading: T1 - Valley hike
Waypoints:
Geo-Tags: CH-AR   CH-SG 
Time: 4:30
Height gain: 570 m 1870 ft.
Height loss: 310 m 1017 ft.
Route:Herisau – Nieschberg – Risi – St. Peterzell
Access to start point:cff logo Herisau

English version

Après la randonnée très décevante entre Rorschach et St. Gallen, cette deuxième étape de l’itinéraire est de la ViaJacobi me permet de renouer avec les beaux paysages et les sentiers agréables. Sur presque toute sa longueur, l'itinéraire suit la ligne d'une crête qui sépare deux vallées, offrant des vues superbes dans toutes les directions et évitant les surfaces goudronnées la plupart du temps.

Je décide de ne pas faire les deux heures de marche urbanisée au départ de Saint-Gall Gallen, préférant commencer à Herisau, où j’arrive peu avant onze heures. Contrairement à sa voisine Appenzell, Herisau me paraît un peu délabré : bien que les rues de la vieille ville soient bordées de belles maisons dans le style local, beaucoup d'entre elles semblent vides, les nombreux petits carreaux de leurs fenêtres typiquement appenzelloises rendus opaques par la poussière. Alors que le village d’Appenzell a été soigneusement (sans doute un peu trop) restauré pour le plaisir des visiteurs, le centre d'Herisau ne fait aucune concession au tourisme, préférant se dégrader lentement et silencieusement.

Je quitte rapidement le centre-ville, passe au-dessus d’une rivière et commence tout de suite à monter le long de l’autre versant de la vallée, sur un sentier qui serpente entre les prairies. Presque immédiatement, le massif du Säntis apparaît au loin : ses falaises et sommets enneigés constitueront une magnifique toile de fond tout au long de l’étape. Il fait chaud et lourd, sans le moindre vent, avec une atmosphère rendue brumeuse par la poussière soufflée depuis le Sahara. C’est un peu dommage pour la photo, car la netteté et la couleur du panorama sont sensiblement atténuées : heureusement, les prairies sont tapissées de pissenlits jaunes et d’herbe d’un joli vert printanier, cela compense un peu l’arrière-plan terne.

La grimpette initiale de 100 mètres depuis le bas de la ville d’Herisau est la plus longue d’une journée dont la tendance générale est plutôt à la montée : presque toute la descente vient à la fin. Dans la forêt de Nieschbergwald (864 m), la pente devient moins raide alors que je poursuis ma montée jusqu'au hameau de Nieschberg (917 m), d'où la vue s'étend jusqu'au Hoher Kasten, tout au bout de la chaîne de l'Alpstein, vers le sud-est. Vers l'ouest, le paysage est plus doux, composé de collines boisées, de pâturages et de fermes isolées.

Le chemin devient horizontal après Nieschberg, puis descend abruptement au-dessus de la petite ville de Waldstatt, passant entre des prés où les vaches ont quitté de leurs quartiers d'hiver pour profiter de la première herbe succulente de l'année. Je suis une petite route entre les bâtiments de la ferme de Vollhofstatt, puis bifurque à droite, en montée à travers le pâturage. La bifurcation est signalée mais il n’y a pas de trace claire de sentier dans l’herbe : il faut faire attention au balisage ici, sinon on risque de se trouver à Harschwendi, dans le fond de la vallée. Je continue en montée par une alternance de prés et de bois, passant devant plusieurs bancs en bois qui invitent le randonneur à faire une pause pour. Je ne résiste pas à l’invitation et m'arrête pour pique-niquer face au Säntis : la vue est belle et le serait encore plus sans le sable du Sahara, auquel s’est ajoutée une brume de chaleur qui devient de plus en plus épaisse au fil des heures.

Peu après ma pause déjeuner, j'arrive à Säntisblick (962 m), un endroit qui porte bien son nom, où il faut traverser une route en plein virage, avec une visibilité plutôt réduite. Je traverse sans me faire écraser par une moto et poursuis la montée en face, le long d'une crête herbeuse, avec le village de Schwellbrunn qui apparaît entre les arbres sur la droite. Vu de loin, ce village paraît très joli, avec ses maisons dans le style appenzellois alignées le long de la rue principale et très peu de bâtiments modernes. Le sentier devient plus raide, monte en forêt, contourne une butte par le côté nord, puis descend en pente raide vers Risi (1005 m). Toutes les familles de la région semblent avoir décidé de se promener ici en même temps, je croise un nombre surprenant de parents accompagnés d’enfants.

La montée jusqu'au point culminant de la randonnée commence à Risi. Je suis une petite route jusqu'à un restaurant, puis continue à travers champs avant la montée finale, plutôt raide, jusqu'à Sitz (1084 m), où un autre restaurant occupe le plateau sommital de la colline. Je descends de l'autre côté le long d'un téléski jusqu’à Landscheide (1010 m), où je traverse à nouveau la route et change de canton, quittant Appenzell Rhodes-Extérieures pour retrouver le canton de Saint-Gall. La dernière montée de la journée m’amène tout en douceur sur l’Arnighöchi (1052 m), au milieu de prairies tapissés de pissenlits.

Au-dessus de Lindschweidi (964 m), la piste se transforme en petite route, marquant le début de la seule partie de l’étape où il faut subir un peu de bitume. Je passe par les hameaux de Chäseren (964 m), où la terrasse du restaurant a fait le plein, et d’Aemisegg (927 m), où il y a une auberge pour les pèlerins qui font une version plus sérieuse du chemin de Compostelle que la mienne. Je me demande quand même combien de personnes se lancent réellement chaque année depuis Rorschach avec l'intention d’aller jusqu'au bout de l’Espagne…

La dernière demi-heure jusqu'à St. Peterzell dans la vallée de Neckertal se fait en descente raide, d'abord à travers des prairies, puis en forêt. Les deux clochers du village paraissent tout près en contrebas, mais il faut plus de temps qu’on croirait pour atteindre sa rue principale sans grand charme. J'avais envisagé éventuellement de continuer jusqu'à Wattwil, mais mes pieds me déconseillent de faire les deux heures de marche supplémentaires : ce sera donc pour le début de la prochaine étape. Depuis St. Peterzell (701 m), un court trajet en car postal me ramène à la gare de Brunnadern pour un retour un peu longuet à Lucerne.

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Hike partners: stephen
Communities: Randonneur


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