Baltschiederklause


Publiziert von stephen Pro , 13. September 2010 um 12:37.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Mittelwallis
Tour Datum:11 September 2010
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS 
Zeitbedarf: 2 Tage
Aufstieg: 1850 m
Abstieg: 1850 m
Strecke:Ausserberg - Baltschiederklause et retour
Zufahrt zum Ausgangspunkt:Gare d'Ausserberg, sur la ligne du Lötschberg
Unterkunftmöglichkeiten:Baltschiederklause, cabane de la section Blümlisalp du CAS

Après une première randonnée le long des bisses du Baltschiedertal au mois d'août, je suis retourné découvrir cette vallée très sauvage de manière plus approfondie ce week-end, profitant du beau temps pour passer une nuit en altitude à la cabane Baltschiederklause.

 

Depuis la gare d'Ausserberg, nous optons pour l'itinéraire le plus facile et montons dans la vallée par le tunnel du Niwärch. Il faut une vingtaine de minutes pour parcourir ce long tunnel, dont on ne voit l'autre bout qu'au dernier moment en raison d'un virage.  La lumière du jour et la chaleur du soleil sont les bienvenues lorsque nous émergeons de ce boyau en dessous de Ze Steinu.  Une première montée suivie d'un long replat nous mène à Eultini,  petit regroupement de cabanons à 1476 mètres, où nous franchissons le Baltschiederbach sur un pont au-dessus du torrent rugissant.  Le paysage devient de plus en plus sauvage au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la vallée. Après un nouveau replat, nous attaquons la première grosse montée de la journée, une longue série de zigzags qui grimpe du replat de Chiemattu jusqu'au pont de Martischipfa à 1940 mètres.  Juste avant le pont, nous faisons une pause pique-nique et avons la chance de voir une ermine de tout près ; elle sort de sous un rocher à peine trois mètres devant nous, nous regarde tranquillement pendant quelques secondes puis s'en va, sans se laisser photographier mais sans trop se presser non plus.

 

Nous franchissons le torrent une seconde fois et montons par une nouvelle série de zigzags jusqu'au replat de Hohbitzu, où il y a une petite chapelle et un petit lac. Le sentier s'enfonce dans une petite gorge et émerge à l'autre bout dans la vallée supérieure. Le paysage change alors radicalement ; ici il n'y a plus de verdure, tout est minéral. Devant nous, les sommets déchiquetés constituent un arrière-plan saisissant sur fond de ciel très bleu.

 

Le fond de la vallée est large et plat à cet endroit, et le torrent se divise en bras multiples, qu'il faut franchir tantôt à gué, tantôt sur des passerelles en bois. Certaines de ces passerelles consistent en une seule planche et demandent de l'équilibre.  Il y a six ou sept passerelles en tout, dont certaines doivent être très impressionnantes après une nuit de pluie !

 

Les cinq cents derniers mètres sont raides, des lacets et encore des lacets dans la caillasse. Nous voyons la cabane sur son promontoire rocheux et nous demandons quelles difficultés nous attendent encore pour y parvenir, mais le sentier reste techniquement facile jusqu'au bout.  Nous arrivons à la cabane au bout de six heures et demie de marche ; il reste juste le temps de boire une bière sur la terrasse avant de souper, devant le Bietschhorn impressionnant au premier plan et le Dom enneigé tout au fond.

 

Le souper est excellent ; le potage aux légumes agrémentée de coquillettes et de pois chiches constitue un repas à lui tout seul !  Le coucher du soleil dans un ciel sans nuage est de toute beauté. Nous sommes peut-être une trentaine de personnes en tout à la cabane, il y a donc de la place dans les dortoirs et nous passons une bonne nuit, notre sommeil interrompu seulement par ceux qui se lèvent à quatre heures du matin pour faire l'ascension du Bietschhorn.

 

Dimanche matin, sept heures et demie… le soleil matinal éclaire le Bietschhorn, mais le ciel est un peu moins beau que la veille, un voile de cirrus apparaît assez rapidement. Il fait quatre degrés, je m'attendais à plus froid à cette altitude assez élevée.   Nous descendons par l'itinéraire  de la veille ; les passerelles paraissent beaucoup plus faciles cette fois-ci. Au-dessus du pont de Martischipfa, alors que nous nous sommes arrêtés pour boire et grignoter, un énorme bouc noir et blanc, aux longues cornes et très poilu, décide qu'il ne nous aime pas. Sans aller jusqu'à nous courser, il adopte un comportement assez agressif, nous suivant de près et reculant seulement lorsque j'agite mes bâtons de marche devant lui. Il nous suit ainsi de très près jusqu'au pont avant de se lasser de ce jeu. Etait-il vraiment agressif, nous prenait-il pour des bergers ou s'intéressait-il simplement au contenu de notre sac à dos, je n'en sais rien.

 

Nous arrivons rapidement de nouveau à Eultini, qui a l'air d'être un but de promenade dominicale très prisé. A partir d'ici il y a du monde partout ; chaque petite butte panoramique est occupée par un couple ou une famille qui pique-nique au soleil, qui a fini par l'emporter sur les nuages. Nous passons une nouvelle fois à Ze Steinu, puis terminons notre descente en suivant le sentier parfois très exposé du bisse de l'Undra jusqu'à Ausserberg où, selon les goûts, ce sera soit une bière soit une coupe Danemark en attendant le train.

 

 

 

Tourengänger: stephen

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