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Premier août sur le Wildspitz et le Zugerberg


Published by stephen Pro , 5 August 2012, 15h58.

Region: World » Switzerland » Zug
Date of the hike: 1 August 2012
Hiking grading: T3 - Difficult Mountain hike
Waypoints:
Geo-Tags: Ross- und Zugerberggebiet   CH-SZ   CH-ZG 
Time: 6:30
Height gain: 950 m 3116 ft.
Height loss: 680 m 2230 ft.
Route:Morgarten - Naas - Sod - Brandalp - Halsegg - Wildspitz - Alplihorn - Alpli - Heumoosegg - Zugerberg
Access to start point:cff logo Morgarten, Hotel, bus No. 1 de Zug à Oberägeri, puis bus No. 9
Access to end point:cff logo Zugerberg, funiculaire pour Zug, toutes les 30 à 40 minutes.

 English version here

La cotation T3 vaut uniquement pour un court passage au-dessus d'Alpli, qui peut être évité. Autrement T1 – T2 maximum.

Nous avons eu – au moins en Suisse centrale – un été étrange jusqu'à présent. Plusieurs semaines de suite, il a fait beau du lundi jusqu'au vendredi après-midi, avant l'arrivée d'une dégradation juste à temps pour gâcher le week-end.  Heureusement, personne ne semble avoir informé les dieux de la météo que la fête nationale suisse tombe en milieu de semaine cette année. Ils doivent penser que c'est un mercredi comme un autre et, par conséquent, nous gratifient d'un ciel bleu et d'un soleil chaud.  Je ne suis pourtant pas très motivé pour aller marcher et, seul, serais sans doute resté à la maison. Mais un collègue de travail a lancé l'idée de monter au Wildspitz et, même si j'ai déjà couvert une grande partie de l'itinéraire en novembre dernier, je me rejoins à un groupe de cinq personnes qui montent en bus à Morgarten vers neuf heures et demie, sous un soleil déjà chaud.

Nous suivons la petite route qui contourne l'Aegerisee par le sud-ouest en longeant le bord de l'eau turquoise du lac. Lors d'une visite précédente en avril, cette route était déserte ; aujourd'hui, nous sommes obligés de nous écarter sans cesse pour laisser passer une série interminable de vélos et de voitures. Les deux petits campings, qui étaient fermés en avril, sont maintenant bien remplis de vacanciers profitant de leur emplacement idéal au bord d lac, loin de la ville.

A Naas, nous quittons enfin l'animation du bord du lac et commençons la montée. Dans sa partie inférieure cette montée est bien raide, sur un sentier qui zigzague en forêt avec quelques belles échappées sur l'Aegerisee loin en dessous. Au-dessus de Sod, la pente s'atténue et le sentier fait place à une large piste forestière qui part vers le sud, toujours en légère montée. Cette section est plutôt inintéressant : le sentier est monotone, le revêtement est dur sous les pieds et il n'y a pas de vue. Ce n'est qu'en arrivant à Halsegg que le sentier atteint enfin la crête et que la vue s'ouvre largement vers le sud, avec un panorama qui s'étend du Clariden enneigé à l'est jusqu'à la Rigi-Hochflue boisée à l'ouest.

Nous remontons la large crête gazonnée vers le sommet du Wildspitz par une alternance de petites montées et de descentes. Le long de la crête se trouvent des bornes marquant la frontière entre les cantons de Zug et de Schwyz.  A ma grande surprise, il y a relativement peu de monde au sommet, sans doute en raison de l'heure assez tardive : il est déjà deux heures de l'après-midi lorsque nous y arrivons. Nous achetons des bières au restaurant juste sous les somment et les emmenons au point culminant pour les déguster avec nos sandwiches, face à la vue somptueuse et sous le soleil… de telles occasions n'ont pas été fréquentes cette année !

Les itinéraires possibles pour redescendre du Wildspitz ne manquent pas. Le plus court, selon les panneaux devant le restaurant, est celui qui descend au sud vers Goldau. Il ne nous tente cependant pas, car nous serions en plein soleil tout le long. Nous optons plutôt par l'itinéraire nettement plus long qui descend vers le nord jusqu'à Alpli, puis continue par le Zugerberg. Nous finirons alors en funiculaire jusqu'à Zug. 
Le sentier est raide mais, par cette chaleur, présente l'avantage d'être  souvent en forêt. Après vingt minutes de lacets raides sous le couvert des arbres, nous arrivons à l'Alplihorn, où nous devons choisir entre deux sentiers ; l'un, balisé jaune, descend sans difficultés à Alpli alors que l'autre, balisé rouge-blanc et signalé "Über die Leiter", est plus difficile. En novembre dernier, par conditions humides, j'avais renoncé à cet itinéraire qui avait 'air bien scabreux ; aujourd'hui les conditions sont parfaites et nous décidons d'y aller. Cela commence par un escalier en bois (et en assez mauvais état) qui descend pour franchir une barre rocheuse, avant de déboucher sur un sentier très étroit et assez exposé qui descend en travers de la pente raide en deux ou trois lacets. Le sentier est envahi d'herbes folles qui masquent la frontière entre la terre ferme et le vide, assez impressionnant par endroits. Il faut vraiment faire attention : la plus jeune de notre groupe en fait la rude expérience, en posant le pied droit dans l'herbe un peu à côté du sentier. Sous l'herbe il n'y a rien, et elle manque de peu de basculer complètement dans le vide ; heureusement elle a de bons réflexes et réussit à s'accrocher à un buisson.  

Nous arrivons en haut de l'échelle. Quasiment verticale, haute de quelque trente échelons, il s'agit d'une vraie échelle et non pas d'un escalier métallique comme il y en a beaucoup dans les montagnes suisses. Je ne suis jamais très à l'aise dans ce type de terrain, mais l'échelle est solide et les échelons ont un revêtement qui croche bien.  En bas de l'échelle, on se retrouve sur une plate-forme métallique ; pour la quitter, il faut désescalader deux ou trois mètres de rocher à l'aide d'un câble fixe. A la montée ce serait un jeu d'enfant ; à la descente, j'ai du mal à voir où je pose mes pieds et ne sais pas trop si les prises vont tenir ou pas. Encore un escalier en bois et les difficultés techniques sont finies, c'est sur un bon sentier en forêt que nous terminons la descente jusqu'à la buvette d'Alpli. C'est seulement deux jours plus tard, en constatant des courbatures douloureuses dans les cuisses, que je me rendrai compte à quel point je devais être crispé dans ce passage des échelles.

La suite de la randonnée est une simple balade, quoique longue. Depuis Alpli, le sentier traverse en forêt à flanc de coteau jusqu'à la dépression herbeuse de Heumoosegg, où la vue s'ouvre de nouveau vers le Rigi-Kulm. Un peu plus loin à Langmösli, notre chef de course improvisé assure les plus fatigués que la fin est tout proche et que c'est tout plat à partir d'ici… affirmations douteuses, vu qu'un panneau jaune indique encore 1 heure 50 jusqu'à la station supérieure du fiuni et que le sentier recommence tout de suite à monter ! Mais il est vrai que la suite est plate, ou plutôt en faux plat parfois montant, parfois descendant, par une succession de chemins forestiers et de petites routes. Les meilleures vues sont celles vers le sud-ouest, où le Rigi est une silhouette bleue-grise derrière un premier plan vert fait de champs et de petits bosquets. A côté d'une petite chapelle blanche, tout un groupe est en train de fêter le premier août avec grillades et feux d'artifice (et aussi quelques fusils, à en croire le bruit).
 
Nous manquons de justesse le funiculaire à la station Zugerberg ; le suivant ne part que dans 40 minutes. Mais ce n'est pas grave, : il est six heures, nous avons soif et la terrasse du restaurant à côté de la station a une vue magnifique sur le Zugersee, nous pourrons prendre l'apéro.  Mais nous allons être déçus : le patron du restaurant refuse de nous servir en terrasse, nous disant que toutes les tables sont réservées (même si elles sont toutes vides). Ne voulant pas boire à l'intérieur où il fait chaud et où ça sent l'huile de friture, nous préférons acheter à boire à l'automate de la station du funi et nous asseoir sur les marches. Pendant les quarante minutes que nous attendons, aucun client ne vient réclamer sa table au restaurant et, lorsque nous partons, toutes les tables sont encore vides. Sans doute que cela aurait été un trop gros effort pour le patron de remettre une nappe sur la table après notre départ…  en tout cas, il a réussi à perdre cinq clients potentiels pour quelque temps à venir !

Hike partners: stephen


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