Val Mora


Publiziert von stephen , 7. Oktober 2021 um 19:59.

Region: Welt » Schweiz » Graubünden » Val Müstair
Tour Datum:31 Juli 2021
Wandern Schwierigkeit: T1 - Wandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-GR 
Zeitbedarf: 6:00
Aufstieg: 700 m
Abstieg: 1325 m
Strecke:Buffalora – Alp Mora – Santa Maria

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Au début d’une semaine de vacances basée à Santa Maria dans le Val Müstair qui nous fera découvrir une région qui nous était totalement inconnue, nous commençons par une randonnée longue mais facile, ne comportant pas trop de dénivelée. Une année de télétravail nous a quelque peu diminués physiquement, même si une petite séance de vélo trois ou quatre soirs par semaine m'a permis de garder un minimum de condition.
Nous prenons le car postal devant l’hôtel (notre première expérience des transports publics bondés depuis plus d'un an, c’est un peu déroutant même si nous sommes vaccinés) et une demi-heure plus tard, nous sommes prêts à démarrer à Buffalora, sur le versant ouest de l'Ofenpass où il n'y a pas grand-chose à part un restaurant et l’arrêt de bus. Nous nous trouvons déjà à presque 2 000 mètres d'altitude, le bus a fait le plus gros du travail pour nous !  Le temps est frais mais ensoleillé : il faudra profiter aujourd’hui, car les prévisions pour les jours à venir sont tout sauf optimistes. Ça fait des semaines que nous attendons que l'été commence pour de bon : on est le 31 juillet et il n'est toujours pas arrivé.

Nous descendons brièvement pour franchir deux lits de torrents sur des passerelles de planches : il n'y a presque pas d'eau aujourd'hui, mais je peux imaginer que la traversée de ces ponts frêles et étroits pourrait être une épreuve pour les nerfs après quelques jours de fortes pluies. Un chemin boueux s’élève tranquillement dans les pâturages jusqu'à l'Alp Buffalora (2021 m), où commence la seule véritable montée de la journée. Pas très longue mais raide, elle nous permet de gagner 200 mètres d'altitude en très peu de temps. Nous dépassons un vététiste en sueur qui semble avoir beaucoup de peine à avancer : à pied en poussant son vélo, il doit s’arrêter tous les vingt mètres pour reprendre son souffle. Nous le reverrons à plusieurs reprises au cours de la matinée, car il ne réussit jamais à nous dépasser malgré l’assistance mécanique de son engin.

En haut de cette montée, nous débouchons sur une vaste vallée au fond plat, délimitée de part et d'autre par de hautes montagnes et dominée sur son côté gauche par le Piz Daint, un « presque 3000 ».  Devant nous et à droite, une crête rocheuse marque la frontière italienne, qui ne sera jamais bien loin tout au long de la semaine. Nous traversons un joli ruisseau qui coule tranquillement entre des berges couvertes de linaigrettes, puis nous continuons en montée plus douce vers la ferme isolée de Chasa da Cunfin (2264 m), où le paysan est en train de séparer un grand troupeau de vaches en deux groupes plus petits avant de les envoyer vers des pâturages différents, ce qu’il fait avec beaucoup d’aplomb.

Après une pause pour nous désaltérer, nous poursuivons notre montée toute en douceur jusqu'à un col indistinct à 2329 mètres, le point le plus élevé de la journée. C'est ici que commence la descente assez raide dans le Val Mora ; c’est aussi la seule partie de cette randonnée où on marche sur un véritable sentier de montagne plutôt que sur des pistes. Ces pistes permettent certes d’avancer facilement, mais elles sont aussi très prisées par les cyclistes, souvent sur des VTT électriques qui arrivent rapidement et silencieusement derrière nous... apparemment la sonnette ne fait pas partie de leur équipement standard. Devant nous, le Val Mora remonte doucement vers le sud-est, avec un fond de la vallée boisé surmonté de hautes crêtes rocheuses de chaque côté. Des panneaux indiquent des destinations italiennes sur notre droite, tandis que nous continuons tout droit jusqu'à l’Alp Mora (2080 m), où de nombreux cyclistes prennent une bière ou un déjeuner devant le chalet rustique.

Depuis l’Alp Mora, c'est une montée longue et lente vers le Döss Radond (2236 m), la ligne de partage des eaux au fond de la vallée. Cela relève davantage du faux-plat montant que d’une véritable montée et c’est petit à petit que nous gagnons de l'altitude, avec les eaux tumultueuses de l'Aua da Val Mora à notre droite. À deux endroits, d'énormes coulées d'éboulis ont dévalé les pentes abruptes sur notre gauche, traversant le chemin et descendant jusqu'à la rivière. Nous profitons d'une longue pause déjeuner sur une petite bosse herbeuse, où nous pouvons facilement choisir entre le soleil et l'ombre pour faire la sieste en regardant passer le flux incessant des VTT dans les deux sens.

Peu à peu, le torrent diminue de taille puis, à l'approche de sa source, se perd complètement dans une grande étendue de marais et de mares brunes. Des ânes broutent l’herbe au bord de la piste, se laissant caresser les oreilles et photographier par tout le monde. La météo, qui a été ensoleillée jusqu'à présent, commence à changer lorsque nous atteignons le point culminant de la vallée et entamons les deux heures de descente vers Santa Maria. De gros nuages gris s'accumulent au-dessus des crêtes frontalières : la pluie va arriver. La piste serpente le long du flanc raide d’une vallée très encaissée, face à de jolies cascades sur le versant opposé. Des sentiers plus étroits coupent les lacets de la piste principale : ils devraient au moins nous offrir un peu de répit des VTT, mais les cyclistes semblent aussi trouver ces raccourcis plus intéressants que l’itinéraire officiel, et nous devons nous écarter sans arrêt pour les laisser passer. Un nombre surprenant de cyclistes remonte encore dans l’autre sens, vers le Val Mora. Vu le temps qui se dégrade et le fait qu'il est déjà quatre heures de l'après-midi, je me demande où ils vont tous, car je n’ai vu aucun hébergement dans la vallée.

Nous atteignons un replat à Val Vau (1778 m), où un arrêt de bus se trouve de manière insolite à l'intersection de trois pistes forestières, dont aucune n'est goudronnée. C’est un vrai arrêt avec un vrai horaire qui indique un bus par jour, à 16 h 10, qui ne circule que sur réservation. Il y a pas mal de monde qui attend sur l'herbe : j’espère que l’un d’eux a pensé à réserver et que le bus est en route. Nous continuons à pied, le long d'un mur de pierres sèches qui rappelle ceux du le Jura. Il commence à pleuvoir, juste assez pour que nous sortons les couvre-sac et les vestes imperméables... mais la pluie s'arrête dès que nous nous sommes équipés. La dernière heure de la descente est plutôt monotone, mais la vallée n'est plus très loin et à cinq heures et demie, après un rapide détour par l’épicerie du village pour acheter le pique-nique du lendemain, nous sommes assis à une table devant notre hôtel à Santa Maria, profitant d'une bière et soleil redevenu chaud de fin d’après-midi. 

Tourengänger: stephen
Communities: Randonneur


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