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Petit tour hivernal sur le Zugerberg


Published by stephen Pro , 4 February 2013, 21h09.

Region: World » Switzerland » Zug
Date of the hike: 3 February 2013
Snowshoe grading: WT1 - Easy snowshoe hike
Waypoints:
Geo-Tags: Ross- und Zugerberggebiet   CH-ZG 
Time: 3:00
Height gain: 250 m 820 ft.
Height loss: 490 m 1607 ft.
Route:Zugerberg – Ewegstafel – Rabrüti – Hochwacht - Allenwinden
Access to start point:cff logo Zugerberg, bus No. 11 depuis la gare de Zug, puis funiculaire.
Access to end point:cff logo Allenwinden, bus No. 1 pour Zug toutes les 30 minutes

English version here

Ayant investi samedi après-midi dans une nouvelle paire de raquettes, j'espérais une météo favorable pour pouvoir les essayer dimanche. Les prévisions sont plutôt pessimistes et, hélas, cela se confirme lorsque je me réveille : plafond bas, ciel gris de plomb, quelques bourrasques de neige qui virevoltent sans conviction. Je passe la matinée à cuisiner et à lire des mails tout en écoutant Mahler et en bougonnant, en espérant une amélioration dans le courant de la journée.

Vers une heure, le temps semble effectivement s'améliorer un peu : le ciel est toujours gris et bas mais maintenant, par la fenêtre de la cuisine, je peux voir quelques crêtes enneigées derrière l'immeuble d'en face, au lieu de simplement les imaginer. Il est bien trop tard dans la journée pour entreprendre une randonnée sérieuse, mais j'ai envie de sortir ; je décide donc de monter au Zugerberg, histoire de faire un petit tour au moins. Après une semaine de températures élevées pour la saison, je ne sais pas s'il y aura suffisamment de neige pour chausser les raquettes, mais au moins je pourrai faire une balade sur les nombreux sentiers de randonnée hivernale qui sillonnent le haut plateau. Je prends le bus, puis le funi…  une vieille dame regarde mes raquettes flambant neuves et me souhaite une "gute Skitour"…

Comme je craignais, il n'a a pas beaucoup de neige en haut et je commence donc à pied, les raquettes attachées sur le sac. Elles sont nettement plus légères que mes anciennes raquettes, c'est donc un moindre mal. Au bout d'une demi-heure sur la piste préparée, je vois des traces de raquettes qui partent à gauche à travers champs, et décide de les suivre.  Même si les conditions ne sont pas idéales, je pourrai au moins essayer les raquettes, c'est le but principal de la sortie. La première impression est plutôt bonne : plus légères que la paire que j'utilisais jusqu'à présent, elles altèrent moins la sensation de marche. En contrepartie, elles sont plus longues et plus fines et, au premier abord, me semblent moins stables – il me faudra sans doute deux ou trois randos pour m'y habituer.

La trace part vers l'est sur un grand replat enneigé, parsemé de quelques bosquets et granges. L'artiste qui a peint le paysage du jour a visiblement oublié toutes les couleurs de la palette sauf une : le gris. Tout est gris qu'il s'agisse du ciel, des piquets des clôtures, de la neige. Pourtant, ces niveaux de gris n'ont rien de monotone, il y a toute une palette de variantes sur la couleur de base. Le gris des conifères tire légèrement vers le bleu-vert sans toutefois y arriver ; celui des poteaux et des bâtiments contient un tout petit soupçon de marron. Quant à la neige, elle recèle un nombre impressionnant de tons de gris, du presque blanc des monticules et crêtes exposés à la lumière au gris bleuté profond du fond des creux et des vallonnements du terrain.

La trace que je suis me mène à l'étable isolé de Rabrüti, où le terrain ouvert du plateau fait place à une forêt sombre qui descend vers les profondeurs de l'Aegerital au nord-est. Un panneau indique une heure jusqu'à Unterägeri ; l'idée me tente mais au bout de cinq minutes je rebrousse chemin. Sous le couvert des arbres il n'y a pas assez de neige, mes raquettes n'en finissent pas de buter sur des racines et des cailloux. Je repars donc vers le nord et la station d'arrivée du funiculaire. C'est une bonne décision, car la suite est un délice.

Je suis d'abord une large piste forestière, juste assez enneigée pour que la raquettes soit un plaisir. Je suis surpris de croiser un VTTiste dans cette neige qui, même si elle est peu profonde pour les sports d'hiver, doit rendre l'avancement à vélo bien pénible !  Au-dessus, un tout petit carré de ciel bleu annonce – peut-être – une amélioration imminente. La piste me ramène au Sätteli, à quelques centaines de mètres seulement de mon point de départ, mais j'ai repéré une autre possibilité pour la descente qui m'évitera de reprendre le funi. Ignorant tous les sentiers balisés, je continue tout droit, en suivant une bonne trace dans la forêt, en légère montée.  Quittant la forêt, je monte vers un premier sommet, le Hochstock, coiffé d'une grande antenne métallique. Et voilà que le miracle se produit : en l'espace de cinq minutes, le ciel se dégage complètement au-dessus du Zugerberg. D'un seul coup, les multiples tons de gris se transforment ; les arbres deviennent bleu-verts, les crêtes scintillent d'un blanc éclatant alors que dans les creux, c'est toute une gamme de couleurs dont il est difficile de dire s'il s'agit de bleu ou de mauve.

Je remonte encore vers le Hochwacht, petit sommet arrondi coiffé de deux arbres isolés, très blancs contre le ciel noir là-bas au nord. La vue est splendide malgré l'altitude très modeste de 998 mètres. Je continue vers le nord, descendant une large crête arrondie qui se dirige vers quelques chalets et bâtiments agricoles. Une trace fine de roues de vélo me suit tout le long : si cette trace appartient au cycliste que j'ai vu tout à l'heure, il doit être un champion de la montée, car elles est parfaitement droite, sans aucune trace de pas à côté. Il est quatre heures et demi, le soleil est très bas maintenant, ce qui donne une qualité très particulière à la lumière sur la neige, dont le moindre relief est mis en valeur.

A la ferme d'Urihof, l'itinéraire rejoint une route goudronnée et déblayée. Je continue un peu en raquettes, dans les champs à côté de la route, mais la neige finit par manquer et je suis obligé de déchausser. Le dernier kilomètre jusqu'à Allenwinden est le plus technique de l'après-midi, sur une route qui est en train de se verglacer gentiment…  le fait que le verglas sent très fort la bouse de vache est une raison de plus pour ne pas tomber ! J'arrive enfin à Allenwinden trente secondes avant le passage du bus… une fin pas du tout programmée mais parfaite à un après-midi bien plus beau que prévu.    

Hike partners: stephen


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