Une brochette de sommets à déguster dans les préalpes bernoises
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Après une fort jolie nuitée à l'alpage de Mittliste Morgete où le luxe d'un bain au clair de lune me fut même offert, je partais de bon matin pour repartir sur le fil de l'arête que je n'avais que partiellement exploré l'automne passé.
Dans un premier temps, je suis le sentier balisé en coupant pour rejoindre l'alpage de Stiereläger (T2 puis T3+) qui appartenait il y a dix années de cela au propriétaire actuel de mon lieu de villégiature. Ensuite, le but est de rallier le Schibespitz depuis lequel, je devais me lancer dans une traversée sous les pittoresques Gantrisch-Nüneneflue déjà foulés. Seulement voilà, l'appel des cimes était trop fort. Rien à signaler pour l'ascension du Gantrisch par la voie normale (T4). Pour celle de son vis-à-vis, il est en tout autrement (T6). Non seulement, l'orientation n'est pas évidente, mais la raideur de la pente est au-delà de tout soupçon. Arrivé au Leiterepass, on suit un moment l'arête NNE, en évitant le fil dans l'herbe sur la droite. La paroi devient infranchissable. Cependant, en observant bien, on pressent une vire qui passe sous une barre rocheuse et qui permet de rejoindre les gazons raides du versant NW qu'on remonte un moment. J'avoue avoir fait la même erreur que la dernière fois en m'élevant trop longtemps alors que la suite de la vire herbeuse est dans le prolongement de la première, mais bien plus raide et délicate. Une fois le deuxième banc rocheux franchi, il suffit de s'agripper à l'herbe jusqu'à la croix sommitale. Pour la descente, l'arête E. n'est pas de tout repos, avec quelques pas qui peuvent s'éviter par la gauche (T6).
On atteint alors le Schwalmeren. A nouveau, on reprend de l'atitude en suivant scrupuleusement l'arête avant d'être littéralement bloqué par une tête massive, rempart au P.2042 du Chrummenfadenflue, qui constitue en fait une enfilade de sommets, plus ou moins marqués. D'après le guide des préalpes fribourgeoises rédigé par Maurice Brandt (itin. 971), 3 options s'offrent alors à moi. Concernant la première, descendre dans le couloir qui barre la progression et permettant de basculer de l'autre côté par des roches délités (II), je ne vois pas précisément où se situe la faille. Alors, je vais emprunter la sente à droite de la tête. Un court instant, je m'engage sur la vire bien visible pour repérer la deuxième option et son alternative. Ni la "petite" paroi, ni la cheminée (pas de III) ne me rassurent. Je regagne donc la sente qui me permet bientôt de reprendre pied sur l'arête. Le Gustispitz, point culminant du châinon, avec sa croix, est un lieu de quiétude fort appréciable. Pour la descente jusqu'au col Stubenflue-Chrummenfadenflue, un ressaut s'évite par la droite. Sinon, pas de difficultés à signaler (T5- contre T5 auparavant).
La suite de l'arête que je vais suivre jusqu'au Baacheg est d'un tout autre acabit (T4) avec seulement de très courts passages un peu délicats, mais qui s'évitent tous. Petit à petit, la météo devient de plus en plus incertaine. C'est pourquoi je fais le point avec moi-même afin de savoir si cela vaut le coup de déguster la cerise sur le gâteau, à savoir l'arête WSW du Stockorn. Comme dans un premier temps jusqu'à son pied, il s'agit d'un simple sentier balisé qui passe sous l'imposante face N du Stockhorn (T2), je reprends la route ou plutôt le chemin. Je commence à sentir les stigmates des efforts consentis la veille afin de partir sur les traces de la rando de Manu. La crête joue à cache-cache avec les nuages et je profite de quelques rayons de soleil pour m'élever d'abord dans l'herbe à droite des gendarmes. Dès que possible, on reprend le fil, avec un pas sur du rocher m'accordant peu de prises que j'ai préféré éviter une fois de plus légèrement sur la droite. Un bref instant très exposé mais avec de très bonnes prises (II) on bascule à gauche pour se hisser toujours plus haut. La dernière portion sera une simple formalité. Arrivé au sommet, je suis accueilli par une horde de touristes éberlués qui se demande bien d'où je viens avec mon short et mes bâtons.
L'aventure, c'est l'aventure, leur rétorquerai-je.
P.S.: pour la traversée du Chrummfadeflüe, on peut se reporter au rapport de Steve Zufferey.
Dans un premier temps, je suis le sentier balisé en coupant pour rejoindre l'alpage de Stiereläger (T2 puis T3+) qui appartenait il y a dix années de cela au propriétaire actuel de mon lieu de villégiature. Ensuite, le but est de rallier le Schibespitz depuis lequel, je devais me lancer dans une traversée sous les pittoresques Gantrisch-Nüneneflue déjà foulés. Seulement voilà, l'appel des cimes était trop fort. Rien à signaler pour l'ascension du Gantrisch par la voie normale (T4). Pour celle de son vis-à-vis, il est en tout autrement (T6). Non seulement, l'orientation n'est pas évidente, mais la raideur de la pente est au-delà de tout soupçon. Arrivé au Leiterepass, on suit un moment l'arête NNE, en évitant le fil dans l'herbe sur la droite. La paroi devient infranchissable. Cependant, en observant bien, on pressent une vire qui passe sous une barre rocheuse et qui permet de rejoindre les gazons raides du versant NW qu'on remonte un moment. J'avoue avoir fait la même erreur que la dernière fois en m'élevant trop longtemps alors que la suite de la vire herbeuse est dans le prolongement de la première, mais bien plus raide et délicate. Une fois le deuxième banc rocheux franchi, il suffit de s'agripper à l'herbe jusqu'à la croix sommitale. Pour la descente, l'arête E. n'est pas de tout repos, avec quelques pas qui peuvent s'éviter par la gauche (T6).
On atteint alors le Schwalmeren. A nouveau, on reprend de l'atitude en suivant scrupuleusement l'arête avant d'être littéralement bloqué par une tête massive, rempart au P.2042 du Chrummenfadenflue, qui constitue en fait une enfilade de sommets, plus ou moins marqués. D'après le guide des préalpes fribourgeoises rédigé par Maurice Brandt (itin. 971), 3 options s'offrent alors à moi. Concernant la première, descendre dans le couloir qui barre la progression et permettant de basculer de l'autre côté par des roches délités (II), je ne vois pas précisément où se situe la faille. Alors, je vais emprunter la sente à droite de la tête. Un court instant, je m'engage sur la vire bien visible pour repérer la deuxième option et son alternative. Ni la "petite" paroi, ni la cheminée (pas de III) ne me rassurent. Je regagne donc la sente qui me permet bientôt de reprendre pied sur l'arête. Le Gustispitz, point culminant du châinon, avec sa croix, est un lieu de quiétude fort appréciable. Pour la descente jusqu'au col Stubenflue-Chrummenfadenflue, un ressaut s'évite par la droite. Sinon, pas de difficultés à signaler (T5- contre T5 auparavant).
La suite de l'arête que je vais suivre jusqu'au Baacheg est d'un tout autre acabit (T4) avec seulement de très courts passages un peu délicats, mais qui s'évitent tous. Petit à petit, la météo devient de plus en plus incertaine. C'est pourquoi je fais le point avec moi-même afin de savoir si cela vaut le coup de déguster la cerise sur le gâteau, à savoir l'arête WSW du Stockorn. Comme dans un premier temps jusqu'à son pied, il s'agit d'un simple sentier balisé qui passe sous l'imposante face N du Stockhorn (T2), je reprends la route ou plutôt le chemin. Je commence à sentir les stigmates des efforts consentis la veille afin de partir sur les traces de la rando de Manu. La crête joue à cache-cache avec les nuages et je profite de quelques rayons de soleil pour m'élever d'abord dans l'herbe à droite des gendarmes. Dès que possible, on reprend le fil, avec un pas sur du rocher m'accordant peu de prises que j'ai préféré éviter une fois de plus légèrement sur la droite. Un bref instant très exposé mais avec de très bonnes prises (II) on bascule à gauche pour se hisser toujours plus haut. La dernière portion sera une simple formalité. Arrivé au sommet, je suis accueilli par une horde de touristes éberlués qui se demande bien d'où je viens avec mon short et mes bâtons.
L'aventure, c'est l'aventure, leur rétorquerai-je.
P.S.: pour la traversée du Chrummfadeflüe, on peut se reporter au rapport de Steve Zufferey.
Tourengänger:
Hurluberlu

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