Randonnée panoramique entre Escholzmatt et Schüpfheim


Publiziert von stephen Pro , 22. April 2018 um 10:52.

Region: Welt » Schweiz » Luzern
Tour Datum:14 April 2018
Wandern Schwierigkeit: T1 - Wandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-LU   Napf   CH-BE 
Zeitbedarf: 5:00
Aufstieg: 720 m
Abstieg: 885 m
Strecke:Escholznatt - Bock - Chrüzbode - Schupfheim
Zufahrt zum Ausgangspunkt:cff logo Escholzmatt
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo Schüpfheim

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Le printemps est enfin arrivé pour de vrai. Les plantes du balcon ont soudainement découvert la capacité à produire des feuilles et, au bord du lac, les promeneurs exhibent autant de t-shirts que de vestes d'hiver, pris au dépourvu par le brusque changement de saison.

Nous ne voulons pas aller trop loin par ce samedi ensoleillé : voulant une destination proche de Lucerne, nous sommes naturellement attirés par les collines de l’Entlebuch, à une grosse demi-heure de train en direction de l’ouest. J'ai choisi une randonnée panoramique entre Escholzmatt et Schüpfheim, parcours que j’ai déjà tenté en octobre dernier, mais que j’ai abandonné en cours de route lorsqu’il est devenu clair que je n'allais jamais réussir à sortir du brouillard d'automne.

A la descente du train à Escholzmatt, nous sommes accueillis par ce que j’appellerai poliment un fort parfum de campagne. C’est un joli village, avec de nombreuses vieilles maisons en bois. À une altitude de 850 mètres, nous sommes déjà relativement en hauteur ici : la plus grosse montée de la journée - qui vient dès le début de la balade - n'est donc pas trop exigeante. Depuis le hameau de Lochgut, où tous les chalets semblent bénéficier d’une vue parfaite sur la vallée, nous prenons une piste raide qui remonte en forêt jusqu'à Unterholdern (1027 m). L'essentiel de la montée est déjà fait à ce point. Le bruit de nombreuses tronçonneuses vient à nos oreilles depuis toutes les directions : la neige et le gel ont disparu, et les paysans sont occupés à défricher et à débarder dans les sous-bois, enlevant le bois mort de l'hiver. Bien que les vaches ne soient pas encore montées à l’alpage, le moment où elles quitteront leurs quartiers d'hiver ne va plus tarder : clôtures électriques et nouveaux piquets en bois ont été érigés, et du fumier a été généreusement répandu sur l’herbe (ce qui explique la qualité toute parfumée de l’air). Le travail nécessaire pour préparer ces alpages en début de saison estivale doit être énorme.

Nous montons plus doucement maintenant jusqu'à la ferme à Rotenflue (1190 m). La vue vers le sud est magnifique : au premier plan, les falaises enneigées de la face nord du Hohgant sont impressionnantes, tandis que plus loin, les sommets connus de l'Oberland bernois apparaissent progressivement au fur et à mesure que l'on monte. Loin à l'ouest, le Stockhorn facilement reconnaissable se dresse comme un pouce au-dessus de Thoune.

Nous laissons à côté la route d'accès à la ferme et continuons par des bosses herbeuses jusqu'au Bockshorn (1251 m), surmonté d'une grande croix de Lorraine et où il y a encore des plaques de neige. Nous poursuivons en légère descente à un carrefour de sentiers (1193 m) en dessous de la petite colline du Turner. Nous nous tournons vers l'est à présent, laissant derrière les vues spectaculaires vers l’Oberland : pour le reste de la randonnée, ce sont la Schrattenflue et le Pilatus qui domineront le paysage.

Le sentier descend rapidement, puis reprend son ascension vers la crête boisée que nous suivrons pendant les deux prochaines heures. Nous nous trompons de chemin, trop absorbés par notre conversation et par le paysage pour voir une flèche de balisage jaune indiquant vers la droite. Nous ne nous rendons compte de notre erreur que 100 mètres plus bas, en quittant soudainement la forêt pour nous retrouver devant le chalet de Schlucht, dans une vallée où nous ne devions définitivement pas être ! Il n'y a pas d'autre choix que de remonter jusqu'au point où nous nous sommes trompés.

Nous continuons par creux et par bosses le long de la crête. Celle-ci est souvent large, parfois plus étroite : à un endroit, une passerelle en bois permet de franchir un passage qui autrement aurait été plutôt exposé, la crête effilée ne faisant que quelques dizaines de centimètres de large. Juste avant Altengratschwendi (1194 m), une clairière ensoleillée et herbeuse semble être l’endroit parfait pour nous asseoir et manger notre casse-croûte de jambon, fromage, tomates et pain, suivi par les derniers œufs de Pâques de l’année. De l'autre côté de la vallée, le Berghotel au sommet du Napf est clairement visible, nous rappelant merveilleux après-midi ensoleillé de mai, il y a deux ans.

Après le déjeuner, nous continuons vers l’est le long de la crête, qui s’adoucit progressivement avant de déboucher sur un large plateau d’altitude à Chrüzbode (1155 m). C’est ici que commence la descente vers la vallée de la Kleine Emme, face à la Schrattenflue : voilà une montagne que j’ai envie de visiter depuis des années, il faudra vraiment y aller cette cet été, une fois que la neige aura fini de fondre. Une fois de plus nous nous manquons le balisage et descendons d’une quarantaine de mètres pour rien, jusqu’au chalet d’Oberknubelsegg. Il faut remonter à nouveau, mais l’effort supplémentaire est moindre cette fois. Le sentier débouche sur une route d’alpage que nous suivons vers le sud-est jusqu’à Gmeinwärch (1077 m) : encore un hameau où chaque maison semble disposer d’une une vue sublime. Ici, un troupeau de vaches nous accueillit en meuglant bruyamment, tout en attendant le goûter, à moins que ce ne soit la perspective de la traite qui les excite.

Alors que nous descendons vers la grande chapelle de Saint-Joseph (950 m) devant une jolie butte coiffée d’arbres, la musique de cors des Nous sommes maintenant surpris de devoir remonter d'environ 70 mètres pour contourner la crête herbeuse de Bachegg, avant de redescendre vers un carrefour de chemins où la descente commence pour de vrai. Alpes jouant en harmonie remonte à nos oreilles, avant d’être noyée dans le bruit d’une tronçonneuse de plus. Dans la prairie herbeuse en dessous de la chapelle, au moins cinq chats de couleurs, de formes et de tailles différentes guettent les souris et les campagnols, tapis dans l’herbe et se croyant sans doute parfaitement camouflés. Au fur et à mesure que nous approchons, chaque chat adopte une position d’attaque, puis s’enfuit au dernier moment vers la grange au-dessus. A Oberlindenbüel (859 m), où un panneau indique que les étables peuvent être visitées, un bouvier bernois regarde notre passage d’un œil paresseux, comme un gros nounours immobile.

Les vingt dernières minutes de marche jusqu'à Schüpfheim (715 m) se font sur une route étroite mais assez passagère, nous obligeant à nous écarter constamment pour laisser passer des voitures qui roulent souvent assez vite. Nous arrivons dans le village par une aire de jeux où un groupe d'adolescents a squatté un terrain de beach-volley pour pratiquer un sport dont le but semble consister simplement à lancer une balle le plus fort possible sur son adversaire. Nous arrivons à la gare juste au moment où le train pour Lucerne arrive... il n’y aura pas le temps de boire une bière aujourd'hui, mais mon balcon attend et, une heure plus tard, nous y sommes confortablement installés pour nous désaltérer, tout comme la plupart de nos voisins qui profitent eux aussi de cette première soirée vraiment douce de l’année.
 

Tourengänger: stephen


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