Windegghütte et Furtwangsattel


Publiziert von stephen Pro , 26. Juli 2017 um 20:44.

Region: Welt » Schweiz » Bern » Oberhasli
Tour Datum:21 Juli 2017
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-BE 
Zeitbedarf: 2 Tage
Aufstieg: 1400 m
Abstieg: 1700 m
Strecke:Nessental – Triftbrücke – Windegghütte - Furtwangsattel - Guttannen
Zufahrt zum Ausgangspunkt:cff logo Nessental, Triftbahn
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo Guttannen, Dorf

English version here

Je suis déjà monté deux fois à la Windegghütte : une fois à la journée en 2010, pour voir le nouveau pont suspendu, puis à nouveau en 2012 avec l'intention de poursuivre le lendemain jusqu'à Guttannen en passant par le Furtwangsattel. Hélas, la météo nous a joué des tours et nous sommes simplement redescendus dans le Gadmertal au deuxième jour. Cinq ans ont passé, l'heure est venue de réessayer.

Sans compter le téléphérique, il y a deux itinéraires pour monter à Underi Trift depuis le Gadmertal. Connaissant déjà celui du rive est du torrent, j'ai envie cette fois de découvrir le sentier de l'autre rive, moins parcouru et reputé plus difficile. La météo de ce vendredi 21 juillet est incertaine… ou alors plutôt certaine en ce qui concerne l'arrivée de gros orages l'après-midi. Une étude approfondie de l'animation satellite sur le site Météosuisse ne nous laisse aucun doute ; la seule question est de savoir si nous arriverons à la cabane avant de nous faire doucher.  

Depuis la station inférieure de la Triftbahn (1120 m), nous suivons la petite route d'alpage qui monte en pente assez raide jusqu'aux quelques chalets isolés de Käppeli. A la bifurcation des chemins, nous avons encore l'option entre la facilité de la rive est et l'inconnu de la rive ouest. Je tergiverse, regarde le ciel, puis, de manière pas tout à fait décisive, opte pour l'inconnu (balisage "Alter Windeggweg"). Nous descendons en forêt jusqu'à une passerelle qui enjambe la gorge du Triftwasser, déjà très loin en dessous. De l'autre côté, le sentier commence tout de suite à grimper en lacets raides dans une forêt dense. Il fait chaud, le taux d'humidité doit avoisiner es 100 % et le rocher sous nos pieds est glissant à souhait : il faudra faire attention. Par endroits, le sentier doit franchir de petites barres rocheuses de trois ou quatre mètres de haut. Des chaînes facilitent le passage : heureusement, car le rocher est gras et une glissade pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Par temps humide et dans le sens de la descente, cela deviendrait assez délicat.

L'effet jungle amazonienne persiste jusqu'à ce que nous atteignions une vaste clairière (Ufen hindren Eggeli, 1223 mètres). Ici, ça devient plus typiquement suisse : il y a un chalet d'alpage, le son des cloches à vaches et un petit groupe de randonneurs qui fait griller des saucisses. Je me demande comment les vaches sont arrivées là… sûrement pas par le sentier que nous venons de remonter ? Au milieu de la clairière je me trompe de chemin : le sentier le plus évident se termine au bord d'une forêt impénétrable. Nous revenons sur nos pas jusqu'à ce que nous repérions le bon chemin… ce ne sera pas la seule fois au cours du week-end…  
Encore quelques lacets en forêt, puis le caractère de la randonnée change. Nous nous trouvons subitement au-dessus de la gorge du Triftwasser, où le torrent gronde sous des falaises hautes de plus de 100 mètres. Pendant une demi-heure, le sentier est un mince ruban de terre et de rocher, au bord du précipice. Ce n'est jamais difficile – il y a un très bon sentier tout le long – mais c'est aérien et il n'y a pas de sécurisation. Heureusement le soleil a séché le rocher et le sentier est moins glissant que dans sa partie inférieure. 

La partie étroite se termine à un bâtiment isolé situé à 1388 mètres. A partir d'ici, la vallée s'élargit et ses flancs se font moins verticaux. Nous profitons d'un banc pour manger notre pique-nique : nous avions prévu de marcher sans faire de pause pour essayer d'arriver en haut avant les orages, mais le temps a l'air de se maintenir, le ciel n'est pas menaçant du tout. J'ai amélioré un taboulé acheté au supermarché en ajoutant différentes sortes de tomates et du basilic frais de mon balcon, c'est très bon.

J'ai de la peine à redémarrer après le déjeuner. La chaleur et la moiteur de l'ascension ainsi que la concentration dans les passages exposés ont sapé mon énergie ; peut-être aussi que j'ai essayé de repartir trop vite. Toujours est-il que j'arrive à peine à ne pas me faire doubler par les touristes sortis du téléphérique pour visiter le pont suspendu. Certains de ces touristes doivent quand même être surpris par la nature du chemin : plutôt raide dans sa première partie, il se faufile ensuite au milieu de dalles lisses avec quelques passages qui demandent un minimum de pied sûr. A la bifurcation de Bossilis Stein (1650 m), deux jeunes Américains sont perplexes devant un panneau qui indique Triftbrücke dans un sens et Windegghütte dans l'autre : lequel va au pont et lequel à la cabane, nous demandent-ils ?

Nous arrivons au pont suspendu (Triftbrücke, 1716 m) vers trois heures. Mis à part quelques gouttes de pluie isolées, la météo n'a pas du tout été conforme aux prévisions et je suis content de na pas avoir succombé à la tentation d'accélérer les choses en utilisant le téléphérique. Au niveau du pont, un vent très fort descend depuis le glacier, transformant mon amie en bonhomme Michelin et menaçant de faire disparaître nos chapeaux dans le vide. Nous avançons sur le pont étroit, mais je n'ai pas envie de le traverser entièrement par cette tempête : de toute façon, je l'ai déjà fait. Alors que je m'agrippe, un garçon qui ne doit pas avoir plus de douze ans traverse le pont presque en courant, sans souci et sans se tenir du tout. Le vent doit pourtant souffler à 80 km/heure.

Au bout de la vallée au-delà du lac, les restes de la langue du Triftgletscher font triste mine sous le ciel gris. Lors de ma première visite ici, le glacier descendait jusqu’au lac. Sa langue s’est désormais complètement séparée du corps principal du glacier et a presque disparu, la cascade de glace remplacée par des débris et une cascade d’eau.

Après une pause dont j’avais vraiment besoin nous nous remettons en route pour les 40 dernières minutes de marche jusqu’à la Windegghütte. Le terme "marche" n’est pas entièrement justifié ici, car le Ketteliweg est raide et rocheux, et requiert l’usage des mains en plus des pieds. Nous remontons par des dalles couchées jusqu’au pied d’un ravin qu’il faut escalader à l’aide de chaînes fixées dans le rocher. Cette montée est beaucoup plus facile qu’on pourrait croire initialement : les prises pour les pieds sont excellentes,  l’inclinaison des dalles n’est pas trop verticale et le fond du ravin n’est jamais très loin en dessous. Au-dessus du ravin, de nouvelles zones de dalles plates alternent avec quelques courts passages plus raides, sécurisés mais faciles, jusqu’à ce que la cabane apparaisse soudainement en contrebas du sentier.

La météo s’est finalement maintenue et le soleil brille encore, même si la couleur du ciel vers le nord est d’un noir-bleu bien méchant : il doit y avoir de l’orage du côté de Melchsee-Frutt et de l’Engstlenalp. Je dis à la gardienne que nous nous attendions à des conditions plus désagréables : elle nous répond que les prévisions sont presque toujours pires que la réalité dans le coin. Nous passons une heure agréable assis en terrasse, à regarder la carte et à échanger quelques mots sur les itinéraires du lendemain avec les quelques autres randonneurs présents. La Trifthütte semble être la destination la plus prisée : tout le monde semble vouloir y aller demain, sauf ceux qui en sont venus aujourd’hui. Un petit vent froid finit par nous faire fuir à l’intérieur peu avant le souper qui est servi à 18h 30. En cuisine, l’une des gardiennes est en train de laver une salade fraîche, alors que l’autre travaille une grosse boule de pâte à pain… c’est de bonne augure pour le repas. Celui-ci est effectivement très bon : la soupe aux légumes agrémentée d’Ebly avec laquelle nous commençons a beaucoup de goût. Vient ensuite ladite salade, puis des spaghettis sauce bolognaise, grand classique des soirées en cabane. Nous sommes une vingtaine à passer la nuit, il y a donc de la place. Nous partageons une table avec trois randonneurs du canton de Zug et un père flamand accompagné de deux jeunes adolescents : la conversation à table est multilingue, c’est le moins que l’on puisse dire. Le mauvais temps finit tout de même par arriver : le paysage disparaît, avalé par les nuages et, lorsque nous montons nous coucher à 21 heures 30, il pleut fort.
 
Je me lève vers 4 heures du matin pour aller aux toilettes extérieures. La pluie a cessé, le ciel est en train de se dégager et il fait plus doux que la veille au soir : belle journée en vue ! En effet, lorsque nous nous levons à 7 heures 30, le ciel est bleu, le soleil brille est le sol est en train de sécher à toute vitesse.  Nous déjeunons, disons au revoir à nos compagnons de table et, à 8h 15, nous sommes prêts à mettre le cap sur le Furtwangsattel. Devant nous se trouve une montée relativement modeste de 700 mètres… mais qui sera suivie de plus de 1600 mètres de descente jusqu’à Guttannen. J’imagine déjà les courbatures à l’avant de mes cuisses demain matin !
 
Nous entrons tout de suite dans le vif du sujet : le sentier est raide dès les premiers mètres. Nous gagnons rapidement de la hauteur au-dessus de la cabane, remontant en lacets dans des pentes mi-herbeuses, mi-rocheuses. Des marches taillées dans les dalles facilitent la progression et sont particulièrement utiles là où le rocher est encore humide. Le Triftgletscher apparaît bientôt devant nous, très impressionnant. Depuis ce point de vue plus élevé, le glacier est beaucoup plus beau : sa langue mourante est invisible et on commence à apercevoir les champs de neige immenses qui se trouvent au-dessus. Quelques petits étangs en bordure de sentier ajoutent un premier plan idéal à cette vue majestueuse.

Au bout d'une heure de montée régulière la pente s'adoucit un peu. Nous descendons par une sorte de cheminée étroite entre deux parois, puis quittons la vallée principale du Triftwasser pour la vallée latérale du Trifttälli. Le paysage devient progressivement plus sauvage et plus minéral. La vallée s'étend devant nous avec de vastes pierriers de part et d'autre. Plus haut, des névés conduisent l'oeil vers le col encore lointain vers lequel nous nous dirigeons. Il règne une vraie ambiance de montagne, c'est austère et absolument magnifique.

Vers 2300 mètres, juste avant que les dernières touffes d'herbe cèdent définitivement leur place à la caillasse, nous faisons une pause, assis sur un rocher plat. Des poires séchées qui ont fait le voyage depuis la Belgique accompagnent parfaitement le thé de marche encore chaud de la cabane. C'est juste ce qu'il faut pour m'énergiser même si, à vrai dire, je me sens beaucoup plus en forme que la veille. Les premiers 400 mètres ne m'ont pas du tout fatigué… tant mieux, il y a encore du chemin à faire !

Nous continuons vers le haut de la vallée, contournant un très beau petit lac (Tälliseeli, 2269 m) par la droite. L'eau du lac est d'un bleu très profond et toutes les montagnes de l'autre versant de la vallée se reflètent sur sa surface légèrement remuée par le vent. Nous atteignons bientôt le premier névé, long de quelques centaines de mètres, qui remplit entièrement le fond de la vallée. Je suis étonné de voir autant de neige à si basse altitude et me demande s'il lui arrive de fondre complètement.

Le sentier se maintient au-dessus du névé pendant un moment, mais finit par se perdre sous la neige. Plus haut, nous devrons faire attention de bien repérer l'endroit où il quitte le névé pour commencer la dernière montée au col. Nous remontons le bord du névé, essayant en vain de repérer le balisage blanc et rouge qui nous indiquerait la suite du parcours. J'étudie la carte : le chemin semble suivre le fond de la vallée, puis viser la base d'un rognon rocheux avant de faire un coude prononcé à droite et de remonter vers le col.

Nous somme presque à l'autre bout du névé, sous le rognon rocheux, et n'avons toujours pas revu de balisage. En l'absence de tout sentier nous quittons le névé par son bord droit et commençons à remonter des pentes mi-rocheuses, mi-herbeuses vers un col évident. Je ne sais pas trop si nous nous trouvons en dessous du tracé du sentier ou au-dessus : de toute façon, si nous remontons la pente par son milieu, nous sommes obligés de tomber dessus tôt ou tard.

La pente est facile au début, puis devient plus raide, sans toutefois être dangereuse. Un petit torrent semble être un bon repère : je le vois sur la carte, le sentier passe à sa gauche. Nous nous trouvons à droite du torrent, mais cela ne m'inquiète pas : le terrain est plus facile ici, nous traverserons plus haut. Evidemment, le fait d'être du mauvais côté du torrent sans aucune trace de sentier aurait dû faire sonner des signaux d'alarme.
Toujours plus raide, toujours plus rocheux, nous remontons jusque sous la barre rocheuse qui ferme la sortie du vallon. Le col doit se trouver juste derrière, le passage est encore caché. Quant au sentier, il se trouve probablement à dix mètres de nous, c'est incroyable que nous ne l'ayons pas vu.

Sauf, évidemment, si nous ne nous trouvons pas là où je pensais…

Je regarde la carte à nouveau… et mon erreur me saute aux yeux. Nous avons tout simplement remonté la mauvaise vallée. Au lieu de viser la base du rognon puis faire un léger coude à droite, nous avons visé un rognon complètement différent puis avons tourné carrément à droite. Le vallon dans lequel nous nous trouvons est à angle droit par rapport à celui que nous aurions dû prendre, c'est un cul-de-sac et nous avons fait 300 mètres de dénivelée pour rien, si ce n'est la beauté sauvage de l'environnement. Il faut donc redescendre... je blague que cela nous évitera d'être au col trop tôt pour déjeuner mais en réalité, j'ai honte de mon incompétence en matière de lecture de carte.

Nous redescendons donc. La pente paraît plus vertigineuse et moins stable à la descente mais au bout d'une demi-heure, nous nous retrouvons à nouveau sur le grand névé. Nous avons perdu une heure et demie en tout… et nous ne savons toujours pas où se trouve le chemin correct ! Nous redescendons le névé, jusqu'à ce que mon amie repère le balisage. Il est immense, gros comme trois maisons, comment aurions-nous pu le louper ? Des marques blanc-rouge-blanc, il y en a partout, c'est fou que nous ne les ayons pas vues. Tout devient clair maintenant : le sentier remonte le flanc gauche de la vallée (alors que nous étions à droite) puis passe derrière le rognon (alors que nous avons tourné devant). A notre droite, la vallée en cul-de-sac que nous venons d'explorer semble se moquer de nous, tellement c'est évident que cela ne pouvait pas être le bon chemin.

De nouveau sur l'itinéraire correct, nous remontons par une zone de gros blocs, de plus en plus raide, puis retrouvons du terrain un peu plus plat au-dessus du ressaut. Nous traversons deux ou trois petits névés, alors que le col s'approche maintenant de plus en plus. Juste sous le col, deux randonneurs sont en train de manger : ce sont les seules personnes que nous ayons vues depuis la cabane. La fatigue commence enfin à se faire sentir, mais le col n'est plus qu'à dix minutes. Une dernière pente et nous y sommes : le Furtwangsattel (2568 m), col étroit et rocheux qui sépare le Haslital de la région du Trift. Il est une heure et quart, nous avons mis plus de quatre heures depuis la cabane… je me demande pourquoi ?

Il faut descendre maintenant, et c'est une sacrée descente. Mais d'abord il faut profiter de la vue : vers l'est, nous pouvons voir quasiment tout le chemin parcouru ce matin, avec les névés et le magnifique petit lac bleu. A l'ouest, le paysage est très différent : ici c'est le vert qui domine au premier plan. Au-delà du Haslital profond, la masse noire du Ritzlihorn domine la vue, alors que les cimes enneigées au-dessus de Rosenlaui sont à moitié cachées par les cumulus qui commencent à bourgeonner.

Un sentier raide mais bien profilé nous fait descendre vers une vaste cuvette herbeuse où des moutons paissent. Au bout de vingt minutes, une petite crête juste à l'écart du chemin est un endroit parfait pour faire une pause midi un peu retardé. Nous aurions bien aimé rester ici et faire la sieste sous le soleil, mais il nous reste presque trois heures de descente et je ne suis pas certain de l'horaire du dernier bus à Guttannen. J'en ai noté un à 16:45 mais. Par conséquent, nous mangeons notre repas de viande froide et de fromage assez rapidement, puis reprenons notre descente.

Le sentier devient brièvement moins raide – il remonte même sur une distance de quelques mètres – puis la pente s'accentue à nouveau. Ce sera maintenant sans répit jusqu'en bas. A une bifurcation de chemins (1929 m), les deux directions sont marquées Guttannen, mais sans aucune indication de laquelle est la plus courte, ce qui n'est pas très utile. Il faut choisir entre Steinhausalp et Holzhausalp : je consulte la carte (oui je sais, pas de commentaires s'il vous plaît) et choisis la sentier de Holzhausalp, qui semble un peu moins raide que l'autre.
Nous dépassons les chalets de Holzhausalp (qui sont effectivement en bois, comme il se doit) et atteignons bientôt la limite supérieure de la forêt. Je fais remarquer à mon amie qu'un peu d'ombre ne fera pas de mal… puis glisse presque tout de suite sur une plaque de boue que ladite ombre a empêché de sécher et me trouve sur le derrière, couvert de terre rougeâtre. Le sentier suit brièvement une route d'alpage, puis replonge droit dans la pente, coupant les lacets de la route de temps en temps. Mes jambes commencent gentiment à me signaler qu'elles en ont vu assez, mais il reste encore quelques centaines de mètres à descendre.

Après presque trois heures de descente continue, nous arrivons enfin sur du plat juste avant les premières maisons de Guttannen. C'est un joli petit village avec quelques vieilles maisons magnifiques : dommage que la route du Grimsel passe en plein milieu, avec ses motos rugissants et ses Porsche étincelantes. Nous avons une demi-heure d'attente avant le bus, juste bien pour nous désaltérer avec un bon Suure Moscht à la terrasse du café du villagetout en essayant de deviner quel muscle fera le plus mal demain matin (ce sera l'avant des cuisses en ce qui me concerne). Si on compte le petit surplus non planifié, nous avons fait 1990 mètres de descente aujourd'hui… mais la randonnée magnifique que nous avons faite justifie largement les courbatures du lendemain.
 

Tourengänger: stephen


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