Mare e Monti Sud


Publiziert von kiwi , 16. März 2007 um 15:15.

Region: Welt » Frankreich » Korsika
Tour Datum: 5 August 2001
Wandern Schwierigkeit: T2 - Bergwandern
Zeitbedarf: 5 Tage
Strecke:Sentier de pays balisé, topo-guide disponible
Zufahrt zum Ausgangspunkt:Départ de Porticcio (Ajaccio)
Zufahrt zum Ankunftspunkt:Arrivée à Propriano

Très beau sentier de pays, permet de découvrir la Corse de l'intérieur en toute tranquilité.

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Ce récit a été écrit en Août 2001, à l'occasion d'une aventure avec 2 amis. J'avais alors 17 ans, ce qui explique la prose hésitante... mais n'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos, les souvenirs sont encore bien présents !


Jour 1 : C’est parti

Aujourd’hui, lever 07h00, départ 07h30. Forcément on avait rien pour déjeuner alors il ne nous faut pas longtemps pour nous préparer. C’est donc parti pour une étape super longue avec le ventre vide. L’étape est extrêmement dure, c’est celle qui monte le plus de toute la randonnée : presque 1km de dénivelé positif. On a cru qu’on allait jamais arriver en haut de la dernière côte ! De plus, nous avons été obligés de nous rationner en eau sur la fin de l’étape car nos réserves étaient vraiment limites. Heureusement, dès l’arrivée à Bisinao, nous sommes tombés sur un petit vieux très sympa, le propriétaire des gîtes du village, chez qui nous sommes allés boire un coup. Il nous a ainsi montré son mini-camping de seulement 3 emplacements mais très confortable dans lequel nous nous sommes installés quelques minutes plus tard. Puis après une sieste de courte durée, est venue l’heure de faire la première lessive. Ca n’a été que pour le fun puisque les fringues sont ressorties quasiment aussi sales qu’avant !
Vers 18h30, Max ayant faim, lui et Camille sont retournés au gîte pour acheter des sandwiches. A mon grand étonnement, je ne les ai vu revenir que vingt minutes plus tard, avec au lieu de sandwiches, un grand plat de cannellonis au brocciu et aux herbes, du fromage corse et de la charcuterie traditionnelle pour un régiment, le tout pour 120Frs. C’est pas magnifique ? On se retrouve donc avec tout ça plus le taboulé qu’on avait déjà préparé ! C’était excellent !
Après ce repas de folie, nous nous sommes très vite endormis, en ayant mal partout. Cependant, il fallait bien qu’il y ait un inconvénient à cet endroit : on n’a pas pu dormir à cause des chiens, coqs, oies et moutons qui se sont déchaînés toute la nuit…


Jour 2 : Une journée de fous !

La journée a été tellement remplie, il y a tellement de choses à raconter que je vais essayer de reprendre les événements dans l’ordre. Lever 7h00 : on retourne au gîte où le petit vieux nous avait proposé de déjeuner (des propositions de gens comme ça, ça ne se refuse pas). C’était encore génial : 3 baguettes, 1 pichet de lait chaud, et des confitures maison de melon, pastèques, tomates vertes et coings excellentes. Puis nous retournons plier la tente et boucler les sacs avec les affaires encore humides avant de partir à 08h45, hé oui, déjà beaucoup moins motivés que le premier jour.
Les débuts ont été tranquilles sur des chemins de crêtes, mais le seul problème vient du fait que tous les ruisseaux où on espérait se rafraîchir sont à sec. Nous nous sommes posés pour déjeuner sur une grosse pierre plate où j’ai à mon tour tenté la cuisson des pâtes. Pendant ce temps, autour de moi se mettent à pousser des arbres à chaussettes, très pratiques pour finir de faire sécher la lessive. Finalement, sans vouloir me vanter, je crois que mes pâtes ont été excellentes et on a eu la chance de pouvoir les accompagner de charcuterie et de fromage corse qui restaient de la veille. Après plus d’une heure de pause, il était alors grand temps de repartir et c’est non sans difficultés que nous avons repris nos sacs. Le point de vue suivant nous a offert une vue de la forêt bordant Ajaccio en feu.
Nous arrivons ensuite à Bocca di Gradellu où, n’ayant plus d’eau, on se pose à la terrasse du café A Barraca, espérant pouvoir remplir nos bouteilles au toilettes. Mais, l’eau du robinet est dégueulasse, heureusement qu’on a pas payé les conso trop cher. C’est donc en buvant le moins possible que nous arrivons à Coti-Chiavari. Nous y avons fait une courte pause, puis, après avoir étudié les cartes et le road-book du lendemain, nous avons décidé de pousser la balade jusqu’à la baie de Cupabia, petite plage à 3 heures de marche sur le parcours du lendemain, pour y dormir.
Nous revoilà donc repartis à 16h00 pour une demie étape ! Nous entamions à peine la première montée vers le pylône TDF lorsque nous sommes tombés nez à nez avec une haie de ronces pleine de mûres. Max et moi en avons mangé quelques unes, puis ne pouvant résister plus longtemps, j’ai sorti un récipient de mon sac pour en stocker pour le soir !
Le sentier amorçait ensuite une longue et difficile descente sur Marmontagna, bled dans lequel une imprécision topo-guide nous a fait prendre une mauvaise direction. Comme de par hasard, on ne s’en est rendu compte qu’au bout d’un kilomètre : ça fait 2km pour rien… comme si on avait besoin de ça ! Ce petit détour plus le fait qu’on commençait à comprendre qu’on aurait jamais dû tenter plus d’une étape dans la même journée nous a complètement cassés. On a donc fini en roue libre, complètement éreintés jusqu’à Cupabia. Après une dernière tentative de raccourci pour rejoindre la plage plus vite, nous nous sommes résignés à suivre le chemin jusqu’au bout pour finalement nous jeter dans le sable sur la première plage venue. Avec nos sacs énormes, les gens nous regardaient un peu de travers… Malgré les vagues, nous sommes allés prendre la température de l'eau qui était somme toute appréciable après notre périple. Puis Max et Camille sont allés se doucher et chercher de l’eau au camping voisin. Ils ne sont revenus que ¾ d’heures plus tard après avoir fait la queue pour une douche sans débit ni eau chaude et avec de l’eau plus trouble que celle d’une fosse septique. Nous n’avions donc encore plus d’eau !
Puis, la nuit approchant, Max est allé voir les gens qui squattaient la cabane convoitée pour planter la tente. Et miracle, il est revenu avec un pain de glace que Camille s’est mis en tête de faire fondre grâce au réchaud. Nous avons enfin pu installer sous la cabane vers 21h00, après que les anciens occupants nous aient encore laissé un nouveau pain de glace. Malheureusement, après avoir utilisé du gaz pour récupérer suffisamment d’eau pour les pâtes, nous sommes tombés en rade au plein milieu de la cuisson… Comme on n’avait rien d’autre à manger, on a laissé les pâtes finir de cuire dans l’eau chaude, la casserole dans le sable. Ca a été finalement mangeable un quart d’heure plus tard ! Heureusement qu’on avait un gros plat de mûres comme dessert !
Et enfin, pour conclure cette journée de galère, nous nous sommes retrouvés autour d’un feu sur la plage avec Olivier, un lillois (Roncq) de 15 ans que Max et Camille avaient rencontré au camping. Nous nous sommes couchés à 00h30 et avons dormi d’une traite jusqu’au lendemain.


Jour 3 : Un peu de repos.

Encore une fois, la journée commence tranquillement : lever 09h00, petit déj correct avec chocolat grâce à l’eau qu’Olivier nous avait offert et pain (de 2 jours) au Nutella. Ca aurait pu être pire…
Nous somme ensuite partis à 09h50 pour Porto-Pollo, bien motivés puisque le guide ne prévoyait que deux heures de route. On est en fait arrivés dans le petit port de plaisance à 11h20, sans avoir fait de grosse pause. On y a enfin trouvé un supermarché (le premier depuis Porticcio) où on a acheté su sparadrap pour renforcer les pansements à ampoules car personne ne leur a échappé. A part ça, nous nous sommes posé dans un camping, où nous avons mangé des portions de frites avant de se reposer.
Puis lors d’une dernière visite nocturne du village, nous sommes tombé devant une boulangerie et sommes allés acheté du pain pour le lendemain matin. Celui ci nous a été gracieusement offert par la boulangère qui avait la flemme d’aller chercher chez elle de la monnaie sur 200Frs. Et enfin, cette journée c’est terminée vers 22h30 après un petit détour par la terrasse du Va Vi Club où avait lieu un concert de chants et guitares corses.


Jour 4 : Morne journée

La canicule n’ayant pas décider de nous lâcher, nous avions choisi de partir le plus tôt possible. Lever donc à 7 heures moins 20 (sans rire !) puis départ à 07h45 après un petit déjeuner copieux. L’étape s’est déroulée sans grandes difficultés malgré un dénivelé positif de 600m, et nous sommes arrivés à Olmeto à 14h00. Manque de bol, à cette heure là, les corses font la sieste ! On a dû attendre jusqu’à 17 heures sans rien pouvoir faire pour que l’épicerie et le boucher se décident à ouvrir. On a ensuite enfin pu aller se poser en plein milieu du sentier du lendemain, là où l’office de tourisme nous l’avait conseillé, pour nous reposer pour de vrai. Puis on a attendu qu’il n’y ait plus de touriste dans les environs pour planter la tente. Le seul désagrément d’une nuit durant laquelle tout le monde a bien dormi a été le passage d’un berger avec son chien à clochettes qui a excité tous les autres du quartier dès 6 heures !


Jour 5 : A l’aventure

Nous sommes donc sortis du lit à 7 heures pour ne prendre la route qu’une heure plus tard, petit déj oblige. Le but de la journée était Propriano. Nous avions en effet décidé de couper une étape pour y arriver un jour plus tôt afin de pouvoir visiter Bonifacio en fin de séjour. Cette petite rando d’une heure et demie avec la carte pour seul repère s’est parfaitement déroulée, et après s’être renseigné sur les tarifs des campings, nous nous sommes installés au Colomba*** ! La matinée s’est poursuivie par un petit détour d’une demi douzaine de kilomètres (sans les sacs heureusement) pour faire les courses au supermarché.
Enfin, après un bon repas, nous sommes allés flâner dans les rues de Propriano où nous avons acheté les cartes postales. Nous n’avons enfin pu dormir qu’à minuit passé, car il fallait profiter de la dernière prise électrique avant Porto-Vecchio pour recharger les téléphones.


L'aventure continue avec le Mare a Mare Sud ...

Tourengänger: kiwi

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