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La découverte de Madagascar comme paradis de VTT


Published by petitNic , 21 June 2011, 08h49.

Region: World » Madagascar » Itasy
Date of the hike:11 June 2011
Mountain-bike grading: AD - Technically demanding
Waypoints:
Geo-Tags: RM 
Time: 3 days
Height gain: 2000 m 6560 ft.
Height loss: 2000 m 6560 ft.
Route:Mandoto - Analavory (160km)
Access to start point:Mandoto est atteignable par taxibrousse sur la ligne Antananarivo - Miandrivazo ou Antananarivo - Morondava. Ils partent de Tana vers six-sept heures du matin. Partir de Mandoto pour revenir à Tana est plus compliqué, car les taxibrousses venant de Miandrivazo et Morondava pour Antananarivo sont normalement remplis avant de partir et n'ont donc plus de place pour des VTTistes.
Access to end point:Analavory est très bien desservi de Taxibrousses pour Antananarivo
Accommodation:Analavory, Soavinandriana et Ampefy ont des hotels. Sinon il faut se fier à l'acceuil de la population. Assurez-vous d'arriver de jour dans les villages et de parler un peu le malgache...

Quelle honneur ! Un site très actif et dynamique qui commence gentiment à couvrir le monde entier – mais aucun article sur la grande île pleine de merveilles à découvrir ! Voilà donc le premier article HIKR sur Madagascar. Le paradis du VTT ! Cet article est une version compactée de l’article que j’ai publié sur mon blog.

Ca fait deux mois et demi que je travaille à Madagascar. A travers un ami j’ai découvert l’association « Mada-VTT », un groupe de malgaches (et quelques rares étrangers) fous de VTT qui se rencontrent chaque week-end pour faire un tour en brousse dans les environs de la capitale. Les week-end prolongés, ils profitent d’aller faire des tracés plus lointains, atteignables par taxibrousse.

La semaine d’avant, un possible trajet avait été tracé sur google-earth par un membre. La voie devait nous mener de Mandoto (sur la route entre Antsirabe et Miandrivazo) à Sakay, sur le goudron un peu après Analavory. Sur ce trajet là, c’était surtout important de percevoir des points où probablement il y a un moyen de traverser les rivières.
« Il y a un chemin qui va jusqu’à la rivière, et de l’autre côté il y en a un qui en part. Je pense qu’il doit y avoir une péniche ou un passage à guai … »
Allons voir !

La région autours de Mandoto est beaucoup moins collineuse qu’autours de Tana. C’est une vaste pleine de savane qui se perd à l’horizon. Il ne manque plus que les éléphants, les girafes et les gnous pour se sentir comme en Tanzanie… Le temps était couvert et il y avait un petit vent frais. On avait vraiment l’impression de plonger dans l’aventure.

Très vite on a du traverser des premières rivières et très vite nous avons une première fois perdu le chemin prévu. Au moment où il fallait doucement se mettre à trouver un endroit pour dormir, nous sommes tombés sur un cycliste qui nous a invité à passer la nuit dans son village. C’était le fils du chef de Fokontany (Une sorte de unité régionale en dessous de la commune, normalement le Village même). On a suivi le sportif sur son vélo en miettes jusque chez lui. Ils habitaient dans une petite maison malgache au bord du village au milieu de la savane. Hery a négocié un repas pour nous tous (très vite on voyait des jeunes courir après des poules…) et tout le monde faisait les travaux de maintien aux vélos, se lavait à la fontaine ou s’amusait avec les hordes de gamins qui venaient voir ce groupe de gens en vêtements bizarres et les deux blancs souriants…

Avant de manger, nous sommes allés boire quelques bières à l’épicerie du village. La bière était chaude parce qu’il n’y avait ni électricité ni eau courante dans le village – mais ça faisait beaucoup de bien quand-même.
Pour la nuit il fallait se trouver une surface suffisamment grande pour dormir dans cette petite maison. Je ne sais pas où la famille a dormi (à la cuisine ?). En tout cas, il y avait une petite chambre vide, le balcon, deux greniers de riz (au rez de chaussée) et dehors. Les quatre qui ont dormi dans la chambre se sont fait manger par des puces. Celui qui a dormi dans l’un des greniers a passé la nuit à chasser les souris de son lit, ceux qui dormaient dehors devaient se battre contre le froid et les moustiques et nous trois qui étions entassés sur une natte sur quatre mètres cubes de riz en vrac – nous avons dormis comme des anges… coup de bol !

Le lendemain nous avons traversé la brousse. Le paysage changeait doucement de pleine de savane avec des rivières à traverser et des villages vraiment, vraiment paumés au paysage volcanique de l’Itasy, qui ressemblent un petit peu à l’Auvergne.

Nous étions tous bien crevés quand nous sommes arrivés à Mananasy au coucher du soleil. Mananasy est une toute petite ville rurale. Il n’y a qu’une très mauvaise piste qui y mène mais ça a l’air d’être un petit centre pour la région quand-même. L’équipe a bien de la routine pour se mettre à la chasse à endroit où dormir : Nous sommes allés à la commune, où nous avons trouvé l’adjoint du maire. Celui-ci nous a fait un petit sermon de bienvenue (Une petite introduction de courtoisie sur le village, la région, l’histoire, la géologie etc) avant de nous ouvrir leur petite salle de spectacle comme chambre pour la nuit. En suite il nous a tous emmené (toujours suivi par 50 gamins excités, bien sûr) à un petit lac pour nous laver (Non sans nous avertir que c’est tabou de nager dedans (il y a plein de tabous comme-ça ici)).

Tout frais et propres nous nous réjouissions tous de la bière froide et du plat de riz. Mais les gens de Mananasy ont du trop faire la fête la veille : Il n’y avait plus de bière du tout dans le village ! Et, encore plus grave dans notre état affamé, il n’y avait pas suffisamment de bois de chauffe ou de charbon pour cuire du riz pour 12 personnes !

Nous n’avions donc pas le choix que de nous ruer tous sur un petit stand de soupes chinoises que nous avons vidé (Après dix minutes il ne restait plus rien du tout). En suite, j’ai acheté TOUS les biscuits et quelqu’un TOUS les pommes-chips de l’épicerie. On a du avoir une réaction tellement déçue de la nouvelle de l’absence de bière fraiche qu’une petite équipe de villageois a réussi à dénicher neuf petites bouteilles de bières chez quelqu’un. Ces bières avaient du être stockées à côté d’un groupe électrogène – en tout cas elles étaient pas tièdes mais chaudes… mais délicieuses quand-même. Surtout dans notre état, car à ce moment là on avait déjà découvert une bonne petite quantité de rhum…

Le lendemain nous avons rejoint Soavinandriana, où c’était le jour du marché. C’était très impressionnant de voir les foules de gens à pied qui allaient au marché depuis des douzaines de kilomètres de la ville avec ou sans quelque-chose à y vendre !

Après une traversée aventureuse du marché de Soavinandriana nous sommes vite arrivés à Analavory, où nous avons négocié un taxibrousse pour Tana. Nous nous réjouissions tous d’aller tôt au lit. Mes fesses n’auraient pas permis une journée de plus en route (faire du vélo avec un sac de montagne un peu lourd met encore bien plus de pression sur la selle…).

Arrivé chez moi je me réjouissais beaucoup de sauter sous la douche. Hélas, un tuyau avait pété ! Les aventures ne finissent jamais, ici !


Pour faire des tours de ce genre il faut s'assurer d'avoir un VTT robuste et de savoir comment le réparer! Il y a des mécaniciens à vélo dans la plupart des villages, mais ils n'ont souvent pas de quoi réparer des pièces trop complexes de VTT de haute qualité. Un vélo de basse qualité ne supportera guère plus qu'une journée de ces pistes. Une roue cassée au milieu de la savane peut forcer le cycliste de rentrer à pied, ce qui est long et (suivant les endroits) difficile à cause du manque d'eau et de vivres... pour dormir il est pratique de prendre un petit matelas et une couverture, car les nuits peuvent être bien fraiches. Moi j'étais aussi content d'avoir pris un anti-moustiques et des tablettes micropur.

Hike partners: petitNic


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