Trois jours autour de Zinal


Publiziert von stephen Pro , 30. August 2008 um 20:00.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Mittelwallis
Tour Datum:30 Juli 2008
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS 
Zeitbedarf: 3 Tage
Strecke:Zinal - Grand Mountet - Roc de la Vache - Tracuit - Col de Milon - Zinal
Zufahrt zum Ausgangspunkt:Zinal - car postal depuis Sierre
Zufahrt zum Ankunftspunkt:Zinal - car postal depuis Sierre
Unterkunftmöglichkeiten:Hôtels à Zinal, Cabane du Grand Mountet, Cabane de Tracuit, Cabane d'Arpitettaz
Kartennummer:283T Arolla

Ce parcours de trois jours s’est déroulé dans le cadre d’une semaine de randonnée dans le Val d’Anniviers avec un accompagateur en montagne.
1er jour : Zinal – Cabane du Grand Mountet, 1300 m de montée
Nous partons tranquillement de Zinal après une nuit dans le dortoir confortable de l’auberge de la Tzoucdana et un très bon petit déjeuner à l’hôtel du Besso dans le centre du village.   Il fait plutôt frais à l’ombre... impression de fraîcheur qui ne durera pas car, dès le début de la montée, nous passons au côté ensoleillé de la vallée. Très vite il fait chaud ! Une large piste monte au Vichiesso, puis redescend un peu pour franchir le torrent rugissant par deux ponts à 1908 m. C’est ici que la montée commence pour de vrai.
La principale difficulté de cette montée est l’absence de replat pour permettre de souffler. Les sections moyennement raides alternent avec les sections très raides, et on est quasiment tout le temps en plein soleil. Le sentier zigzague et se faufile entre des barres rocheuses, puis met le cap plein sud à travers de raides pentes herbeuses au-dessus du glacier de Zinal.  Au fur et à mesure qu’on monte, la vue vers le sud devient de plus en plus spectaculaire.
Nous pique-niquons sur un petit replat vers 2600 mètres. Une sieste aurait été la bienvenue, mais le ciel se couvre rapidement et notre accompagnateur décide qu’il vaut mieux avancer, car la route est encore longue. Le sentier descend dans un ravin et franchit un torrent sous un toit en béton – on voit bien que les chutes de pierres sont fréquentes à cet endroit, il y a des traces d’éboulements un peu partout. On arrive alors à la partie la plus raide : 200 mètres de montée à travers des barres rocheuses. Cette partie du sentier est équipée de chaînes et de quelques marches en boois ou en pierre. La vue sur la Dent Blanche et le Mont Durand est somptueuse… mais la couleur du ciel derrière ces sommets est plutôt inquiétante ! De toute évidence, un orage se prépare.
En haut de cette partie raide, on arrive enfin sur du plat…   mais c’est loin d’être du plat facile !  La dernière partie de l’itinéraire mène à travers un vaste champ de gros blocs ; il n’y a quasiment plus de sentier. Avancer devient un jeu d’équilibre et de repérage du meilleur itinéraire, aidé par le balisage rouge-blanc. La cabane n’est visible qu’au dernier moment, minuscule devant l’immensité des glaciers descendant de l’Ober Gabelhorn.
La chance est avec nous, nous avons juste le temps d’arriver à la cabane avant que les premières gouttes de pluie commencent à tomber. L’orage éclate pendant que nous nous installons dans notre dortoir, tout en haut au dernier étage. Mais il est de courte durée ; une demi-heure plus tard, nous sommes installés au soleil sur la terrasse pour bavarder autour d’une bière fraîche, tout en observant une cordée qui descend le glacier en face depuis le col entre le Mont Durand et la Dent Blanche.
Pendant le souper, nous sommes surpris de voir arriver un grand groupe d’adolescents - des scouts belges - encadrés par des jeunes à peine plus âgés. Montés depuis Zinal par le Petit Mountet et le glacier, ils s’installent dans le dortoir à côté du nôtre, ce qui nous donne quelques craintes pour la qualité de notre sommeil… mais finalement ils sont plutôt calmes. Le principal dérangement de la nuit provient des éléments : un orage très spectaculaire éclate vers 23 heures et ensuite, il pleut fort pendant plusieurs heures. Dans notre dortoir sous les toits, le bruit du tonnerre et de la pluie est très impressionnant !
2ème jour : Cabane du Grand Mountet – Roc de la Vache – Cabane de Tracuit. 1100 m de descente, 1400 m de montée
La météo s’annonce incertaine avec un gros risque d’orage en seconde partie de journée, et l’étape sera longue. Nous partons donc de très bonne heure : petit déjeuner à cinq heures, départ à six heures. Il fait juste assez jour pour que nous n’ayons pas besoin de nos frontales pour traverser le champ de blocs sous la cabane. Les scouts belges, qui vont aussi à Tracuit, commencent juste à se lever au moment où nous partons. Ils promettent toutefois de nous dépasser et d’arriver à destination avant nous.
La pluie de la nuit est partie ailleurs, il fait beau et frais. Nous redescendons en trois heures jusqu’au pont sous le Vichiesso, en observant pas mal de bouquetins pendant la descente. Puis c’est la montée au Roc de la Vache, montée régulière qui « passe » bien avec l’énergie du matin. Il y a quelques balisages assez fantaisistes dans ce secteur ; en particulier, juste sous le lac d’Arpitettaz, un panneau indiquant la cabane de Tracuit à 2h 30. Même en courant, je ne suis pas sûr que ce serait possible !  Nous montons en forêt et en pente douce d’abord puis, après une pause à la Tsijière de la Vatse, plus raide jusqu’au belvédère à 2581 m.
Nous déjeunons et faisons la sieste un peu en contrebas du sommet puis, après une courte descente pour rejoindre le sentier direct venant de Zinal, nous attaquons la longue montée jusqu’à la cabane. Montée raide, en plein soleil, d’abord dans des alpages puis à travers des pentes d’éboulis. Le sentier monte inexorablement vers une barre rocheuse : la cabane s’y trouve, mais comment y accéder ? Ce n’est que tout à la fin qu’on voit le passage, une cheminée d’une dizaine de mètres de haut, équipée de chaînes. Les prises sont bonnes, ça passe sans dificulté. En haut de cette cheminée, alors que je m’attendais à un grand vide, c’est la surprise totale : derrière la crête, on arrive sur un paysage glaciaire plutôt plat. Encore cinq minutes de marche à travers des névés faciles et nous arrivons à la cabane. Il y a du vent, il fait assez froid ici. J’ai juste le temps de me laver à la fontaine avant que les nuages et la pluie du soir arrivent. Les scouts, eux, n’arriveront que vers 20 heures, mouillés mais apparemment heureux après une très longue journée.
La cabane de Tracuit est nettement moins confortable que celle du Mountet. Les couchages sont très étroits… les places sont numérotées mais il y a quasiment deux numéros par matelas. Certains sont obligés de dormir à cheval sur deux matelas, dans le creux. J’ai de la chance, j’ai pu avoir une place en bout de dortoir, avec un seul voisin à qui donner des coups de coude et de genoux. Les toilettes sont assez loin du bâtiment principal… inévitablement  j’ai besoin d’y aller au milieu de la nuit, tout aussi inévitablement il pleut ! Malgré cela et le manque d’espace, je dors plutôt bien.
Troisième jour : Cabane de Tracuit – Col de Milon – Cabane d’Arpitettaz – Zinal. 400 m de montée, 1800 m de descente
Nous faisons la grasse matinée…   pas par choix, mais le petit déjeuner est servi soit à 5 heures, soit à 8 heures, pas d’autre choix possible. Notre accompagnateur prend pitié de nous et opte pour 8h.
Nous repassons la cheminée dans l’autre sens et redescendons un peu par le sentier de la veille, avant de bifurquer à gauche pour descendre dans le fond de la vallée, que nous traversons vers le sud. La montée de 400 mètres au col de Milon ext extrêmement raide et glissant par endroit : du petit caillou schisteux qui se dérobe sous les pieds, nous faisant reculer d’un demi-pas à chaque pas qu’on avance. On arrive enfin sur du rocher un peu plus stable ; pour la dernière partie de la montée, une longue chaîne facilite aussi les choses. Juste sous le col l’itinéraire devient presque vertical, avec un ou deux très grands pas à monter. Heureusement que la chaîne est là, sinon ce passage serait vraiment difficile pour de simples randonneurs comme moi.
Après le col de Milon, on descend d’abord dans une zone de blocs, puis le sentier se poursuit sur la crête d’une belle moraine, avec le Weisshorn, le Zinalrothorn et le Besso au premier plan devant. On descend la moraine sur toute sa longeur puis, après une courte montée, voilà la terrasse ensoleillée de la cabane d’Arpitettaz qui nous attend. La bière fraîche est très bienvenue, l’excellente soupe aux légumes l’est tout autant !
Une fois de plus l’orage menace, nous ne traînons pas à la terrasse. Nous descendons rapidement vers le fond de la vallée, franchissant plusieurs torrents sur de petites passerelles métalliques. Une dernière pause pour tremper nos pieds dans le lac d’Arpitettaz, puis c’est la dernière descente et la longue traversée de la plaine à l’entrée de Zinal.  Une fois de plus nous avons de la chance avec la météo : nous sommes installés bien à l’abri d’une terrasse du village depuis cinq minutes à peine quand l’orage éclate. Il pleuvra toute la soirée et toute la nuit mais nous aurons réussi à boucler notre tour sans avoir besoin de sortir les vestes imperméables du sac.

Tourengänger: stephen

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