D’Engelberg à Melchtal par le Storeggpass


Publiziert von stephen Pro , 4. August 2013 um 13:31.

Region: Welt » Schweiz » Obwalden
Tour Datum:21 Juli 2013
Wandern Schwierigkeit: T2 - Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: Östliche Melchtaler Alpen   CH-NW   CH-OW   Ruch- und Walenstockgruppe 
Zeitbedarf: 6:00
Aufstieg: 1150 m
Abstieg: 1290 m
Strecke:Engelberg - Wanghütte - Lutersee - Storeggpass - Melchtal
Zufahrt zum Ausgangspunkt:[sbb Engelberg
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo Melchtal, Post, bus pour cff logo Sarnen
Kartennummer:1190 Melchtal, 1191 Engelberg

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Plusieurs cols permettent de passer de la vallée d’Engelberg au Melchtal, un peu plus à l’ouest. Pour ce dimanche caniculaire de la mi-juillet, je choisis le plus facile de ces traversées, celle qui passe par le Lutersee et le col de la Storegg. Je retrouve ma coéquipière du jour à la gare de Lucerne et nous continuons ensemble en train jusqu’à Engelberg. Même à une altitude de mille mètres, la chaleur est accablante…  il y a trois semaines à peine, nous nous plaignions de cet été qui n’arrivait pas (et n’allait sans doute jamais arriver) ; maintenant c’est la chaleur excessive qui nous fait râler… l’être humain est difficile à satisfaire !

Nous quittons la gare d’Engelberg au milieu d’une foule de randonneurs et craignons un moment de n’avoir aucun calme. Mais la foule se dirige comme un seul homme vers la Titlisbahn et, une fois passée la gare du téléphérique, nous nous trouvons seuls sur le sentier. Nous verrons très peu de monde pendant tout le reste de cette randonnée. Nous longeons l’Engelberger Aa jusqu’au petit Eugenisee toujours plus ou moins "en ville", où quelques pêcheurs à la ligne essaient (apparemment en vain) d’attraper l’ingrédient principal de leur déjeuner dominical.

Quittant la ville, le sentier commence maintenant à grimper, atteignant rapidement l’ombre très bienvenue et la fraîcheur relative de la forêt. Un torrent, l'Arnibach, apparaît à droite du sentier, descendant bruyamment le long d’une vallée qui se rétrécit rapidement pour devenir presque une gorge. A moitié visible à travers les arbres, un haut mur de pierre gris clair ferme l’autre versant de la vallée. Le sentier est joli et très bien profilé, de sorte que nous gagnions de l’altitude assez rapidement sans nous fatiguer pour autant et sans trop transpirer. C’est la première fois que nous faisons une randonnée ensemble, et je suis content de voir que notre rythme de marche semble être à peu près le même. Le sentier franchit le torrent sur une passerelle qui a l’air tout neuf, puis continue de monter rive gauche en zigzags, un peu plus raide désormais, montant de plus en plus haut au-dessus du fond du vallon.

Le sentier quitte le couvert de la forêt juste en dessous du chalet de la Wanghütte. L’alpage qui s’étend devant nous est de toute beauté. Derrière les chalets se dresse un haut mur rocheux, fendu au milieu par le vallon raide et caillouteux qui monte au Juchlipass, autre passage possible vers le Melchtal. Vers le sud-est, par-delà l’entaille de la vallée d’Engelberg, toute une chaîne de sommets rocheux s’étend depuis l’Engelberger Rotstock jusqu’au Gross Spannort. Mais la vue la plus imposante est celle vers le sud, vers le Titlis dans toute sa splendeur enneigée, les centaines de touristes qui doivent se trouver au sommet invisibles depuis ici. Si, dans ma prochaine vie, je reviens au monde en tant que vache, c’est ici que j’aimerais revenir.

La prochaine partie de la montée est plus raide et, malheureusement, ne bénéficie pas de l’ombre de la forêt. Nous montons à travers des pentes recouvertes de gros blocs et d’arbres clairsemés jusqu’à l’alpage de Zingel, où une fête alpestre bat son plein avec un orchestre composé d’un accordéon, d’une contrebasse et de cors des Alpes installé sur une butte herbeuse au-dessus de la vallée. Au-dessus de Zingel, le sentier devient très raide sur une courte distance. La raideur de la pente et le soleil de midi qui tape fort nous poussent à nous reposer à l’ombre d’un bosquet pour reprendre nos forces et boire.

Encore une centaine de mètres de montée et nous arrivons au Lutersee, petit lac de montagne situé à 1700 mètres d’altitude dans un cadre somptueux, avec le Titlis en toile de fond. Par cette chaleur, nous espérions qu’il y aurait la possibilité d’une baignade, mais le niveau de l’eau est bas et au bord, le fond du lac n’a pas l’air très ragoûtant. Dommage, car la température de l’eau est parfaite. Nous trouvons un endroit plus ou moins ombragé sous un gros bloc à l’extrémité sud du lac et nous y installons pour manger tranquillement nos sandwiches et faire la sieste pendant une demi-heure. Au début je me mets au soleil, mais sa chaleur est un peu trop vive pour ma peau d’Anglais et je repars vite me cacher à l’ombre.

Même si au Lutersee, nous nous trouvons presque à la même altitude que le col, il nous reste encore pas mal de distance à couvrir avant d’y arriver. Encore du dénivelé aussi, car le sentier commence par perdre une centaine de mètres d’altitude pour descendre dans le fond d’une grosse cuvette rempli de gros blocs et d’éboulis. Nous traversons ensuite sous le flanc raide du Widderfeldstock; ici, le sentier est peu marqué et pas évident à repérer, même si la direction générale à suivre est évidente. Nous traversons un pâturage envahi par les herbes folles, passons sous une haute barre rocheuse, puis entamons la dernière montée au col, très raide à la fin. Le sentier a été à moitié emporté par des avalanches ou des glissements de terrain en plusieurs endroits, laissant un ou deux passages qui seraient délicats par temps de pluie ; même si une chute n’entraînerait probablement rien de trop grave, une bonne glissade et quelques éraflures seraient une certitude.

Nous atteignons le Storeggpass, à une altitude de 1742 mètres, à deux heure st et demie, au bout de quatre heures de marche depuis Engelberg. A quelques mètres sous le col, côté Melchtal, un petit bosquet d’arbres offre un peu d’ombre et nous permet de nous reposer et de nous désaltérer une dernière fois avant la descente. Celle-ci est nettement plus courte que la montée depuis Engelberg, mais aussi nettement plus raide. Il faut aussi l’avouer : cette descente n’est pas très agréable, ce qui explique peut-être le fait que l’itinéraire soit peu fréquenté. Le sentier, quand il y en a un, est en mauvais état, et le plus souvent il n’y a pas de sentier du tout, en tout cas dans la partie supérieure de la descente. Nous descendons obliquement à travers des pâturages pentus, la direction à suivre balisé par des poteaux souvent cachés dans l’herbe haute et difficiles à repérer. Là où il y a des traces de sentier, celui-ci a été creusé et labouré par le passage des vaches. Par cette chaleur, la terre a durci pour former un terrain très propice aux entorses, que nous réussissons heureusement à éviter. La vue vers le Melchtal en dessous est très belle, ce qui compense quelque peu la nature désagréable du terrain sous nos pieds. Des nuages ont commencé à se former autour des sommets, précurseurs des orages annoncés en soirée ; les rayons de soleil passant entre ces nuages éclairent les arbres et champs de la vallée d’une belle lumière de fin d’après-midi.

Nous descendons encore et le sentier continue de ressembler à tout sauf à un sentier ; en dessous du chalet de Hinter Stalden, la carte laisse croire que la trace sera meilleure, mais c'est un faux espoir et nous sommes bien contents lorsque nous tombons enfin sur une route d’alpage à la ferme de Riedgarten, 700 mètres sous le col. Depuis ici, il ne reste qu’un quart d’heure de marche facile jusqu’au village de Melchtal. Nous allons vraisemblablement manquer le bus de justesse et anticipons déjà la bière que nous serons obligés de boire en attendant le suivant… mais le bus a du retard et arrive à l’arrêt exactement en même temps que nous. J’ai très chaud, je suis collant, je dois sentir affreux… mais le bus est plein de gens dans le même état, alors ce n’est pas bien grave. Il nous dépose à Sarnen, d’où nous reprenons le train pour Lucerne. Assoiffes et déshydratés, nous terminons notre journée avec quelques verres de nectar jaune au bord du lac, où le thermomètre affiche encore 30 degrés à six heures et demie du soir.

Tourengänger: stephen


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