Bietschhorn : traversée Éperon E - Arête W


Publiziert von Bertrand Pro , 29. Juli 2013 um 11:35.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Oberwallis
Tour Datum:27 Juli 2013
Hochtouren Schwierigkeit: S
Klettern Schwierigkeit: 4+ (Französische Skala)
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS 
Zeitbedarf: 2 Tage
Aufstieg: 3000 m
Abstieg: 2500 m

Traversée enfin réussie après X reports et annulations au cours des années passées, quand il faisait beau c'était enneigé ou trop sec, quand c'était bon la météo se dégradait, etc...c'était pour nous l'un des derniers grands sommets de l'Oberland encore manquants (ne reste désormais plus que l'Eiger...). Vraiment une montagne à deux faces qui ne se laisse pas gravir facilement :

- l'éperon Est est vraiment une très belle course en rocher des plus convenables dans les (nombreuses) parties grimpantes. Bon ce n'est pas le Salbit, n'exagérons rien, mais pour un sommet réputé être plutôt un gros tas d'éboulis c'est vraiment une bonne surprise. On attrappe de plus le soleil dès le lever du jour. Bref nous étions à la croix au bout de 5h35 chrono du refuge sous la houlette d'un Raoul déchainé. 1/2 heure là-haut à zyeuter le panorama sous une température incroyablement agréable, le bonheur était presque total.

- la descente par l'arête W a rapidement tempéré cette belle euphorie : la Tour Rouge est assez impressionnante mais en bon rocher avec qques spits et broches bien appréciés. La suite est une interminable bavante sur une arête infinie dont le caillou se dégrade au fur et à mesure que la vallée refuse de se rapprocher. La VN emprunte en principe en partie le versant sud, mais les traces de sente sont actuellement sous la glace avec un peu de neige molle dessus : nous avons tenté un ou deux contournements mais il a fallu remettre les crampons et tailler des marches avec un assurage assez précaire avant de revenir sur le fil. Qui est certes en rocher acceptable mais prend bien plus de temps (passages de IV+ dixit le gourou local, Willy Imstepf) avec quasiment pas d'équipement. Curieusement le versant N de l'arête est sec, mais au degré de décomposition minérale atteint il faudrait vraiment être fatigué de vivre pour s'y aventurer...

Bon tout à une fin mais on a trouvé ça nerveusement un peu usant...le genre de truc qu'on n'a guère envie de répéter chaque WE. Il faut sans doute admettre que les années passent et qu'on est simplement de moins en moins courageux, sans doute un peu ramollis par trop de randos familiales, allez savoir...La cordée de devant, composée de deux amazones aussi jolies à regarder que difficiles à suivre, était au sommet à 7h30 et à Blatten en début d'après-midi. Elles avaient pourtant gravi la délicate arête N du Nesthorn en traversée la veille. Bref tout est relatif en montagne ! Un petit coucou à Denise & co si elle lisent ces lignes. La cordée derrière est arrivée à la cabane 2h après nous et devait encore redescendre dans la vallée et reprendre la voiture pour rentrer en Belgique le soir même. Chapeau aussi !

Météo : Grand beau chaud vendredi pour monter à la cabane, cumulus dès le milieu d'après-midi mais sec. Idem samedi, grimpe en quasi T-shirt jusqu'en haut...Vent nul. Dimanche le foehn s'est levé et la plupart des 5 cordées parties pour l'arête W ont dû faire 1/2 tour. Bref on a eu bien de la chance (pour une fois...)

Conditions : Montée au refuge sèche à 99%, 20m de névé juste sous la cabane. Accès à la base de l'éperon est en tb conditions, glacier tout en neige et bien bouché, pente sommitale tracée, même sans regel on n'enfonce pas beaucoup. Eperon 100% sec, conditions parfaites. Descente par l'arête W plus délicate : les contournements usuels par le sud après la Tour Rouge sont encore recouverts de neige avec glace sous jacente, délicat voire dangereux, il faut rester sur le fil mais cela corse parfois pas mal la difficulté (au minimum ça prend plus de temps). La traversée horizontale vers le Bietschjoch est en neige, bien agréable. La sente de descente du Bietschjoch à la cabane est parfois enneigée mais sans souci actuellement (pas besoin de remettre les crampons), les névés du bas permettent même de rutscher agréablement.

Horaire : Vendredi, montée en 6h15 à la cabane depuis la gare, yc 45mn de kaskrout. Samedi, départ refuge 2h40, sommet 8h15 / 8h45, Bietschhornhütte 14h45.

Participants : Agnès, Raoul C (guide). 1 cordée devant et une cordée derrière. 1 cordée en AR par l'arête N, personne n'est monté par l'arête W (cf conditions)

Refuges : Toujours un accueil magnifique à Baltschiederklause, les 6h30 d'accès sont donc amplement repayés. Dégustation de fromages ce soir là. P-déj servi à n'importe quelle heure sur demande. A la descente, nous avons redormi à Bietschhornhütte pour le simple plaisir de rester en montagne plus longtemps avant le retour vers la fournaise et la foule de la plaine, une petite cabane rustique comme il n'en reste plus beaucoup en Suisse. On mange remarquablement en quantité & qualité dans les 2 refuges. C'était la 4ème fois que je montais là-haut, je ne sais pas si c'est un record mais une bonne dose d'idéalisme est de rigueur, la cabane est souvent décrite comme la "plus éloignée" des toutes les Alpes Suisses. En rando la 1ère fois, entre les 5 Tours du Stockhorn et l'arête Blanchet au Breithorn la seconde, au Jägihorn et au Nesthorn la 3ème, bref ne restait plus guère que le Bietschhorn...on va se creuser la tête pour trouver encore un nouveau motif de remonter là haut !

Topo détaillé ici


Tourengänger: Bertrand


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Kommentare (1)


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Basti hat gesagt:
Gesendet am 29. Juli 2013 um 13:09
Very good! Well done!
Greetings!
Sebastian


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