Sur le "Jänzi Panorama Trail"… de la poudre (presque) aux yeux ;-)


Publiziert von stephen Pro , 11. Februar 2013 um 19:52.

Region: Welt » Schweiz » Obwalden
Tour Datum:10 Februar 2013
Schneeshuhtouren Schwierigkeit: WT1 - Leichte Schneeschuhwanderung
Wegpunkte:
Geo-Tags: Pilatusgebiet   CH-OW 
Zeitbedarf: 4:30
Aufstieg: 630 m
Abstieg: 630 m
Strecke:Langis - Jänzi - Wolfetsmatt - Honegg - Langis
Zufahrt zum Ausgangspunkt:cff logo Langis, car postal depuis cff logo Sarnen
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo Langis, car postal pour cff logo Sarnen. Dernière course vers 17 heures.

English version here

Avec les chutes de neige qui se sont produites tout au long de la semaine  - et notamment dans la nuit de vendredi à samedi, il était évident que les conditions d'enneigement seraient exceptionnelles ce week-end. Le seul doute qui persistait concernait la météo du dimanche, encore incertaine en milieu de semaine. Je choisis donc un tour facile, faisable sans problème même par conditions moyennes. J'invite quatre ou cinq collègues de bureau mais, en fin de compte, une seule est disponible.

Dimanche matin, il fait gris à Zug (combien de fois ai-je écrit cela depuis un an ?) et, entre Cham et Ebikon, c'est dans le brouillard que le train interrégio avance vers Lucerne. Le Rotsee commence juste à geler : l'année dernière à la même époque, cela faisait déjà plusieurs jours qu'on patinait dessus. Alors que le train dépasse l'extrémité "urbaine" du petit lac, nous sortons enfin de la grisaille et voilà, subitement, le Pilatus entièrement blanc et scintillant sous un ciel bleu profond, comme un immense gâteau. Un maître pâtissier n'aurait pas fait mieux ! 

Je retrouve ma collègue à la gare de Lucerne ; nous prenons le train pour Sarnen, puis un car postal qui grimpe rapidement au-dessus de la vallée. Ma collègue a grandi dans la région et m'indique les lieux qu'elle connaît, les endroits où elle a passé du temps pendant sa jeunesse. Elle connaît la moitié des gens dans le bus et discute avec eux, ce sont les parents d'anciens camarades de classe ; du coup, pour une fois, je me sens un peu moins "touriste étranger" dans ce petit coin de la Suisse. La route est spectaculaire et, au-dessus de Stalden,  enneigée ; le bus paraît immense et je dois me retenir pour ne pas m'agripper au siège de devant dans les virages.  

Nous descendons à Langis, terminus de la ligne de bus et aussi de la route. En été, celle-ci continue jusqu'au Glaubenbergpass avant de redescendre vers Entlebuch ; en hiver, on ne va pas plus loin que Langis. Après une visite au magasin de sport pour rectifier un petit oubli (lunettes de soleil, indispensables par de telles conditions), nous chaussons nos raquettes et nous mettons en route.

Jusqu'à Schwendi Kaltbad, nous suivons une large piste damée, visiblement une promenade hivernale appréciée des familles. Nous dépassons même une vieille dame avec un manteau de fourrure et un parasol qui se dirige lentement vers le restaurant Kaltbad. Puis nous partons à gauche, suivant une trace de raquettes déjà bien creusée dans la neige fraîche. Tout de suite il n'y a plus personne, seulement le calme de la forêt, le bleu du ciel et le blanc des montagnes lointaines.  Nous rattrapons une dame qui va plus lentement que nous ; je m'écarte de la trace pour la dépasser… et soudainement je deviens conscient de la quantité de neige fraîche qu'il y a. Même en raquettes, je m'enfonce jusqu'aux genoux dans une neige poudreuse incroyablement fine, sèche et légère. Heureusement qu'elle est légère d'ailleurs, sinon toute progression en dehors de la trace serait un calvaire.

Nous loupons une bifurcation, redescendons vers le fond de la vallée et sommes obligés de suivre une piste de ski de fond sur une courte distance jusqu'à Oberes Schlierental, où nous faisons une pause eau et Farmer avant de nous lancer dans la "grosse" ascension de la journée. La trace monte vers la lisière de la forêt, puis s'enfonce dedans, passant sous des arbres lourds de neige qui, de temps en temps, dégagent leur fardeau dans une mini-avalanche de poudre blanche fine comme de la vapeur. La trace est tellement profonde que nous avons un peu 'impression de remonter une piste de bobsleigh : jamais je n'ai vu une telle profondeur de neige poudreuse. Un groupe venant en sens inverse reconnaît ma collègue ; encore des parents de camarades de classe. Nous sommes de toute évidence dans un coin où tout le monde se connaît depuis toujours !  Nous poursuivons par forêts et clairières, puis voici la dernière pente, courte mais raide, avant le sommet arrondi et aplati du Jänzi.

Jusqu'à ici, il n'y a pas eu de grands panoramas, la beauté de la montée a été celle des arbres et des vastes clairières recouvertes de neige immaculée. Mais en arrivant au sommet, d'un seul coup, la moitié de la Suisse semble être visible malgré notre altitude très modeste de 1738 mètres. Je connais encore mal tous ces sommets de la Suisse centrale et orientale mais, à nous deux, nous réussissons à en identifier pas mal : Stanserhorn, Brisen, Titlis, Urirotstock et d'innombrables alpages que ma collègue connaît mieux que les sommets. Tout là-bas vers le sud, au-delà de Lungern et du Brünigpass se dresse une immense barrière de rocher qui ne peut être que l'un des grands bernois : le Wetterhorn, peut-être ?  Pour manger, nous trouvons un endroit où la neige est déjà quelque peu tassée, ce qui ne nous empêche pas de nous enfoncer comme dans un fauteuil profond en nous asseyant. Le repas est entièrement fait maison : soupe aux légumes, sandwiches et Birewegge, une spécialité régionale que je ne connaissais pas encore. Le tout sous un soleil presque chaud malgré le froid et face à un paysage incomparable : que demander de plus ?

Vers deux heures, nous commençons la descente, plein sud dans des pentes moyennement raides sur lesquelles je suis presque tenté de dire que la neige est "trop" bonne. La poudreuse est tellement profonde que je m'enfonce parfois jusqu'à mi-cuisse, la descente devient presque plus physique que la montée ! Nous plongeons vers l'alpage de Siwellenbrunnen, les eaux bleues du Sarner See tout là-bas derrière, puis continuons des descendre par bosquets et clairières où, au vu des innombrables traces de skis et de raquettes, nous ne sommes pas les premiers à nous amuser depuis le début du week-end. Nous passons la grande clairière de Wolfetsmatt, puis descendons encore jusqu'à Stillenbach, où un choix s'impose. Soit nous poursuivons la descente jusqu'à Ramersberg juste au-dessus de Sarnen, soit nous bifurquons vers l'ouest pour retrouver notre point de départ à Langis. Le temps indiqué est plus ou moins équivalent pour les deux options, l'attente probable du bus aussi…   ce qui nous décide finalement, c'est la certitude qu'à Langis, il y aura de la bière ! 

S'ensuit une partie un peu moins intéressante, où la trace, en faux plat montant, suit une route d'alpage qui contourne la crête sur laquelle nous étions tout à l'heure. Ce faux plat continue de monter sur quelque 150 mètres. A l'alpage de Ritzenmatt, de grosses vagues de neige s'étalent devant le chalet alors qu'une double ligne de poteaux de clôture est presque – mais pas entièrement – ensevelie, avec pour conséquence un effet assez comique de soucoupes blanches alignées dans la neige. A Honegg, où nous atteignons enfin la fin de cette partie "plate", nous faisons une dernière pause sur un banc particulièrement panoramique, alors que les premiers cirrus arrivent depuis l'ouest, annonçant la prochaine vague de neige.  Au-delà de Honegg, une courte descente nous ramène sur la route du Glaubenbergpass à quelques de centaines de mètres en dessous de Langis. Nous y arrivons quarante minutes avant le départ du bus, exactement le temps qu'il faut pour boire une bière bien méritée.

Parfois il y a des journées parfaites ; c'en était une.

Tourengänger: stephen


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