Scex Rouge - Quille du Diable - Cab. Prarochet - Sanetsch - Gsteig


Publiziert von antoineb , 12. November 2012 um 18:25.

Region: Welt » Schweiz » Waadt » Waadtländer Alpen
Tour Datum:10 September 2012
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS   CH-BE 
Zeitbedarf: 4:30

Superbe promenade mêlant marche sur glacier (facile et marqué), lapiaz (un ou deux petits pas de T3), pierriers, prairies, et conduisant au joli lac du Sanetsch.

Départ depuis le Col du Pillon, téléphérique Glacier 3000.  Attention le billet est un peu cher, mais les réductions comme demi-tarif CFF sont acceptées.
La montée à pied est possible, mais longue (environ 1400m de dénivelé), un peu laborieuse par endroits (pierriers aux alentours de l'ancienne station de Pierrepointes, et surtout comporte des passages exposés dont le premier avec une plaque-souvenir pour une jeune Américain qui s'était tué là dans les années 1920.

La première benne monte à 9h donc impossible d'être en haut avant 9h20.  Par beau jour d'été il vaut évidemment mieux être tôt pour pouvoir marcher sur un glacier encore dur plutôt que de patauger dans de la neige fondue.

Depuis la station supérieure - prendre le temps d'admirer la vue depuis le point de vue tout proche -, l'itinéraire suit simplement la ligne de crête, puis plus bas la quitte pour obliquer à gauche et ramener sur l'itinéraire piéton de traversée du glacier, dûment damé.

On suit simplement cet itinéraire pour arriver à la Quille du Diable (ou Tour St-Martin).  Avant d'y parvenir, on peut aller au bord du vide et profiter d'un beau point de vue sur le Sommet des Diablerets, point culminant du Canton de Vaud, et son glacier qui a bien maigri le pauvre.

A la Quille du Diable on a une belle vue dans le vide vers Derborence, et on peut profiter de s'arrêter au "Refuge l'Espace", où la cuisine est très correcte pour un tel endroit.  Le seul risque étant de trop s'attarder en raison du confort, et de prendre du retard pour la suite.

Ensuite le sentier, marqué par traces de peinture, ne prend pas directement vers la cabane de Prarochet que l'on aperçoit au milieu des lapiaz, mais tire à droite pour venir sous la Quille du Diable.  Ensuite, bien suivre les marques de peinture et les nombreux caïrns.  Par beau temps aucun risque, au pire on prend une mauvaise option nécessitant deux pas de varappe sur un bloc, voire on doit rebrousser chemin.  Par contre par mauvais temps, le terrain devient dangereux car il est facile de s'y perdre, et qu'il est plein de trous, de différences de niveau brutales, et donc il serait facile de faire une chute causant une blessure plus ou moins handicapante.

On arrive donc à la cabane de Prarochet, où l'accueil est excellent, et où la terrasse offre une vue superbe.  Si bien que là encore, on pourrait être tenté de s'attarder...

On suit les marques "Sanetsch" et on continue sur les lapiaz en dessous de la cabane en tirant vers la gauche, pour un encore assez long passage agrémenté de petits lacs.  Enfin on sort des lapiaz pour aboutir d'abord dans une zone de pierriers, puis une zone de prairies à l'approche du col de Sénin (ou du Sanetsch).

On suit les panneaux pour le Sanetsch.  La petite déception c'est qu'on se trouve d'abord à traverser la route venant du Valais, puis même à devoir la suivre pendant quelques centaines de mètres, et le passage des voitures emmenant des gourmands dîner à l'Auberge, casse un peu le caractère sauvage de cette balade.  Heureusement c'est bref.

Ensuite on a le choix de la rive du lac pour rejoindre l'auberge.  Personnellement je pense la rive droite bien préférable, avec son petit sentier assez facile si l'on excepte quelques escaliers mais munis de rampes devant permettre le passage de tout promeneur.  Par contre en rive gauche on a soit un sentier assez casse-pattes dans des pierriers, soit encore la route, ce qui serait dommage.

On arrive enfin à l'auberge du Sanetsch, à la cuisine réputée, et elle le mérite!  En marchant vite on peut y arriver en 3h, mais en moyenne et avec des marcheurs amateurs on met plutôt 3h454-4h, sans compter les pauses.

Pour le retour, on a le choix entre:
- le petit télécabine, qui est pris d'assaut les beaux jours si bien qu'on doit réserver sa place à l'auberge et qu'on peut devoir attendre une voire deux heures.
- le sentier.  Celui-ci est sympathique et offre de belles vues, mais dans sa partie supérieure il comporte des passages raides et un ou deux passages un petit peu exposés, donc il n'est pas adapté à tout le monde.  Surtout qu'à ce stade de la balade on a déjà marché entre 3h et 4h.

Depuis la station inférieure du télécabine il ne reste plus alors qu'à rejoindre Gsteig à pied (10-15 minutes).  Puis à emprunter le car postal pour revenir au Col du Pillon.
VARIANTE LOGISTIQUE:  comme le car postal ne passe pas très fréquemment, et qu'il ne passe pas très tard en dehors de la saison d'été, il peut être intelligent de laisser sa voiture à Gsteig, de prendre le premier car postal pour le Col du Pillon.  Ainsi on n'est pas sous pression pour terminer la boucle et risquer de rater le dernier car...


Cotation:  c'est essentiellement T2, même si un ou deux pas sur les lapiaz de Tsanfleuron peuvent demander une main pour l'équilibre (T3).  La marche sur le glacier est sans difficulté aucune puisque le terrain est marqué et damé.  Par contre c'est relativement exigeant à cause de la durée (environ 4h jusqu'au Sanetsch, ajouter 1h jusqu'à Gsteig), de la distance (13km jusqu'au Sanetsch), et du dénivelé.

Tourengänger: antoineb


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