Tour du lac des Quatre Cantons : dixième étape, d'Ennetbürgen à la prairie du Rütli


Publiziert von stephen Pro , 18. Juli 2012 um 20:14.

Region: Welt » Schweiz » Nidwalden
Tour Datum:15 Juli 2012
Wandern Schwierigkeit: T2 - Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-NW   Bauen - Brisen - Bürgenstock   CH-UR 
Zeitbedarf: 5:00
Aufstieg: 780 m
Abstieg: 780 m
Strecke:Ennetbürgen - Buochs - Beckenried - Risleten - Volligen - Rütli
Zufahrt zum Ausgangspunkt:cff logo Ennetbürgen, Post, car postal depuis cff logo Stans
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo Rütli, bateau pour cff logo Flüelen, cff logo Brunnen, cff logo Luzern

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La boucle est bouclée

Toute bonne chose à une fin ; voici donc venue la dernière étape de ma randonnée en boucle autour du lac des Quatre Cantons. Une étape longue mais facile pour terminer, avec un début plat et une seconde partie faite de plusieurs montées et descentes.

Une fois de plus, les prévisions météorologiques sont mitigées. Le ciel est gris lorsque je me lève, mais ce n'est pas un gris uniforme et il y a du bleu là-bas vers l'ouest, alors je décide de tenter ma chance, même si ce serait dommage de terminer le tour sous la pluie. Quelques gouttes tombent pendant que je marche jusqu'à la gare et, entre Zug et Lucerne, le ciel s'ouvre et balance des trombes d'eau sur le train. Mais, le temps de changer de train à Lucerne et de parcourir les quelques kilomètres jusqu'à Stans, le déluge s'est arrêté. A Lucerne, une famille de touristes indiens est en train de perdre la bataille contre une montagne de valises – au moins deux par personne – qu'ils essaient tant bien que mal de charger dans le petit train régional.

Je prends le car postal de Stans à Ennetbürgen, où je retrouve mon itinéraire là où je l'ai quitté il y a une semaine. Il ne pleut plus et, même si la couverture nuageuses reste importante pour le moment, le ciel commence à se dégager. Une fois de plus, la veste imperméable pourra rester dans le sac. Une vieille cabine téléphonique anglaise décore un coin de jardin dans l'une des rues résidentielles que je prends pour quitter Ennetbürgen. Une succession de sentiers goudronnées me fait traverser plusieurs ruisseaux et une rivière plus importante, l'Engelberger Aa, avant d'arriver à Buochs. Buochs est encore un de ces bourgs de Suisse centrale où le vieux et minuscule centre du village autour de l'embarcadère a été complètement englouti par les constructions modernes qui ont poussé tout autour. Le long du lac, de grandes villas se cachent derrière des clôtures métalliques et des portails électriques conçus pour résister à un char.

Les deux premières heures de cette étape se font intégralement sur des revêtements goudronnés… impossible d'éviter la route entre Buochs et Beckenried. C'est le plus long tronçon goudronné de tout le tour du lac, plus long encore que la section entre Greppen et Küssnacht. Heureusement, la vue est tout simplement magnifique. Il ne doit pas y avoir de meilleur endroit pour observer le massif du Rigi dans sa totalité : tout est visible, du Rigi-Kulm coiffé de son antenne loin au nord, à la Hochflue raide et rocheuse juste en face, de l'autre côté du lac. Des montagnes déjà vues au cours des premières étapes du tour réapparaissent pour me rappeler que la fin est proche : voici de nouveau les Mythen, alors que les falaises du Fronalpstock deviennent visibles au-dessus de Seelisberg.

A Beckenried, je refais connaissance avec mon amie l'autoroute du Gotthard, toujours perchée sur son viaduc. La nuisance sonore est nettement moins importante ici qu'entre Hergiswil et Stansstad, mais le viaduc gâche quand même méchamment le paysage pendant deux ou trois kilomètres à l'est de Beckenried.

Au bout de deux heures, je quitte enfin le goudron pour un sentier qui descend au bord du lac. Un groupe de plongeurs est en train de se préparer, mettant leur combinaison à l'aspect lourd et peu confortable, et faisant les derniers réglages à leur matériel compliqué et sans doute encore plus lourd. Le sentier plonge entre des lilas en pleine floraison (étonnant à la mi-juillet), puis suit la rive du lac jusqu'à Risleten, où un torrent tumultueux arrive dans le lac par une gorge raide et étroite. Je remonte le côté est de cette gorge par un sentier en lacets qui vient visiblement de subir son grand nettoyage du printemps. Les marques de balisage sont tout neufs et le sentier est couvert d'herbes coupées ; quelqu'un a dû passer avec une débroussailleuse tout récemment.

A partir d'ici, la suite de la randonnée est un régal. Le sentier remonte le flanc raide et boisé du Stützberg vers l'est. Cette forêt est moins oppressante que celle de l'Unter Nas ; les arbres sont un peu moins proches les uns des autres, laissant passer la lumière du soleil devenu chaud. Cette section de l'itinéraire ressemble fortement aux sentiers qui traversent les pentes de la Hochflue juste en face : jamais difficile, le sentier est étroit et parfois exposé, il y a des endroits où il ne faut pas mettre le pied gauche trop à gauche…  Une trouée dans les arbres sur un éperon rocheux offre une échappée inattendue vers les Mythen, avec les villes de Schwyz et Brunnen à leurs pieds. Directement en face sur la rive nord du lac, voici l'alpage pentue de Bärfalle que j'ai traversé pendant la troisième étape, une minuscule tâche de vert clair noyée au milieu de la forêt vert foncé.

A la sortie de la forêt, il faut à nouveau marcher sur la route pendant deux kilomètres mais, une fois de plus, la vue est tellement belle que j'oublie le revêtement dur sous mes pieds. Puis je descends à travers champs jusqu'au hameau de Volligen, juste au-dessus de Treib où le vapeur Gallia est en train d'accoster et où je retrouve le canton d'Uri.  La fin est toute proche maintenant. A l'extrémité est de Volligen, après être passé sous la voie du funiculaire Treib-Seelisberg, je quitte la partie centrale du lac pour tourner une nouvelle fois vers le sud, vers l'Urner See. Devant une ferme, deux enfants jouent sur le sentier… ils ne savent sans doute pas encore qu'ils sont probablement en train de grandir dans la maison habitée la plus proche du berceau de leur pays.

Le dernier kilomètre. Je prends mon temps, subitement je n'ai plus du tout envie que cette randonnée se termine. On se met en route au début d'une longue randonnée avec l'intention de la terminer, puis, lorsque la fin arrive, on se trouve tout triste et on aimerait que ça continue pendant une autre dizaine de jours. Dans la dernière descente vers la prairie Rütli, je vois les premières bornes de la Voie suisse : Luzern, Obwalden, Nidwalden, Schwyz… puis, tout à la fin, Uri. Et me revoici au Rütli, où l'histoire de la Suisse moderne a commencé en 1291 et où j'ai commencé mon tour du lac des Quatre Cantons il y a quelques semaines, à la fin du mois d'avril par un jour de bise. Je bois une bière à la buvette très accueillante, puis je termine ma rando en descendant jusqu'au bord du lac, où le MS Winkelried vient juste d'arriver. Mon tour a commencé par une promenade en bateau ; logiquement, il se termine de la même manière.
 
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Tourengänger: stephen


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