Tour du Mont Blanc


Publiziert von stephen Pro , 1. August 2007 um 11:49.

Region: Welt » Frankreich » Haute-Savoie » Massif du Mont Blanc
Tour Datum:16 Juli 2007
Wandern Schwierigkeit: T2 - Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS   I   F 
Zeitbedarf: 12 Tage
Strecke:Boucle commençant et finissant à Chamonix
Zufahrt zum Ausgangspunkt:Train via Martigny et Le Châtelard
Zufahrt zum Ankunftspunkt:Idem
Unterkunftmöglichkeiten:Voir le récit
Kartennummer:IGN 3630 OT et 3531 ET

Jour 1 : de Planpraz aux Houches, par le Brévent et le refuge de Bel Lachat

Après une montée en télécabine jusqu’à Planpraz (1999 m), notre tour commence par une montée raide jusqu’au col du Brévent à 2368 m. Il fait grand beau et très chaud (35 degrés dans la vallée), le panorama du massif est superbe, s’étendant de l’aiguille du Tour jusqu’au Mont Blanc lui-même, coiffé d’un tout petit chapeau de nuages.  Deux petites échelles nous conduisent sous le sommet du Brévent, que nous laissons aux foules de touristes pour redescendre sur le refuge Bel Lachat. La première journée se termine par une descente longue, jolie et chaude jusqu’à Merlet, au-dessus des Houches (quelques courts passages aériens avec câbles, aucun problème par temps sec).

Jour 2 : des Houches aux Contamines, par le col de Tricot et les chalets de Miage

Il fait toujours aussi beau et chaud, même si le chapeau de nuages du Mont Blanc a grandi un peu. Un habitant informe notre accompagnatrice que le sentier du col de Voza est en mauvais état, nous montons donc directement à Bellevue par un très joli sentier en forêt, à l’abri du soleil déjà chaud. Au self de Bellevue, pourtant accessible sans hélicoptère, une bouteille d’eau de 75 cl coûte 4,60 euros !

Nou continuons en balcon jusqu’au pont suspendu sous le glacier de Bionnassay, puis montons au col de Tricot (2120 m) où nous pique-niquons au milieu des moutons. La descente depuis le col jusqu’aux chalets de Miage est pénible : 500 mètres de sentier raide, glissant par endroits, sans répit.  Le site des chalets de Miage est très beau avec ses vieux bâtisses, son torrent et ses chevaux. Une petite grimpette jusqu’au chalets du Truc puis la journée s’achève par une nouvelle longue descente vers les Contamines.

Jour 3 : des Contamines à Nant Borrant, par le refuge de Tré-la-Tête

Pour cette troisième journée nous prenons la variante dite « sentier Claudius Bernard » apparemment peu utilisée, car nous voyons très peu de monde.  C’est d’abord une belle montée régulière le long du Nant d’Armancette, un sentier tout en lacets qui se monte facilement. Puis un joli sentier balcon, assez étroit, qui traverse jusqu’au refuge de Tré-la-Tête. Nou arrivons au refuge en même temps que l’hélico de ravitaillement, qui fait un nombre impressionnant d’allers-retours entre refuge et vallée pendant l’heure que nous y restons.  Belle descente en forêt ensuite jusqu’à la cascade de Combe Noire et à l’excellent gîte de Nant Borrant.

 Jour 4 : de Nant Borrant aux Chapieux, par les cols du Bonhomme, de la Croix-du-Bonhomme et des Fours

On annonce l’arrivée de mauvais temps, mais quand nous partons du gîte à 7h 30 il fait toujours aussi beau. La journée commence par une longue et belle montée toute en douceur usqu’au refuge de Balme, avec de belles vues devant et derrière. Le sentier devient ensuite plus raide pendant un moment, puis traverse un grand névé plat et grimpe de nouveau jusqu’au col du Bonhomme (2329 m).

La traversée jusqu’au col de la Croix de Bonhomme (2433 m) est marquée comme passage délicat sur la carte IGN, mais avec le beau temps elle ne pose aucu problème. On marche sur du rocher, l’itinéraire est sans doute difficile à repérer par mauvaise visibilité.

Nous montons des pentes faciles au col des Fours puis à la Tête Nord des Fours (2756 m), mais les nuages de plus en plus présents nous empêchent de voir le Mont Blanc. Par contre, toute notre montée depuis Nant Borrant est là devant nous ; on se rend compte de la distance parcourue en une matinée !

Nous devions poursuivre par le lac de Mya mais l’orage menace ; nous redescendons donc à la Croix du Bonhomme puis aux Chapieux par l’itinéraire classique. Les psysages sont toujours somptueux – vues magnifiques sur le Beaufortain – mais le sentier est raviné et érodé. Il n’y a plus d’eau chaude quand nous arrivons au gîte, mais il fait tellement chaud que la douche froide est presque bienvenue ! L’orage finit enfin par éclater vers 20 heures, pendant que nous soupons.

Jour 5 : des Chapieux au refuge Elisabetta, par le col de la Seigne

Nous allons en minibus jusqu’à la Ville des Glaciers pour éviter 5 km de marche sur route. La « Ville » des Glaciers consiste en fait de deux maisons.  En dehors de la Ville, nous pouvons admirer l’Aiguille des Glaciers et le Glacier des Glaciers sous les premiers rayons de soleil du matin. L’itinéraire est assez plat usqu’au refuge des Mottets, puis grimpe régulièrement jusqu’au col de la Seigne (2516 m), où nous sommes accueillis par un vent froid.

A partir du col, nous quittons l’itinéraire classique et partons complètement hors sentier, traversant névés et éboulis pour passer au nord des Pyramides Calcaires. Nous déjeunons dans un creux à l’abri du vent, en observant des bouquetins sur les parois au-dessus. Puis, retrouvant une trace de sentier, nous descendons le long de la moraine du glacier d’Estelette jusqu’au refuge Elisabetta, joliment situé en face du point de convergence des glaciers d’estelette et de la Lée Blanche. Douches à jetons avec 30 litres par jeton mais c’est très large ; nous arrivons quasiment à nous doucher à deux par jeton. Le refuge est plein à craquer, il y a deux services pour le souper, au premier service il faut se dépêcher un peu trop pour libérer les tables. Après le souper, un bel orage éclate : sous les nuages et le ciel orageux, l’Aiguille Noire de Peuterey fait franchement peur, un paysage sorti tout droit du Mordor…

Jour 6 : du refuge Elisabetta à Courmayeur, par le col Checroui

Nous partons de bonne heure, descendant dans le fond du val Veni, que nous suivons jusqu’au lac de Combal. Après les orages de la nuit passée, il y a de beaux jeux de lumière entre soleil levant et brumes résiduelles. Nous faisons un petit détour pour voir le lac de Miage, puis attaquons la vraie montée de la journée, raide et soutenue jusqu’à l’Arp Vieille supérieure (2303 m). Il reste pas mal de nuages accrochés au massif du Mont Blanc ; ça cache les sommets mais c’est très beau.

Peu avant le col Chécroui, les remontées mécaniques font leur apparition et le paysage devient moins intéressant. La descente depuis maison Vieille jusqu’à Courmayeur se déroule en grande partie sur des pistes de ski et est le seul (court) passage vraiment pénible et inintéressant de tout le tour.  Nous arrivons dans Courmayeur par le très joli village de Dolonne.  Nous avos la chance d’y arriver juste avant l’orage, qui continuera toute la soirée et une bonne partie de la nuit.

Jour 7 : de Courmayeur à Lavachey, par le Mont de la Saxe, le col Sapin et le val Armina

Peut-être la plus belle journée de toutes. La pluie est partie en nettoyant l’air ; ciel bleu et visibilité parfaite.  Nous montons en forêt jusqu’au refuge Bertone, puis continuons sur le mont de la Saxe, entre petites gouilles, fleurs et troupeux de vaches. Tout le versant italien du massif du Mont Blanc est là devant nous, un vrai paysage de carte postale. Il ne manque que Heidi…  peut-être parce que nous sommes en Italie :-)

Nous contournons la Testa Bernada pour pique-niquer sous la Tête de la Tronche, à l’abri d’un petit vent frais.  Une courte descente raide nous mène au col Sapin, puis dans le magnifique vallon d’Armina. Je n’avais jamais vu autant de fleurs sauvages différentes ; pendant une heure nous descendons au milieu d’un véritable jardin alpin, avec les Grandes Jorasses en toile de fond. Dernière descente en forêt jusqu’à l’auberge de Lavachey, où nous dormons confortablement après un très bon souper.

Jour 8 : de Lavachey à la Fouly, par le Grand Col Ferret

Les prévisions météo ne sont pas optimistes, on annonce des orages dès midi. Nous partons très tôt pour faire les plus de route possible au sec.  Le ciel est bleu mais ça ne dure pas ; après le refuge Elena les nuages arrivent rapidement. Il était question de faire la variante par la Tête de Ferret et le Petit Col Ferret mais vu la tournure des événements, nous nous contentons du Grand Col Ferret (2537 m), plus facile.  Les premières gouttes de pluie nous accueillent à la frontière suisse ; nous sortons les vestes imperméables pour la première fois depuis le début du tour. Le Grand Combin se montre très brièvement puis se cache dans les nuages. Nous descendons rapidement à la Peule, où nous mangeons à l’abri. Puis c’est un sentier en balcon au-dessus du haut Val Ferret qui nous mène jusqu’à la Fouly pour la nuit.

Jour 9 : de la Fouly à Arpette, par Champex

La matinée est encore nuageux, avec quelques petites averses, mais il y a une très belle lumière dans le Val Ferret. Cette journée tranquille nous fait emprunter de jolis sentiers en sous-bois le long de la Dranse de Ferret, d’abord jusqu’à Praz de Fort puis, avec la réapparition du soleil, à Issert où nous pique-niquons au bord du torrent derrière un vieux moulin. Une bonne grimpette en forêt jusqu’à Champex puis, après une bière au bord du lac, une dernière courte montée le long d’un beau torrent jusqu’au relais d’Arpette, où nous mangeons une très bonne fondue.

Jour 10 : d’Arpette à Trient par la Fenêtre d’Arpette

Nous avons de la chance : grand beau temps pour la Fenêtre d’Arpette. Etape que je redoutais un peu mais qui finalement n’a rien d’effrayant.  Nous montons d’abord doucement au fond du vallon, puis le sentier devient de plus en plus raide et rocheux. Plusieurs replats facilitent la montée et nous permettent de souffler un peu. La dernière partie de la montée est un jeu de piste dans de gros blocs avant d’arriver au col minuscule à  2665 m. Tout d’un coup, devant, il y a le glacier du Trient et l’aiguille du Tour, c’est vraiment un des moments forts du circuit.

La descente est longue et raide, mais ni vertigineuse ni vraiment difficile, il faut juste faire attention de ne pas se tordre une cheville…  Nous pique-niquons et faisons la sieste à mi-descente sur un énorme rocher plat, avec le glacier étalé devant nos yeux. Après, la descente se poursuit, raide jusqu’au Chalet du Glacier puis plus doucement le long du bisse du Trient. Une dernière descente sur un agréable sentier herbeux nous conduit au village de Trient pour la nuit.

Jour 11 : de Trient à Tré-le-Champ, par les Tseppes et l’Aiguillette des Posettes

Il refera très chaud ; nous partons donc tôt pour profiter de la fraîche. Le sentier monte en forêt, en lacets. Peu avant les Tseppes, un homme est en train de nettoyer le sentier (qui n’est pourtant pas encombré) avec une souffleuse à feuilles…  exemple extrême de la propreté suisse ?

Depuis les Tseppes, il y a une belle vue sur le glacier des Grands. Ensuite, un sentier balcon au-dessus de la vallée de Vallorcine nous mène à l’alpage de Catogne, puis au nord de la Tête de Balme sans passer par le Col de Balme. Arrivés en haut d’une petite montée, tout le massif du Mont Blanc est subitement là devant nous : Chardonet, Aiguille Verte, Drus, Aiguilles de Chamonix et tout le reste. Sous un ciel sans nuage c’est superbe. Nous continuons par l’aiguillette des Posettes, puis par une desente assez raide jusqu’à Tré-le-Champ où nous passons notre dernière nuit.

Jour 12 : de Tré-le-Champ à la Flégère, par les lacs des Chéserys et le lac Blanc

Il va faire chaud et il y aura sans doute beaucoup de monde sur cette dernière étape. Pour profiter de la fraîche et du calme, nous sommes debout à 5h 45 et en route à 7h 15. Nous montons le long de la route jusqu’au col des Montets, puis par un sentier en lacets sous les Aiguilles Rouges. Arrivés sur le replat, nous observons une femelle bouquetin et son petit de tout près. Puis nous quittons le sentier pour suivre toute l’enfilade des lacs des Chéserys. Certains se baignent… piscine avec vue magnifique mais l’eau est froide !

Si nous avons les lacs des Chéserys pour nous tout seuls, autour du lac Blanc c’est la foule. Mais il nous suffit de monter de 100 mètres au-dessus du lac pour être de nouveau au calme pour notre dernier pique-nique.  Après manger, nous montons en crapahutant dans de gros blocs jusqu’au lac de la Perséverance, encore couvert de glace et de neige. Un bouquetin a la gentillesse de venir poser pour les appareils photo sur la crête juste devant nous.  Puis c’est la dernière descente du circuit, jusqu’à la Flégère où nous terminons notre tour par une descente en téléphérique jusqu’à Chamonix.

 

Conclusion 

J’hésitais à faire ce circuit très parcouru, surtout en pleine saison, craignant un peu me trouver sur une autoroute à randonneurs surpeuplée. Mais en réalité, il n’y a pas eu autant de monde que ça et c’est un tour absolument magnifique, avec des paysages différents chaque jour. Organisation et encadrement parfaits de la part de la compagnie des guides de Chamonix.


Tourengänger: stephen

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