Jomolhari & Yaksa Trek


Publiziert von gurgeh , 26. Januar 2011 um 23:31.

Region: Welt » Bhutan » Western Bhutan
Tour Datum:19 Oktober 2010
Wandern Schwierigkeit: T4 - Alpinwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: BHT 
Zeitbedarf: 6 Tage
Aufstieg: 3500 m
Abstieg: 3500 m
Strecke:Drukgyel Dzong - Gunitsawa - Sharna Zampa - Thangthankha - Jangothang - Bhonte La - Chora - Thombu Shong - Gunitsawa - Drukgyel Dzong

Pour des raisons de timing du séjour, nous suivons le fameux trek du Jomolhari sur la première partie du parcours, puis nous enchainons sur une version plus rapide du Yaksa trek.

Les données de distance et de durée sont issues du Lonely Planet, car il est très difficile de se faire une opinion en ne se référant qu'aux avis des locaux...

PREMIER JOUR
↑360m - ↓80m - 5h

Départ du Drukgyel Dzong (2580m), un temple détruit par le feu au XXe siècle. C'est aussi le départ et l'arrivée d'autres groupes de trek et cela donne une certaine animation au bord de la route.

Cette première journée est assez calme même si la boue rend la progression difficile. A mi-journée, nous quittons le dernier chemin carrossable par un pont suspendu. A partir de là, aucun véhicule ne peut aller plus loin.

Un peu plus tard nous passons le poste militaire de Gunitsawa (2810m) et un contrôle est effectué : seuls les groupes autorisés, avec un itinéraire donné par le tour opérateur, peuvent continuer. Ce poste est en effet le dernier avant le Tibet et la Chine voisine, bien qu'il faille quand même 2 jours pour l'atteindre.

Nous atteignons juste après le premier camp à Sharma Zampa (2870m) avec 4 autres groupes - avec tous les chevaux, il faudra se trouver une place tranquille, ce qui n'est pas si simple.

DEUXIEME JOUR
↑770m - ↓10m - 7h

Nous nous réveillons avec quelques rayons de soleil qui percent entre les sommets qui bordent la vallée de la Paro Chhu. Nous aurions dû en profiter plus car nous ne les reverrons que 3 jours plus tard...

Même si le dénivellé n'apparaît pas important, la journée est cependant sans doute la plus fatigante du trek : d'abord parce que les conditions météo sont détestables (pluie, boue, jungle) mais aussi et surtout parce que nous longeons la rivière en effectuant de courtes montées raides suivies de descentes tout aussi abruptes. Il faut donc compter sans doute le double en dénivellé...

C'est donc avec soulagement que nous atteignons le campement de Thangthangka (3610m). Le froid et l'humidité continuent de nous accompagner la nuit et il est dur de reprendre des forces avec un sommeil très perturbé.

TROISIEME JOUR
↑480m - ↓0m - 6h

Nous continuons à longer la rivière mais peu à peu le paysage s'ouvre et la monotonie des deux premiers jours est oubliée. Comme nous approchons des 4000m, nous croisons les premiers villages de bergers de yaks - et les animaux eux-mêmes.

La météo est toujours exécrable et c'est assez frustant de se savoir entouré de montagnes à plus de 6000m sans en apercevoir les sommets. Mais juste avant d'arriver au camp, une ouverture dans le ciel de quelques instants nous permet d'apercevoir le sommet enneigé du Jomolhari (7314m), plus haute montagne du Bhoutan depuis que les chinois se sont appropriés le Gangkhar Puensum (7570m). Notre guide fera une prière devant la montagne, très vénérée dans ce pays.

Le camp de base de Jangothang (4080m) est un point d'une importance stratégique (les ruines d'un château l'attestent d'ailleurs) et c'est aussi là que les différentes variantes des treks se partagent. Il y a une demi-douzaine de groupes sur le campement, mais nous serons les seuls à continuer le lendemain par le Yaksa trek.

QUATRIEME JOUR
↑810m - ↓1090m - 7h

Réveil dans la brume et premiers pas le long de Paro Chhu. Nous suivons la rivière pendant une demi-heure, presque jusqu'aux éboulis du glacier indiquant enfin sa source, mais notre guide s'aperçoit que ce chemin n'est pas le meilleur et nous revenons en arrière... Le chemin monte alors en zig-zag pour déboucher sur deux petits lacs de montagne. Nous apercevons des troupeaux de blue sheeps au loin (sorte de chamois).

Le passage le plus difficile du trek commence alors avec l'ascension vers le col Bonte La (4890m), point culminant mais surtout couvert par les neiges sur les derniers 300m. Heureusement que les chevaux de notre groupe sont passés juste avant nous pour marquer le chemin, la visibilité étant très réduite et nous ne sommes pas équipés pour marcher longtemps dans 20cm de neige fraiche.

Sans panorama à apprécier et avec un vent glacé, nous ne nous attardons pas au col et entamons les 1000m de descente avec un rythme très rapide. Sans doute un peu trop car nous n'avons plus de jambes en arrivant au fond de la vallée de Yaksa et il nous faudra beaucoup de volonté pour rallier le camp à Chora (3800m) après cette dure journée.

CINQUIEME JOUR
↑920m - ↓2000m - 8h

Les tentes ont gelés pendant la nuit mais au moins le ciel est-il enfin redevenu bleu et la journée promet d'être belle. Une longue marche nous attend puisque nous faisons en une étape ce qui nécessite en général 2 jours.

Nous atteignons le premier col de Takhung La (4520m) avant les chevaux (une première!) et nous en profitons pour admirer une vue magnifique, enfin dégagée, des chaînes du Bhoutan occidental. Pause pique-nique à Thombu Shong (4180m) puis passage du dernier col du trek, le Thombu La (4380m).

Une longue descente vers le camp militaire de Gunitsawa (2810m) s'annonce. Nous établissons le camp juste après le le contrôle. Les garçons restent autour du feu pour chanter et dormir là, les filles choisissant de passer (enfin) une bonne nuit au chaud, près du poële des cuisines de l'épicerie du coin, sur l'invitation de la commerçante :)

SIXIEME JOUR
↑80m - ↓360m - 3h

Le dernier jour nous voit reprendre le chemin pris à l'aller et nous rejoignons en 3 petites heures notre point de départ, le Drukgyel Dzong (2580m), non sans avoir profité pour s'exercer à la version locale du jeu des fléchettes, qui se joue sur une cible située à une vingtaine de mètres !


En conclusion, c'est un trek qui ne présente pas de difficultés majeures, dont l'acclimation à l'altitude se fait doucement et qui offre des paysages magnifiques. Evidemment, si on l'effectue dans des conditions climatiques difficiles comme nous (froid et humidité), ça se complique beaucoup et on en retire un peu moins de plaisir.

Une remarque quand même : la propreté des camps et des chemins est assez douteuse (beaucoup d'emballages), mais c'est le fait des locaux et de cette société de consommation que le Bhoutan commence à découvrir. Espérons que le tourisme qui s'y développe prendra tout de suite la voie écologique.

Tourengänger: gurgeh


Galerie


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