Col des Martinets, Col des Perris Blancs


Publiziert von Philippe Noth Pro , 22. April 2011 um 00:50.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Unterwallis
Tour Datum:19 Juli 2010
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VD 
Zeitbedarf: 7:30
Aufstieg: 1468 m
Abstieg: 1468 m
Strecke:CIRCUIT: Pont-de-Nant - Col des Martinets - Col des Perris Blancs - Pont de Nant

Grandiose itinéraire qui remonte tout le Vallon de Nant, réserve naturelle, pour venir tutoyer la Petite Dent de Morcles au Col des Martinets (2615m, 8579ft) et ouvrir de nouveaux horizons vers le sud et la Vallée du Rhône.

Mais rendons à César... plus exactement à Francis Weill la paternité de ce circuit, qu'il baptise Circuit des Perris Blancs dans son ouvrage Pour être franc, la description et le croquis qu'il en fait m'ont causé un peu d'appréhension. Cheminer sur des "vires croulantes", entre des "parois dolomitiques" ? Sans compter qu'à chaque fois que je roule sur l'autoroute à Bex, la vue des Dents de Morcles ne me donne pas forcément des idées de balades bucoliques. J'ai fini par me lancer et je ne l'ai pas regretté. L'itinéraire n'est pas dangereux, mais il est tout de même assez engagé physiquement: 7-8 heures et 1500m. Weill avance même une durée cumulée de 9h30.

Départ de Pont de Nant, où on trouve l'hôtel-restaurant et 2 parkings. On longe le jardin alpin Thomasia, direction Col des Martinets. On suit une route forestière en plus ou moins bon état: en ce mois de juillet, il restait de chaotiques éboulements à certains endroits, alors qu'à d'autres on pourrait rouler en voiture. On remonte le vallon de Nant en suivant le torrent tumultueux, entre forêt et clairières. Une dizaine de panneaux didactiques agrémentent le parcours: 'La famille Thomas', 'L'érosion', 'La formation des Alpes'... Comme la balade s'annonce déjà longue, je ne m'y attarde pas. En passant un portail, on pénètre dans la réserve naturelle de Nant.

On ignore la direction du panneau 'Cinglo' (45min). Ce même panneau donne les Perris Blancs à 2h50. 5 minutes plus tard on est à la ferme de Nant, 1500m (4921ft). Le décor est celui d'une plaine cernée de faces verticales de toutes parts, mais surtout à l'est et au sud, là où on va grimper. Bizarrement, le panneau ici donne les Perris Blancs à 3h de marche. Le Col de Martinets, quant à lui, est à 3h10. On traverse ce grand pâturage en direction du Torrent des Martinets. Son lit est assez large et le franchissement pas tout simple. Je n'ai pas vu de pont, bien que je pense qu'il y en ait un en temps normal. Au retour, en fin d'après-midi, le passage sera même franchement difficile, car les eaux auront encore grossi. De l'autre côté de la rivière, la pente s'accentue mais le chemin reste large et presque carrossable. Ceci jusqu'à la bifurcation du Col des Pauvres (1h30 de Pont de Nant). Nous devons partir sur le sentier à gauche, conformément aux inscriptions 'Martinets' et 'Perris Blanc' peintes sur un grand rocher. Cette fois-ci nous sommes sur un petit sentier de montagne, pas en très bon état. Quelques buissons, des pierres traîtresses, ... Ca monte raide car il faut remonter Les Ayers et franchir la barre rocheuse vers 2000m. Après 2h15, c'est chose faite. Notez la station météo perchée sur le rocher.

Encore quelques pas et on est au panneau des Martinets, 2087m (6847ft). C'est le début du haut vallon, appelé La Grande Vallée. Le sentier se scinde en deux, à droite pour les Perris Blancs et à gauche pour les Martinets. Restons à gauche, le sentier de droite nous ramènera ici au retour des Perris Blancs. Plus on s'élève dans le thalweg, plus l'herbe laisse place aux rochers, puis à des gros blocs multicolores: des violets, des rouges, des clairs. A droite, on voit la longue ligne de crête de la Pointe des Martinets et la face plissée de la Pointe des Perris Blancs. A gauche le glacier des Martinets, plutôt un champ de neige qui ne doit sa survie qu'à son blotissement à l'ombre de la Dent de Morcles. Et aussi la Dent Favre, la Pointe d'Aufalle, le Petit et le Grand Muveran... aucune n'a à rougir de la comparaison avec les Dolomites. Un ami géologue aurait été bienvenu pour expliquer les plis, les nappes, les plaques et les torsions si apparents ici. A défaut, on peut se rabattre sur des documents tels que celui-ci.

On continue à remonter la Grande Vallée. Apparemment le balisage nous fait aller plus à droite que ce qui est décrit dans le livre de Weill. Ici ce n'est plus que caillasse, et la pente nous met à la limite de l'adhérence. Je vois un chamois sur un névé proche, puis un lièvre surgit d'une anfractuosité sous un gros bloc. Si on stoppe un moment et on écoute, des petits éboulements se font entendre, trahissant probablement la présence de la faune, riche dans cette réserve.

Le Col des Martinets est atteint après 4h15 de marche et 15 minutes de pause, donc 4h30. Le regard plonge sur la vallée du Rhône ou porte vers les Dents du Midi ou le Mont-Blanc. Drôle de sensation que d'entendre les bruits de la civilisation, 2200m plus bas. Sur l'épaule herbeuse en contrebas, la Cabane de la Tourche est en rénovation. Un sentier vertigineux y descend, passant par les baraquements de Rionda. Le suivre des yeux me donne des frissons dans le dos, et pourtant il est souvent emprunté et donc probablement pas aussi terrible qu'il en a l'air. De toute façon on ne va pas descendre, mais poursuivre à droite le long des ces fameuses vires taillées par notre très chère armée (dans tous les sens du terme). Agréable surprise, le passage est large et facile. Heureusement car côté Rhône, c'est un mur à l'allure de façade de cathédrale. L'environnement fait tout de même un peu peur, on se croirait sur le chemin de ronde d'un gigantesque château. La comparaison n'est pas aussi fortuite qu'on pourrait le penser. Car des fortifications militaires désaffectées sont enfouies dans le rocher. Hallucinant! On peine à croire qu'il y avait des troupes, des mules, des canons ici!

En 20 minutes on a contourné la Pointe des Martinets (on peut aisément y monter). Un brusque virage à droite et on se retrouve à longer une fissure sur une des rares pentes douces de ce décor. Plus l'habitude, tout était vertical jusqu'ici! On poursuit jusqu'au Col des Perris Blancs. Un chemin descend vers La Tourche. Nous, nous remontons les 50m nous séparant du col (2544m, 8346ft), 5h30 depuis le départ.

Reste la redescente. Assez mauvaise, ou alors mon impression était faussée par la fatigue. Lors de la descente du col on repère un gros losange rouge sur les blocs, qui aide à retrouver la bifurcation de ce matin. Ensuite on dévale avec prudence les 450m des Ayers. Avec prudence car le chemin est traitre, je trouve (risque d'entorse). Quand on a rejoint la piste, c'est plus facile. Sauf cette foutue rivière qui n'a pas de pont. Les bâtons de randonnée ont été précieux pour la passer sans trop se mouiller les chaussettes. L'arrivée à Pont de Nant marque la fin de la balade. 

Pour plus de détails, voir la page d'origine sur www.noth.ch. Vous y trouverez aussi la traduction anglaise.
 

Tourengänger: Philippe Noth


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