Pizzo d'Andolla - Portjengrat: Le rêve en pierre...


Published by petitNic , 30 July 2010, 19h50.

Region: World » Switzerland » Valais » Mittelwallis
Date of the hike:20 July 2010
Mountaineering grading: AD+
Climbing grading: IV (UIAA Grading System)
Waypoints:
Geo-Tags: CH-VS   I 
Height gain: 800 m 2624 ft.
Access to start point:cff logo Saas Almagell

Après tant d'années sans documentation, le Piz d’Andolla au Valais a reçu ces premiers trois rapports sur HIKR dans le cours d'une semaine seulement. C’est un sommet qui l’aurait mérité bien plus tôt – surtout vu les 46 qui existent déjà sur son voisin (bien moins intéressant mais plus haut), le Weissmies. Ce rapport est la version française du même tour que celui-ci écrit par [u Alpin_Rise] – mais écrit par l’autre bout de la cordée.

Le Portjengrat est très facilement atteignable par la Almagellerhütte. Celle-ci était bien remplie par une grande variété de touristes anglophones (les locaux ont l’air de bosser pendant la semaine...) qui avaient presque tous pour but le Weissmies.

Nous étions bien contents de ne pas partir dans la même direction que la plupart des gens. Mais dès le début il faut suivre la pente en direction Sud-Sud-Est en gardant plus-ou-moins l’altitude. Le chemin est marqué en bleu-blanc et avec des traits jaunes, mais on ne peut de toute façon pas faire grand-chose de faux jusqu’à là. Le début de la crête est très facile à trouver. C’est ce [http://www.hikr.org/gallery/photo322776.html?post_id=25635#1 point] là. Une flèche jaune marque le début de la varappe. A cet endroit là nous avons rattrapé une cordée de trois Gallois. Ceux-ci se sont tout de suite lancé à la grimpe lorsque nous sommes vite resté au col pour profiter du beau lever de soleil.

La première longueur nous avons pris le chemin un peu trop à droite – ce qui nous a fait franchir le passage par un degré plus élevé que prévu. Mais au moins on était échauffés dès là. La roche est très bonne tout le long et presque tous les passages sont faciles à assurer (surtout avec des sangles). De fréquents passages plus faciles et un long passage sur la neige nous permettait régulièrement de nous régaler de la belle vue : Une mer de nuages en Italie et les beaux sommets valaisans de l’autre côté, le Cervin qui guigne derrière le Alphubel... enfin, superbe, quoi !

Il faut parfois bien regarder le rocher pour voir par ou passe le chemin. Mais on ne peut rien faire de complètement faux à la montée. Il y a plusieurs variantes et si on se trompe on peut toujours facilement revenir sur le bon chemin. Pour des nerveux comme moi ou pire, la voie peut être bien assurée. Pour des gens comme [u Alpin_Rise] on peut facilement grimper la plupart à la corde bien courte.

Les trois Gallois devant nous grimpaient rudement vite malgré d’être à trois. Nous les avons juste pas rencontré sur le sommet. Le temps nous permettait de faire une assez longue pause et profiter de l’altitude.

La descente commence par un petit rappel ou nous nous sommes amusés à faire un maximum de nœuds dans la corde. Vive la corde de 60mètres dans les rappels de 10 mètres... Et c’est là que l’on peut faire la seule grosse bêtise du tour : Après le rappel il faut se tenir à la DROITE (Est) de la crête et ne pas continuer la descente sur la gauche – même si quelqu’un y a laissé des clous. Ceci était écrit dans notre guide et ça a valu le coup de ne pas le tenter. Après avoir contourné un premier gendarme par la droite (est) on suit ses instinct en restant plus ou moins haut jusqu’à trouver la crête moins maquée près du point 3653.6.

Alpin_Rise n’étant pas encore rassasié, essayait de me convaincre de tenter à continuer la crête jusqu’au Portjenhorn. C’est vrai que le début parait tentant. Mais sans doute la crête entière est horriblement caillouteuse avec aucun rocher qui tient convenablement et plus on avance plus il y a des gendarmes et des falaises qui barrent le chemin. Ayant déjà fait mes aventures perdu dans des flancs de coteaux en caillasse superposée, je n’étais pas très chaud de la tentative. Tout de même je serais curieux de savoir quel est la vraie consistance du Portjenhorn. De loin ça a l’air d’un tas de caillasse désagréable. Bref. Finalement nous avons décidé de descendre et nous sommes arrivés autour de midi à la cabane.

Pour le tour entier nos crampons sont restés dans le sac. Le piolet était parfois pratique pour garder l’équilibre et lors des passages de glace pour freiner des éventuels glissages dans la glace. Nous avions le guide tout neuf fait par « Silbernagel ». Ce guide est vraiment très bien fait et le dessin suffit largement pour s’orienter très précisément sur la crête.

A la cabane nous avons d’abord savouré de pain, salami, chocolat et soleil avant de nous sentir juste trop tenté par les « Dri Hörlini » - un petit massif rocheux jusque devant la cabane. Quelques varappeurs s’y rodaient tout le long. Alors après la pause nous avons repris nos sacs et fait la traversée. C’était la meilleure roche que j’ais jamais grimpé de ma vie. Ca vaut vraiment le coup !

Après ce dessert de varappe nous avons pris le dessert culinaire : Du jus de pomme et une grosse bière. Comme pour la météo, un tour avec [u Alpin_Rise] augmente aussi nettement le bol avec les transports public : Sans savoir avant quand les bus partent, nous sommes arrivés à Saas Almagell cinq minutes avant son départ !

Le soir tout faisait mal mais on était très heureux de la journée !


Hike partners: Alpin_Rise, petitNic


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