Mont Rose


Publiziert von xavier67 , 7. Oktober 2010 um 00:09. Text und Fotos von den Tourengängern

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Oberwallis
Tour Datum:28 Juni 2010
Wandern Schwierigkeit: T5 - anspruchsvolles Alpinwandern
Hochtouren Schwierigkeit: ZS
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS   I 
Zeitbedarf: 6 Tage

2 ans après l'ascension du Dôme des Ecrins, notre 1er sommet de plus de 4000m, il nous fallait trouver un nouvel objectif qui soit à la fois plus physique  et technique tout en restant abordable et cela sur une période plus longue.
Notre choix s'est porté sur un séjour de 6 jours dans le massif du Mont Rose.
Ce séjour semblait prometteur : 7 sommets de plus de 4000m, altitude exclusivement au-dessus de 3400m et dernière nuit dans le refuge le plus haut d'Europe : le refuge Margarita à 4554m !!


Jour 1 : Le Départ.
Le rdv est fixé à 14h45 à la gare de Zermatt. Après une rapide visite pour admirer les lieux les plus pittoresques de la ville (la très réputée vitrine du Mc Donald , les distributeurs de monnaie sonnante et trébuchante ...)   pour tromper l'attente , l'heure du rdv tant attendu arrive enfin.
Notre guide, Paul nous accueille ainsi que nos futur compagnons de cordées Cécile, Olivier et Philippe.Notre 2ème guide, Andréa, nous rejoindra demain  sur le chemin. Avec Stéphane et moi, nous serons donc au total 7 pour attaquer ce périple.
Rapide revue de matos, partage des victuailles (Qui veut le saucisson?) et nous voila parti en direction du téléphérique. Au moment d'embarquer, dernier regard en arrière en direction de la civilisation. Me vient alors à l'esprit une réplique du film Aliens (Culture quand tu nous tiens ... ;) ) "Ascenseur direction l'enfer, sans escale". Oui, désormais plus question de faire demi-tour , va falloir aller de l'avant.
Quelques minutes nous suffisent pour atteindre le pied des pistes de ski à 2900m. Nous prenons le temps de nous équiper, tout en essayant de faire abstraction de la balafre que représente les travaux d'aménagement en cours sur les remontées mécaniques ....
Les 400m nous séparant de notre 1er refuge sont dévorés au pas de charge. Pas de doute, nos compagnons ne sont pas la pour faire du tourisme ...

Jour 2 : 1er sommet
Après un réveil (ou une fin de somnolence pour moi ) à 6h et un copieux petit déjeuner, le départ est donné à 7h.
Point positif : il fait beau, une fois n'est pas coutume ... (oui l'habitude veut que mes sorties se déroulent en condition pénibles , voire franchement merdiques ... Remarque, je n'ai pas encore gouté aux joies des tornades et autres cyclones, mais je ne désespère pas, ca viendra !! ).En tout cas, ça tranche avec le temps nuageux et les orages de la veille .
En route pour le 1er objectif de la semaine : les sommets ouest  (4164m) et est (4159m) du Breithorn . La veille , Paul, notre guide nous a fait part du programme de la semaine : aux 7 sommets de base, peuvent se rajouter 6 autres sommets "optionnels" (dont fait partie le sommet est du Breithorn ) si nous le souhaitions..Il va sans dire que le mot "optionnel" a vite disparu des conversations ...
Les pistes de ski traversées et après avoir récupéré Andréa notre 2ème guide en route, le pied du sommet est atteint sans soucis. Cramponnage et encordage sont désormais obligatoires. Le groupe est divisé en 2 cordées : Steph et moi avec Andréa , les autres avec Paul. Nous laissons nos sacs et attaquons la dernière partie de l'ascension. Plus pentue et également plus physique, le sommet du Breithorn est finalement atteint relativement facilement.(en tout cas beaucoup plus facilement que le Dome des Ecrins ...)
Pas le temps de nous attarder, nous devons enchainer avec le sommet Est en passant par une fine arête. La vue de la pente de chaque coté est impressionnante, la concentration est de rigueur !!
Le 2ème sommet est baclé dans la foulée. Petites photos souvenirs et nous redescendons aux sacs pour pique-niquer. Ne reste plus que la longue descente d'environ 2h vers le refuge  des guides d'Ayas normalement sans difficultée. Enfin, c'était sans compter la chaleur accablante qu'il a fallu subir ainsi que le manque d'eau. Nous passons au pied de Pollux et Castor , nos 2 objectifs du lendemain. Pas de chance,  l'orage commence  à gronder et devons presser le pas.L'arrivée au refuge se fait dans les nuages sous la pluie après une dernière descente à la limite de la course ...


Jour 3 : Les Jumeaux

7h, tout le monde est prêt pour attaquer l'ascension de notre 1er sommet de la journée : le Pollux . Comme la veille , les nuages ont laissé la place à un ciel totalement bleu, c'est la magie de la montagne.
La nuit n'a pas été des plus réparatrice et le début de l'ascension se fait en "mode automatique" , jambes lourdes et petits yeux dignes des lendemains de fête un peu trop arrosées ...
Toutefois, sur le papier, cette journée est la plus courte de la semaine, ce qui tend à me rassurer.
Le pied du Pollux est atteint assez rapidement et contrairement à son sommet jumeau le Castor, il parait bien moins imposant. J'ai du mal à comprendre l'excitation des autres membres du groupe pour cette ascension "optionnelle"
Petite pause .pour reprendre quelques forces , nous abandonnons nos sacs et attaquons la montée finale.
Je suis notre guide Andréa de près ainsi que ces conseils ...  Je comprends alors bien tardivement ce qui fait tout le "charme" de ce sommet ...
Crampons aux pieds, nous alternons parties rocheuses physiques et parties rocheuses franchement techniques avec des passages d'escalade sur cordes fixes. Complètement à la ramasse techniquement, j'essaie de compenser physiquement en tirant plus fort sur les bras. Pour une initiation à l'escalade, rien de tel que d'avoir une 100aine de mètres de vide sous ses pieds pour être motivé et concentré !!! En tout cas, sauf à vouloir vérifier la théorie de Newton, la glissade n'est pas permise ...
Les rochers passés, une dernière arête enneigée bien plus classique nous sépare encore du sommet , arête que nous franchissons sans difficultée. De là, nous pouvons voir les cordées qui en terminent avec le Castor qui nous fait face. Dans 1h, ca sera notre tour.
La vue panoramique est dégagée et impressionnante. Le Pollux est vaincu (4092m) !!

Pas le moment de se refroidir, nous redescendons rapidement, passons devant la Madone , ( faisons une petite prière ..) avant de réattaquer la partie rocheuse.C'est l'embouteillage. Nous court-circuitons la fin des rochers pour prendre la face enneigée,  moins fréquentée mais plus pentue.
Le retour aux sacs est plus rapide, mais le moral n'est pas au beau fixe J'ai laissé beaucoup de force en chemin et la blessure a été évitée de justesse dans la descente (j'ai pu tester la flexibilité de mes chevilles ...)

C'est la tête baissée, le souffle court et en mode quasi-automatique que j'attaque ce brave Castor.
Cette ascension est à l'opposée de celle du Pollux. Point de rochers et de techniques. Ici, rien que de la bonne montée bien physique dans la neige, au mollet et à la cuisse !!!
Finalement, en gérant correctement l'effort et en aménageant quelques pauses pour reprendre notre souffle, nous rejoignons avec le sourire nos compagnons de la 2ème cordée déjà en train de pique-niquer au sommet. Nous avons eu la peau du Castor (4228m) !!!.

Après avoir terminé d'engloutir quelques saucissons et plaques de chocolat (oui l'alpiniste ne connait pas les régimes !!! :p ) , assis face au Lyskamm, les jambes à moitié dans le vide, nous nous dirigeons vers le refuge Quintino-Sella (3585 m) en empruntant une superbe arête. La sensation de vide est intense, la vue est incroyable. Que du bonheur !!
Le refuge est rapidement atteint. Trop rapidement  ... Sans même nous en rendre compte, dans la lignée de l'arête, nous avons effacé notre 3ème sommet de la journée, le Felikhorn (4087m).
La journée se terminera autours d'un plat de pâtes , (comme tous les jours ) , mais avec la sensation d'avoir vécu une journée inoubliable, la plus difficile aussi bien  physiquement que mentalement mais également la plus intense en émotions !!


Jour 4 : Les doigts dans le Nez
Toujours pas trouvé le sommeil depuis le départ de Zermatt mais la récupération a été bonne.
Le départ est donné à 7h , comme d'habitude.
Nos compagnons de la 2ème cordée sont déjà parti à fond les manettes, peut être l'appel de la belote qui se fait sentir.
Aujourd'hui la distance à parcourir est bien plus importante que la veille mais en grande partie sur du terrain peu pentu.
Après 2 bonnes heures de marche nous arrivons enfin au pied de la 1ère difficultée de la journée : le Nez du Lyskamm. Nous y rejoignons enfin nos compagnons en train de manger et de se préparer à l'ascension. De là, la pente semble impressionnante , impression renforcée en voyant une cordée en plein effort, pratiquement à l'arrêt à mi-parcourt. Bizarrement, il me semble que cette cordée était déjà là 1/4 d'heure plus tot ...
A force, j'ai bien cru qu'ils allaient sortir le barbecue et prendre racine là-haut.
Finalement après encore un bon 1/4 d'heure d'effort, ils finissent par repartir.
Nos compagnons , toujours aussi pressés, sont déjà partis à l'assaut des contreforts de la montagne, piolets entre les dents, crampons aiguisés soulevant un nuage de neige et de glace dans leur sillage. A cette allure, la cordée qui se traine là haut, langues pendantes ne les entendra que passer ...
A notre tour maintenant. Le début est physique mais rien d'exceptionnel : Les traces sont bien formées et nous avons l'impression de monter un escalier. A mi chemin, les choses se corsent .La neige fait place à une superbe plaque de glace pratiquement lisse. Adieu belles marches d'escalier du début d"ascension. Maintenant, un bon cramponnage et un planté de piolet rigoureux sont nécessaire pour progresser. La pente est vraiment impressionnante (>45°) et un raté de l'un d'entre nous, nous enverrai tous les 3 faire une petite glissade dans les rochers plus bas ...
Pas de temps de se poser des questions, concentrés et allongés dans la pente nous avançons prudemment mais surement.Je comprends mieux maintenant le surplace de la cordée tout à l'heure....
La plaque est finalement franchie et nous atteignons une partie plus plate avant d'attaquer la dernière partie de l'ascension. Là, étrangement nous rejoignons notre 2ème cordée. Notre progression bien que correcte, n'a pas été assez rapide pour rattrapper si rapidement notre retard . En fait, nos compagnons dans leur empressement sont tombés dans une crevasse totalement invisible. Comme quoi, avoir une cordée lièvre, ca a du bon !!! :p
Nous décidons de contourner le pb et de terminer l'ascension par une partie rocheuse plus sure pour finalement atteindre le sommet du nez du Lyskamm (4272m) peu de temps après.
Traditionnelle photo souvenir pour la postérité. Nous apercevons les sommets que nous aurons à gravir et au loin le refuge Margarita qui nous accueillera demain soir.
La descente est rapide et sportive , le plus dur étant d'éviter les chutes dans cette neige qui commence à fondre. En bas, petite pause pour reprendre des forces et notre souffle. D'un commun accord avec les membres de l'autre cordée, nous faisons l'impasse sur l'ascension de la pyramide Vincent aujourd'hui et la reportons au lendemain, pour nous diriger directement vers le refuge Citta di Mantova (3498 m).
Accord finalement bien virtuel ,qui n'aura tenu que les quelques minutes nous séparant des premières pentes de la descente, nos dissidents de la 2ème cordée ayant changé d'avis en court de route. Pas grave,  nous ferons un sommet de plus demain !!!
La chaleur est impressionnante pour cette altitude et devient même gênante. La neige se transforme en soupe et la descente attaquée au pas de course se rapproche plus du surf avec successions de glissades plus ou moins contrôlées que de la randonnée glacière. L'arrivée est un soulagement, la descente ayant été plus difficile physiquement que la montée du nez du Lyskamm qui comparativement s'est effectuée ,  les doigts dans le nez ....


Jour 5 : Course Poursuite
C'est désormais une tradition, le départ est donné à 7h
Soleil et ciel bleu sont de la partie, la journée s'annonce très belle. Ca tombe bien, nous devons attaquer la plus grosse journée du séjour : plus de 1500m de dénivellé positif et les 7 derniers sommets à gravir .
Pour ne pas changer non plus, notre 2ème cordée part devant sans nous attendre, pied au plancher. Décidément, la patience n'est pas leur fort ... Un petit détail nous vient alors à l'esprit : nous n'avons ni pain, ni saucisson ... Si nous voulons manger , nous allons devoir cette fois combler notre retard tout en sachant que nous aurons un sommet de plus à gravir.Pas de temps à perdre, la course poursuite au saucisson est ouverte. 1ère étape : direction Pyramide Vincent.

Est-ce la peur d'être en manque de saucisson, la fraicheur physique de début de journée ou bien l'effet de l'acclimatation qui se font sentir (ou les 3 à la fois ...),
mais les 800m nous séparant du 1er sommet de la journée sont effacés tranquillement , à bonne allure mais sans forcer.
Nous rattrapons des cordées en pleine souffrance, me rappelant mon état 2 jours en arrière ...

Là-haut, c'est l'affluence des grands jours, presque digne d'une sortie de métro parisien à l'heure de pointe.
Difficile à croire que nous sommes à près de 4200m  
Nous prenons un instant pour profiter de la vue et apercevons nos collègues au sommet de notre prochaine étape : Balmenhorn (4167 m)

Dès lors, nous enchainons les sommets tels des perles sur un collier.
Le Balmenhorn et sa dernière partie en via ferrata est atteint à peine 10min après le début de la descente de la pyramide Vincent.
Petite collation au pied du Christ et nous reprenons la route pour attaquer le Corno Nero (4321 m)
Petit sommet très rapidement atteint mais avec une dernière partie fortement pentue (lui donnant un petit air de montée au Nez du Lyskamm) se terminant par une partie rocheuse étroite.
Encore anesthésié par l'effort produit, je suis Andréa jusqu'à la Madone indiquant notre but.C'est à ce moment, dans un éclair de lucidité, que je m'aperçois ou sont posés mes pieds : en équilibre sur un rocher d'une 40aine de cm de large....
A ma gauche, une petite 100aine de mètre de vide,  menant à nos traces et nos sacs, quittés quelques instants plus tôt.
A ma droite, un apic ou devrais-je dire un gouffre ... Mon cerveau est incapable de déterminer à quelle distance se trouve le fond  : 500m? , 1000m ? 2000m?

Impossible de le savoir , mais cet endroit ferait tres certainement le bonheur de tout basejumper qui se respecte.
A postériori, les cartes indiquent une paroie verticale d'environ 700m ... gloups

Je ne me fais pas prier pour redescendre , rependre mon sac et me diriger vers les pentes de la 4 ème difficultée : le Ludwigshöhe (4341 m)
Celui-ci, peu technique et assez peu intéressant est atteint sans forcer. De là, je me rends mieux compte ou j'ai posé mes pieds tout à l'heure ... brrr ...
A l'opposé, notre saucisson, pris en otage, attaque sa dernière ascension avant que les bourreaux ne fassent leur office.

Pas question de se faire distancer, nous lui emboitons le pas .
La faim et la fatigue commencent à se faire sentir . Tout comme la chaleur d'ailleurs.
Le début d'ascension est physique et pentue. Nos collègues ont atteint l'arête sommitale et en termine avec l'ascension.
Nous atteignons enfin à notre tour cette arête. Encore un moment mémorable de ce séjour. La vue est magnifique.
Bien que longue cette dernière partie d'ascension nous donne l'impression de marcher sur les nuages.  
LeParrotspitze (4432 m)  est vaincu !!
Nous continuons sur notre lancée et faisons enfin la jonction avec la 2ème cordée en plein pique nique.
l'arête a fait place subitement à une large plateforme neigeuse suspendue dans les nuages,abritée par un énorme rocher sortit de nul part .
A croire que l'endroit a été spécialement aménagé pour pique niquer.
En fait, il ne manquerait qu'un barbecue.
C'est le moment de reprendre des forces et de faire honneur aux derniers morceaux de notre regretté saucisson ...

Il ne reste plus qu'à gravir les 2 derniers sommets de notre séjour : le Zumsteinspitze (4563 m) et Signalkuppe (4554 m) .
Nous redescendons pour mieux monter.
Au loin, notre 2ème cordée,partie une nouvelle fois sans nous attendre, semble caler dans la montée du Zumsteinspitze.
Sans vent, la chaleur est devenue etouffante, très étonnant au dessus de 4000m ...

Sur notre droite, nous apercevons notre destination finale : la cabane Margarita.
Nous abandonnons une dernière fois nos sacs pour l'avant dernière ascension.
Après quelques contorsions sur l'arête pour laisser redescendre la 2ème cordée, nous arrivons au point culminant de notre semaine : le Zumsteinspitze (4563 m)
Là, nous faisons face à la Pointe Duffour, 2ème sommet alpin, 70m au dessus de nous.
Une avalanche se déclenche juste sous nos yeux. Finalement, faire l'impasse sur ce sommet technique (non prévu au programme) n'est peut être pas un mal ...
Nous repartons  motivés, la 2ème cordée en point de mire. Nous sautons sur les sacs, rattrapons nos compagnons et terminons en courant cette 7ème et dernière ascension par une arrivée groupée au pied de la cabane Marguerita.

Pour la 1ere fois de la semaine, j'ai pleinement profité de cette très belle journée.
Pas de blessure, pas de fatigue excessive, le moral est au beau fixe. Limite, je redemanderai quelques ascensions supplémentaires!!!
Mais ne nous emballons pas, sait-on jamais ...


Jour 6 : La descente

5h, enfin!! l'heure de se préparer.
Aujourd'hui le départ est avancé d'1h et ce n'est pas un mal. La nuit a été infernale. Après un bref assoupissement, je me réveille avec des nausées  et une migraine à faire se lever un mort  Le bruit et la lumière me sont insupportables.
Pas de doute, j'ai choppé un MAM ...
L'arrivée en fanfare au refuge la veille est déjà loin ...
J'essaie de prendre un petit déjeuner malgré les nausées en évitant tout aliment solide.
Je saute sur toutes les boissons disponibles (café, thé) encore dans mes moyens. (Oui, le prix du litre d'eau en bouteille bat ici des records )
Le départ est donné à 6h. C'est le levé du soleil. Les 1er rayons qui irradient apportent une légère couleur rosée sur la neige des sommets aux alentours. Le nom du massif trouve maintenant tout son sens.
Nous quittons ce refuge et son ambiance si particulière (cette sensation d'isolation totale, renforcée par l'absence d'autres cordées ce soir là, pas d'eau courante disponible même pour les toilettes.Respect à ceux qui ont construit ce batiment accroché à la montagne, les chambres donnant sur le précipice)
et attaquons la partie la moins intéressante du séjour : la descente...
Longue et souvent pénible (notamment pour mes pieds et mon genou cagneux ), cette descente nous a permis de traverser des champs de crevasses, de découvrir les joies du funambulisme sur des ponts de neige à la limite de la rupture, de croiser des suicidaires sans corde sourire aux lèvres , de franchir des pierriers et finalement un glacier.
Arrivée à altitude de touristes, la difficultée technique fait place à la difficultée de dépasser les chicanes humaines que sont les randonneurs du dimanche ...
Les 2000m de dénivelé négatif sont effacés à tout allure.
La migraine est passée.
Après une pause déjeuner pour reprendre des forces, le séjour se termine sur une dernière petite montée express vers le quai de la gare du train à crémaillère du Gornergrat qui nous ramènera à Zermatt.
Il est midi !
La boucle est bouclée.

C'est la fin d'une très belle semaine, intense physiquement et riche en émotions.

Merci à nos compagnons de la fameuse 2ème cordée  (que nous n'aurons finalement vu que de dos ;-) ) pour leur motivation et à nos 2 guides Andréa et plus particulièrement à Paul pour nous avoir motivé dans les  moment délicats et fait partager sa passion de l'alpinisme.


Tourengänger: dressler, xavier67


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