Tours des Ruans 2ème jour De Grenairon à Susanfe


Publiziert von drixdrey , 21. Juni 2010 um 23:03.

Region: Welt » Schweiz » Wallis » Unterwallis
Tour Datum:11 August 2009
Wandern Schwierigkeit: T3+ - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-VS   F 
Zeitbedarf: 10:00
Strecke:Refuge de Grenairon - Sixt Fer à Cheval - Chalet du Boret - La Vogealle - Col des Ottans - Cabane Susanfe

Après une bonne nuit réparatrice et calme, nous nous sommes levés avec un beau ciel bleu et sans nuage. Devant la cabane, nous avions le choix soit de suivre un sentier à flanc de coteaux, "partie la plus monotone du tour" d'après les topos, pendant 3 heures et demie ou de descendre directement à Sixt-Fer-à-Cheval par une route carrossable, durant 2 heures. La route était longue et raide. Elle descendait dans une grande forêt en serpentant en une multitude de virages mais elle nous a permis de descendre très vite et rejoindre le village avant l'ouverture des magasins. 1200 mètres de dénivelé en une heure dix. Après avoir trouvé notre bonheur dans une petite épicerie et bu un bon café, nous avions à nouveau le choix entre suivre une route en goudron pendant trois quarts d'heure ou d'essayer de "faire du Stop". Après cinq minutes, un jeune homme s'est arrêté et nous a conduit jusquau Cirque du Fer à Cheval. A 8 heures et demie du matin, nous avions déjà gagné 2 heures sur notre programme. Au début, nous avons du suivre une route en tout-venant parcourue de cavaliers, joggers, randonneurs et familles puis à nouveau, nous avons eu le choix entre deux itinéraires. Un sentier indiqué pour randonneurs expérimentés, menant en 3 heures aux chalets du Boret et l'autre plus facile mais plus long d'une demie -heure. Nous nous décidons pour le chemin le plus difficile. Étonnement, des personnes qui nous avaient dépassé sur la route, revenaient en arrière pour prendre la deuxième variante. Après avoir traversé une rivière, nous sommes arrivés au pied d'une dalle délitée, détrempée et haute d'une soixantaine de mètre et vue d'en bas elle semblait infranchissable mais une fois sur place, il y avait des chaînes et il suffisait de faire attention où l'on mettait ses pieds et ça passait facile. Malgré tout, comme il avait plu toute la nuit, les parties gazonneuses s'enchaînant avec les parties rocheuses, les choses devinrent beaucoup moins faciles à mesure que l'on montait. Le sentier s'est révélé étroit, glissant, vertigineux et très raide. Après avoir passé les passages exposés, le sentier montait toujours aussi raide, en passant dans une forêt très dense de feuillus. Avec le soleil qui tapait et une humidité à 95 %, on se serait cru dans une jungle. C'est en nage que nous sommes arrivés aux chalets du Boret. C'est trois chalets situés dans une énorme cuvette, qui au milieu de ces pentes vertigineuses, peut se représenter par une assiette posée à plat, enfoncée dans la montagne. Il y avait une petite buvette et nous en avons profité pour bien se réhydrater. Le jour savançant, il était temps de continuer. Le chemin grimpait sec dans des pâturages remplis de fleur de toutes les couleurs, laissant place à des pierriers et des gros blocs puis nous sommes à nouveau parvenus à une de ces terrasses au milieu des montagnes. Le chalet de la Vogealle est ouvert pour les randonneurs et les alpinistes. Les personnes qui font le tour des Ruan sarrêtent là lors de la deuxième étape.

Nous avions déjà six heures de marche dans les jambes et il nous restait au moins quatre heures pour atteindre la cabane Susanfe mais après une bonne pause, nous avons décidé de continuer. Nous sommes d'abord monté en direction du lac de la Vogealle. J'ai oublié de dire que jusqu'a ce lac, nous avons croisé des dizaines de personnes et que pendant les 4 heures suivantes, nous n'en croiserons que six. Juste avant cette "gouille" nous avons bifurqué à droite dans des gazons très raides puis en suivant une moraine pour atteindre la Tête à Pérua. Le temps qui avait été magnifique jusqu'à présent, commence à se boucher et le brouillard donne soudain une impression toute différente de la région. Dans ces désert de cailloux, avec un brouillard à 20m, ambiance lunaire assurée. Nous sommes longtemps montés dans un vallon pour arriver au col de Saugerou. Optimiste, on pensait qu'on était arrivé car il n'y a que 60 mètres de dénivelé entre les deux cols. En fait, on suit une arête assez large mais qui grimpe sur une bosse puis on redescends de la même hauteur de l'autre coté et ainsi de suite en prenant un peu d'altitude. Il nous a bien fallu trois quarts d'heures pour arriver au col des Ottans. Balayé par les vents et le brouillard, le col se présentait sous ses plus mauvais jours. Après une courte pause près du cairn signalant le col et la frontière France Suisse, nous avons attaqué la descente d'abord par des roches délitées et un sentier très scabreux, assuré tant bien que mal par des bouts de chaînes puis nous sommes arrivés au réputé "Passage des Ottans". Une cheminée verticale de huitante mètres avec une main-courante, des échelles et des marches métalliques. Arrivés au fond du vallon de Susanfe, nous sommes remontés l'autre versant et après 10 heures de marche, nous sommes arrivés à la cabane Susanfe. Accueil sympa mais petite ration malgré cela la meilleure place du dortoir.


Tourengänger: drixdrey


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