D'Iffigenalp à Lauenen


Publiziert von stephen Pro , 10. Oktober 2005 um 15:49.

Region: Welt » Schweiz » Bern » Simmental
Tour Datum: 9 Oktober 2005
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-BE 
Zeitbedarf: 6:00
Aufstieg: 800 m
Abstieg: 1100 m
Strecke:Iffigenalp - Iffigsee - Stigelschafberg - Tungelpass - Chuetungel - Lauenensee - Lauenen
Zufahrt zum Ausgangspunkt:Train jusqu'à Lenk, puis bus jusqu'à Iffigenalp (en été seulement). Bus vers 9h 15 et 11h 15.
Zufahrt zum Ankunftspunkt:Car postal Lauenen-Gstaad, toutes les heures. Certaines courses sont prolongées jusqu'au Lauenensee, ce qui raccourcit l'itinéraire d'une heure.
Unterkunftmöglichkeiten:Les cabanes CAF Geltenhütte et Wildhornhütte sont assez proches de l'itinéraire. Hôtels à Lenk et Lauenen.
Kartennummer:1:25,000 feuille 1266 Lenk

Un beau dimanche d’octobre, occasion idéale pour ce qui sera peut-être la dernière balade alpine de l’année avant l’arrivée de l’automne.

Pour arriver à l’Iffigenalp depuis Neuchâtel, il faut se lever de bonne heure et prendre toute une série de trains et de bus. Le trajet se termine par une montée spectaculaire depuis Lenk sur une route minuscule, dans un vieux bus (ça ressemble à un car postal préhistorique) qui paraît deux fois plus large que la route !

Depuis le terminus du bus à l’Iffigenalp (1584 m), un large chemin caillouteux remonte en pente douce vers le sud-ouest. Je suis surpris de voir qu’il y a pas mal de neige fraîche accrochée aux parois du côté gauche de la vallée, où le soleil ne doit jamais pénétrer. Le chemin se trouve à l’ombre et il fait frais, mais bientôt, en haut de la première montée, je sors de l’ombre et la chaleur de cette fin de matinée se fait sentir. Sur les crêtes devant moi, au soleil, les arbres commencent à changer de couleur ; il n’y a pas encore d’orange, mais un joli mélange de tons verts et jaunes qui se prête bien à la photo.

Le sentier monte à côté d’une cascade, contourne une grange puis continue de monter le long d’une crête, avant de franchir un couloir étroit qui mène à l’Iffigsee (2083 m).

J’imagine qu’en été, les rives de ce petit lac doivent être surpeuplées, vu que le site est très beau et facile d’accès. Mais en ce dimanche de fin de saison, je suis quasiment seul ; il n’y a qu’un homme qui pèche à ligne à l’autre bout du lac et moi-même. Dans ces conditions, l’endroit est magique. Je m’installe sur un rocher au bord de l'eau pour pique-niquer au soleil. Sur la rive opposée, à l’ombre, c’est déjà l’hiver, la neige descend jusqu’au bord du lac. La couleur de cette eau est incroyable, un bleu-vert superbe. Le lac grouille de poissons ; des centaines de tout petits poissons et, en plus, un bon nombre d’une espèce plus grande (des truites ?) qui sautent à moitié hors de l’eau pour attrapper des insectes.

Après l’Iffigsee, le chemin devient plus raide. La remise en route après un pique-nique copieux et une petite sieste est laborieuse ; en plus, le sentier est érodé et rendu boueux et glissant par la fonte de la neige. Un couple venant en sens inverse m’avertit d’ailleurs que de l’autre côté de la prochaine crête, il y a beaucoup plus de neige et même du verglas. Je commence à regretter de ne pas avoir pris de bâtons…

J’atteins le point culminant de la randonnée, un col à 2381 m sans nom sur la carte, et commence la descente vers Lauenen. Au début, il n’y a aucun problème ; il y a effectivement plus de neige qu’avant, mais ça reste des plaques qu’il suffit de traverser ou de contourner. Mais ensuite, les choses se compliquent un peu. J’arrive à une bifurcation de chemins. A droite, le panneau indique les directions Tungelpass, Betelberg et Leiterli, ce qui ne m’intéresse pas. Tout droit, c’est marqué Lauenen, mais il y a également un grand "Vorsicht!" suivi d’une mise en garde comme quoi le chemin est réservé aux randonneurs avertis. Le guide Rother, dans lequel j’ai trouvé l’idée de cette randonnée, ne dit rien de très effrayant, donc je décide de continuer pour voir.

Je ne vais pas bien loin. Le sentier désescalade une barre rocheuse, très raide et assez étroit. Je franchis quelques plaques de neige puis, un peu plus loin, me trouve devant un névé très en pente qu’il faut traverser. La neige est à moitié gelée, à droite ça a l’air de descendre loin… comme je suis tout seul, je préfère ne pas prendre de risque et rebrousse chemin. Je remonte à la bifurcation et prends l’autre sentier, décidant de descendre jusqu’au Tungelpass puis de longer le fond de la vallée pour retrouver le chemin initial plus loin, après la barre rocheuse.

Le chemin du Tungelpass est plus facile et moins raide ; il y a eu beaucoup plus de passage et la trace est bien faite dans la neige. Il y a quand même un endroit délicat tout en bas, juste avant le col ; le chemin passe à l’ombre et là, c’est bien verglacé. En plus, inévitablement, c’est l’endroit qui déjà en conditions estivales serait le plus difficile. Heureusement il y a des câbles, je ne suis pas très à l’aise en raison de la glace, mais en fait ça passe sans problème.

Arrivé sain et sauf au Tungelpass (2085 m), je descends des pentes herbeuses jusqu’au fond d’une très jolie vallée, que je suis, hors sentier, vers l’ouest. Le fond de la vallée est assez marécageux, ce qui explique peut-être l’absence de chemin malgré la beauté du paysage (en fait il y a bel et bien un sentier, mais je ne l'ai pas vu ; il passe plus haut, sur le versant nord de la vallée). Je suis bien content d’avoir pris mes grosses chaussures de montagne imperméables plutôt qu’une paire plus légère ! Les couleurs du marécage avec ses petits étangs et cours d’eau sont très belles, renforcées par la lumière du soleil qui commence à baisser devant moi.

Au-dessus de l’alpage de Chuetungel je retrouve le chemin que je voulais prendre à l’origine ; ce sera pour une autre fois, un jour sans neige. Le sentier descend vers l’alpage, très vert avec, à gauche, le cirque rocheux impressionnant sous le Niesehorn, le Hahnenschritthorn et le Follhorn.

Le sentier qui descend en forêt de Chuetungel jusqu’au Lauenensee est très joli, surtout à cette période de l’année. Les couleurs sont magnifiques. Mais en fin de journée, avec la fatigue, cette descente est très dure ; le chemin est raide, rocheux, glissant et jonché de feuilles mortes qui empêchent de voir ou l’on met les pieds, un calvaire pour des chevilles fatiguées !

J’arrive sur les rives du Lauenensee un quart d’heure trop tard pour bénéficier pleinement des rayons du soleil couchant. Les arbres derrière le lac sont éclairés, mais l’eau commence à s’assombrir. Il y a en fait deux lacs, un grand et un petit, plus un autre, minuscule, un peu plus loin au milieu des arbres. J’ai loupé le dernier bus, donc je marche encore une heure jusqu’au centre de Lauenen, mais le chemin est sans grand intérêt, joli sans plus, et je conseillerais plutôt de rentrer en bus depuis le lac.

Une très belle balade donc, rendu un peu plus difficile par la neige inattendue mais qui, sinon, doit pouvoir se faire sans problème en cinq heures.

Tourengänger: stephen

Galerie


Slideshow In einem neuen Fenster öffnen · Im gleichen Fenster öffnen

T4
28 Jul 06
Tour du Wildhorn · stephen
T5 II
T4
31 Jul 15
Übers Niesehorn nach Lauenen · Rhabarber
T4
11 Jul 15
Niesehorn · Steinbock
T2
23 Aug 12
Lauenensee-Lenk · gumpibueb

Kommentar hinzufügen»