Du nord au sud : Première étape, de Porrentruy à St-Ursanne


Publiziert von stephen Pro , 6. April 2018 um 19:29.

Region: Welt » Schweiz » Jura
Tour Datum:31 März 2018
Wandern Schwierigkeit: T1 - Wandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: CH-JU 
Zeitbedarf: 5:00
Aufstieg: 505 m
Abstieg: 490 m
Strecke:Porrentruy - Les Chainions - Seleute - St. Ursanne
Zufahrt zum Ausgangspunkt:cff logo Porrentruy
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo St-Ursanne

English version here
 
Après avoir terminé la traversée est-ouest de la Suisse l'année dernière, il était inévitable que j'aurais tôt ou tard envie de m'attaquer à la traversée nord-sud, de Porrentruy près de la frontière française à Mendrisio, à un jet de pierre de l'Italie. L'itinéraire national No. 2, qui permet de joindre ces deux extrémités du pays, porte le nom pas très heureux de Trans Swiss Trail. Ce nom me déplaît pour deux raisons : premièrement, il semble signifier que les autres itinéraires nationaux ne sont pas "trans-Suisse", ce qui est faux. Et deuxièmement, il renforce l'erreur, malheureusement très répandue parmi les touristes anglophones, de penser que le pays s'appelle "Swiss". Espérons que l'itinéraire lui-même sera plus joli que son appellation !

L'hiver a été interminable. Pas spécialement froid, juste très gris et interminable. Je n'ai pas fait de randonnée depuis le jour de l'An et, vu les prévisions pour le week-end pascal, je serais probablement resté à la maison si j'avais été seul. Je suis sauvé par Isabelle, qui a sacrifié son long week-end pour m'accompagner dans la boue, la pluie et le froid pour les trois premières étapes. Samedi matin, c'est sous un ciel gris que nous prenons le train pour l'Ajoie, au nord-ouest de Delémont dans le canton du Jura. Il ne pleut pas à Porrentruy, mais il fait froid et nous sommes en tenue d'hiver complète avec sous-vêtements techniques, polaires diverses, vestes Gore-Tex et gants.

Après la photo obligatoire du panneau marquant le début de l'itinéraire national No. 2, nous remontons la jolie rue principale de la petite ville, où on termine les derniers préparatifs pour la foire qui y aura lieu l'après-midi. Il nous faut une demi-heure pour nous désengager complètement de la ville, marchant vers le sud dans un paysage où seule l'herbe est verte : la météo des dernières semaines a empêché tout passage précoce au mode de printemps chez les arbres. Devant nous, au-delà de champs entrecoupés de bosquets, de fermes et de hameaux, une crête boisée se dresse : c'est le point culminant de l'étape qui se rapproche déjà. Un peu de ciel bleu nous nargue vers le nord alors qu'au-dessus de nous, le ciel reste couvert et chargé de pluie qui n'attend que l'occasion de se déverser sur notre tête.

Il faut remonter de quelque 400 mètres pour atteindre la crête des Chainions. La pente n'est pas trop raide… heureusement, car je suis sérieusement à court de forme physique. Depuis les vacances de Noël, je n'ai rien fait de plus sportif que mon trajet quotidien de dix minutes à pied entre la maison et la gare. Quelque part du côté de la grosse ferme de Fréteux (650 m) nous loupons une bifurcation et, par conséquent, au lieu de monter au col de Montvoie, nous atteignons la crête environ 1500 mètres plus à l'est. Il se met à pleuvoir : nous sortons nos couvre-sacs, vestes et surpantalons imperméables, mais l'averse ne dure qu'une dizaine de minutes. Un banc sous un gros arbre nous permet de manger nos sandwiches au sec, mais au bout d'un quart d'heure de pause, le froid nous pousse déjà à repartir : il n'y aura pas de sieste aujourd'hui. 

Vingt minutes plus tard, nous arrivons en haut de la montée à la cabane des Chainions (884 m) : l'effort tout relatif de l'étape est derrière nous. Nous croisons deux marcheuses nordiques, les seules autres personnes que nous voyons de la journée. Nous suivons la large crête boisée vers l'est, avec la vallée encaissée du Doubs sur notre droite et le paysage plus doucement vallonné de l'Ajoie à gauche.

A hauteur de la ferme de la Vacherie Mouillard, l'itinéraire quitte la crête vers le sud, descendant par des pentes herbeuses assez raides et glissantes vers le hameau de Seleute, blotti au fond d'un creux vert au-dessus de la vallée du Doubs. C'est joli et très calme, l'air est parfumé par les odeurs d'engrais et de bois fraîchement coupé, nous nous disons qu'il y aurait pire comme endroit pour prendre notre retraite. Une nouvelle descente raide, cette fois-ci en forêt, nous amène à la ferme d'Oisonfontaine (550 m) où, subitement, le soleil apparaît de nulle part. Pendant les derniers mètres de descente qui nous séparent de St-Ursanne les nuages se déchirent miraculeusement et, lorsque nous atteignons le mur d'enceinte du bourg médiéval, il y a même un peu de chaleur dans l'air.

Le bourg de St-Ursanne est beau avec ses maisons anciennes et son vieux pont enjambant le Doubs. Avant d'aller trouver notre hôtel, nous passons un peu de temps à visiter le cloître de l'église, puis à analyser en détail les possibilités offertes par les nombreux restaurants du village. La truite est à l'honneur sur toutes les cartes et se décline sous de multiples formes : meunière, aux amandes, au bleu, en friture… Après une bière et une douche réparatrices, c'est le menu de l'hôtel du Bœuf qui remporte notre choix… mais bien entendu, ce n'est pas du bœuf que nous y mangeons, mais de la truite !

Etape suivante
 

Tourengänger: stephen


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