Höch Gumme et Brienzer Rothorn


Publiziert von stephen Pro , 24. Juli 2017 um 20:07.

Region: Welt » Schweiz » Obwalden
Tour Datum:16 Juli 2017
Wandern Schwierigkeit: T3 - anspruchsvolles Bergwandern
Wegpunkte:
Geo-Tags: Brienzergrat   CH-OW   CH-BE   CH-LU   Hagleren und Giswilerstöcke 
Zeitbedarf: 4:45
Aufstieg: 1020 m
Abstieg: 400 m
Strecke:Glaubenbielen – Höch Gumme – Arnihaggen – Brienzer Rothorn
Zufahrt zum Ausgangspunkt:cff logo Glaubenbielen, Passhöhe
Zufahrt zum Ankunftspunkt:cff logo Brienzer Rothorn

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Chaque été, j'ai un peu plus de mal à retrouver un niveau de forme physique qui me satisfait. L'âge n'aide pas, bien entendu ; mais en plus, je vais en montagne un peu moins souvent qu'auparavant et quasiment plus du tout en hiver. Je commence donc la saison estivale en partant de plus bas qu'il y a quelques années. A deux semaines seulement de mes vacances d'été – une randonnée de quinze jours dans le Val d'Aoste avec toute une série de grosses étapes – il faut absolument que je profite des deux week-ends qui restent pour m'entraîner un peu.
 
Je pars de chez moi un peu avant neuf heures, sous un ciel nuageux. Les conditions ne seront pas idéales pour la photo, mais ce n'est pas le but aujourd'hui : il s'agit surtout d'engranger quelques centaines de mètres de montée. Je prend le train jusqu'à Schüpfheim, puis un car postal bondé qui grimpe lentement par les multiples virages de la petite route qui mène au col de Glaubelbielen (1565 m). C'est un point de départ prisé pour les randonnées : des sentiers rayonnent en toutes directions depuis la parking du col. La plupart des gens qui descendent du bus avec moi partent vers le nord, vers Längis. C'est une randonnée que j'aimerais faire à l'automne, avant la pause hivernale de la ligne de bus. Aujourd'hui je vais mettre le cap au sud, vers la Höch Gumme ; après quoi je déciderai si je continue plutôt vers le Brienzer Rothorn ou plutôt vers le Brünigpass en passant par le Wilerhorn.
 
Je remonte un chemin d'alpage vers les quelques chalets de Jänzimatt, où il y a également une petite chapelle. Devant moi, sous un ciel nuageux, les sommets du Brienzergrat sont sombres et intimidants. Vers l'ouest, où le ciel est plus dégagé, le rocher gris scintillant de la Schrattenflue offre un contraste saisissant au-delà d'une longue vallée verte.
 
Au-dessus de Jänzimatt, la pente s'accentue et le chemin d'alpage fait place à un sentier plus étroit qui monte en grands lacets vers le petit col de Chringe (1913 m). Tout n'est pas beau et naturel ici : une ligne haute tension traverse la crête ici et le col lui-même a été squatté par trois pylônes laids. J'arrive au col à 11:30 et suis plutôt content de moi-même : 350 mètres en une heure, je ne battrai aucun record mais ce n'est pas non plus la catastrophe totale.  
 
Je fais une pause pour boire de l'eau, puis repars vers le sud, laissant les lignes électriques derrière moi. Le sentier traverse des pentes d'herbe parsemées de fleures alpines sous une barre rocheuse alors que vers le nord, un bout du lac des Quatre Cantons ainsi que le Pilatus apparaissent, quelque peu flous dans la brume grise. Je remonte vers la crête de Rückenegg, puis vers le Mändli (2055 m),  premier sommet du jour. Le sentier devient escarpé et étroit : je ne le sais pas encore, mais ce n'est qu'un avant-goût de ce qui va venir plus tard.
 
Il y a pas mal de monde sur le Mändli, dont le sommet est orné d'une solide croix en pierre. Il est midi, les gens mangent leur pique-nique, mais je veux continuer encore un peu avant de casser la croûte. Tout le chemin jusqu'à la Höch Gumme est visible depuis ici : une fine arête herbeuse mène vers une série de bosses intermédiaires, puis vers la longue arête sommitale. Dans la cuvette en contrebas des crêtes, le restaurant de Schönbüel ne fait rien pour améliorer le paysage.
 
Je suis quelque peu surpris par l'étroitesse de l'arête qui me conduit maintenant vers le sud-est : elle est facile mais relativement exposée par endroits, je ne m'y attendais pas. Des pentes d'herbe raides descendent des deux côtés, mieux vaut ne pas tomber…  reste calme Stephen, ne regarde pas en bas mais essaie quand même de regarder où tu mets les pieds… Un bref passage rocheux mène à un sommet sans nom sur la carte (2107 m), puis le terrain redevient plus facile. Dans la montée finale à la Höch Gumme, on peut encore voir des vestiges du domaine skiable désormais fermé : les pylônes des remontées mécaniques sont partis, mais il reste quelques socles en béton et, par endroits, des tas de tuyaux métalliques posés en plein travers du sentier. Il faudra encore quelques années avant que la nature reprenne pleinement ses droits ici.
 
J'arrive au sommet  de la Höch Gumme (2204 m) à 13 heures, juste bien pour déjeuner. Le sommet lui-même est un plateau herbeux sans grand caractère, mais la vue sur le lac de Brienz qui apparaît subitement est magnifique. Les eaux bleu turquoise du lac s'étendent vers l'ouest alors que plus loin, la ville d'Interlaken et un petit bout du Thunersee sont aussi visibles. Les plus hauts sommets de l'Oberland bernois se trouvent juste en face mais restent malheureusement invisibles : la météo s'est améliorée mais il reste beaucoup de nuages vers le sud et je ne peux qu'imaginer les cimes enneigées.
 
En contrebas du sommet, je trouve une butte herbeuse sympathique pour manger mes sandwiches face au lac, avant de poursuivre mon chemin vers l'ouest. Le sentier devient bientôt très étroit et exposé : il n'est pas sans rappeler le sentier du Haldigrat sur le Brisen mais, contrairement au Haldigrat, les passages les plus étroits sont ici sécurisés par une main courante. Le passage aérien ne dure pas longtemps, puis le sentier descend en lacets raides et serrés pour rejoindre "Höhenweg" qui relie Schönbüel au Brienzer Rothorn.
 
L'heure qui suit est superbe. Un très bon sentier parcourt le flanc sud escarpé de la montagne, au-dessus de pentes qui plongent vertigineusement vers le lac loin en dessous. Au début le vide se trouve à gauche, puis le sentier passe en versant nord et les pentes les plus raides se trouvent à droite. A la selle de Zwischenegg, histoire de pimenter un peu les choses, ça descend des deux côtés… mais le sentier est large, cela ne pose aucun problème. Une montée raide vient ensuite, le long de dalles inclinées qui semblent avoir été coulées sur place sous forme liquide. Cette montée courte mais soutenue m'amène sur la crête qui relie les deux sommets de l'Arnihaggen. Aucun des deux sommets ne se trouve directement sur le chemin, mais le sommet occidental (2207 m) ne se trouve qu'à quelques pas et offre une très belle vue sur le chemin déjà parcouru et celui à venir encore. Le sommet oriental (2216 m) se trouve un peu plus éloigné du sentier balisé.
 
Vient ensuite un nouveau passage exposé et sécurisé par un câble. A la droite du sentier, des pentes quasi verticales descendent vers l'Eisee, un petit lac bleu foncé qui occupe le fond d'une cuvette sous le Brienzer Rothorn. Le sentier descend en lacets, parfois dans des pentes herbeuses, parfois entre des barres rocheuses, jusqu'à l'Eiseesattel (2024 m), un large col où plusieurs chemins se rejoignent. A partir d'ici je me trouve en terrain connu : il y a quelques années au mois d'octobre, je suis monté au Rothorn depuis le Brünigpass, au-dessus d'une mer de nuages.
 
Il me reste encore presque 300 mètres à monter depuis l'Eiseesattel jusqu'au sommet du Brienzer Rothorn. A vrai dire, cette montée est une corvée : le sentier n'a rien de difficile et la pente est moins raide que ce qu'on pourrait penser en la voyant de loin. Mais ce sentier n'est pas très intéressant : une série de zigzags rocheux qui n'offre pas grand-chose sur le plan du paysage… en tout cas pas aujourd'hui, car les grands sommets sont toujours dans les nuages.
 
Quelques minutes avant 16 heures, j'arrive au sommet du Brienzer Rothorn (2348 m). Le panorama est magnifique : juste devant moi, l'arête effilée du Brienzergrat s'étend vers l'ouest au-dessus du lac. A mes pieds, les toits rouges des maisons de Brienz sont joliment encadrés par la crête déchiquetée du Dürrengrind. La prochaine benne pour Sörenberg part à 16 heures 30, ce qui me laisse juste le temps qu'il faut pour apprécier une bière face au panorama. Le petit train rouge vient d'embarquer un gros paquet de touristes et la terrasse de la buvette est déserte. Un petit vent frais souffle ici : à la station du téléphérique, je suis surprise de voir que le thermomètre n'indique que 9 petits degrés.
 
Je suis plutôt satisfait de ma journée : j'ai fait mes mille mètres et, même si je devrai encore améliorer ma forme avant le début des vacances, il reste encore un week-end…
 

Tourengänger: stephen


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